dimanche 6 mars 2022

Gouvernement DAMIBA 8 Mars 2021

La liste des membres du 1er gouvernement de DAMIBA  est tombée hier soir. 
Beaucoup de surprises avec  l'entrée  au gouvernement de personnalités de poids dans l'équipe.
Qui sont ces personnalités?  et que peut on attendre de substantiel avec leur arrivée?  
1ere personnalité Bassolma Bazié
Apparemment il est entré dans le gouvernement en son nom propre. Il n'est pas mandaté ni  par l'UAS, ni par la CGTB. 
A t il demandé l'avis de ses anciens camarades? Apparemment non aussi! 
Il n'est donc pas porteur des revendications des syndicats dans le houvernrment. Mais est il en mesure de surpasser ses anciennes positions et analyses en concédant à ses anciens contradicteurs devenus ses collègues des concessions? En d'autres termes sera t il un homme d'état et non un partisan?  S'il continue de défendre dans le gouvernement les mêmes visions et solutions qu'il avait en tant que syndicaliste que va t il passer? Le premier ministre et le président auront alors fort à faire en matière de d'arbitrage. Combien de temps ce jeu d'arbitrage va durer avant qu'on n'y mette fin.
Mais en regardant de l'autre côté du miroir, on peut voir un Basdolma arrivant totalement libre de ses positions et analyses et ne prenant aucune directive de son ancien milieu. On peut seulement souhaiter qu'il arrive à prendre de la hauteur et admettre que ses anciens protagonistes du gouvernement et du patronat n'avaient pas forcément à tord. En intégrant dans ses solutions une bonne des propositions de ses anciens adversaires, il arrivera à construire quelque chose d'équilibrer et de réaliste. C'est sûr, qu'il sera combattu par son ancien milieu. Il sera traité de tous les noms,  mais il.ne doit pas avoir peur de l'affrontement. La vie est la manifestions de deux contraires comme nous l'apprend la dialectique. Il a les capacités de gérer ces deux contraires pour faire avancer la société. 
2ème personnalité: Yero Boly. 
 cet âge, après avoir occupé les postes politique et administratives  les plus élevés du Burkina, en principe on aspire plus qu'au repos. Quel argument le président Damiba a  t il pu avancer pour le convaincre d'entrer au gouvernement. C'est certainement un argument massu que Boly ne pouvait pas rejeter. 
Le poste attribué à Boly de ministre chargé de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale est un indicateur des raisons qui ont amené Damiba à le solliciter et Boly à accepter. 
Damiba a expliqué dans son livre, une fraction importante des gens qui ont pris les armes sont des burkknabe et qu'on ne pourra jamais les vaincre totalement par les armes. Sa solution est que les armes dans une main et l'autre main tendu vers les insurgés pour qu'on s'assoit, se parler se réconcilier et déposer les armes. C'est une solution pertinente qu'il faut essayer. Maintenant il faut trouver les négociateurs. Boly bénéficie d'une large considération dans tous les milieux. Il a fait ses preuves dans le gouvernement de Blaise et il est écouté dans son milieu et quoi qu'on dise d'où proviennent une partie des insurgés. L'attente des burkinabe d'une paix est forte. Chacun doit y apporter sa pierre. Et Boly ne pouvait pas accepter qu'on dise un jour qu'il a refusé de construire la paix au Burkina Faso. 

jeudi 3 mars 2022

Transition burkinabè, et CEDEAO?

 La charte de la transition adoptée le 2 mars par la constituante burknabè fixe la durée de la transition à 36 mois. Quelle est maintenant la suite? Est ce que la CEDEAO validera une telle durée? 

A mon avis oui! Pour plusieurs raisons. 

1- Les règles de transition convenues jusque là qui est de 18 mois ne pas être opposable aux autorités car cette durée avait été fixée dans une situation sécuritaire normale. Le seul objectif acceptable pour tous était la remise en l'Etat des institutions mises à mal par le régime passé. Or la réalité actuelle au Burkina est toute autre, on ne peut pas organiser des élections au niveau national en l'état actuel d'insécurité. Combien de temps va t on prendre pour ramener la sécurité et le retour des déplacés. Bien malin celui qui saurait le dire. Et la CEDEAO n'a aucune compétence pour fixer un délai. Elle ne peut s'en tenir qu'au délai fixé. 

2- En regardant la transition malienne, on se rend compte u'en 18 mois de transition, les autorités n'ont pas pu amener la sécurité sur l'ensemble du pays. vraisemblablement, on va vers l'option de leur accorder un supplément de 16 à 18 mois. La transition malienne aura alors une durée accordée de 32 à 36 mois. On conclut donc que les 36 mois ne sont pas excessives au vue du temps accordé au Mali

on verra!