dimanche 3 août 2025

Le lycee zinda kabore

Le Lycée Philippe Zinda Kabore 

1-    Éleve  à  Ouagadougou

Mon logeur à Ouagadougou

Les résultats du concours d’entrée en 6ème sont tombés pendant les grandes vacances scolaires au mois d’août. Je suis admis et affecté au lycée Philippe Zinda à Ouagadougou.

La question qui s’est posée immédiatement était de savoir si j’allais être admis à l’internat ou si je devais être externe. Les problèmes à résoudre n’était pas les même dans les deux situations. 

Être interne, c’est le logement et l’alimentation garantis. Parce que, si je devais être externe, il faut me trouver un logeur bienveillant qui prendre en charge tout cela. Je voyais bien mon père soucieux et je surprenais quelques bribes de conversation entre lui et ma mère sur cette problématique.

Les jours passaient, et la rentrée s'approchait.

Parmi les dispositions à prendre, il y avait l’habillement et certainement des fournitures scolaires, que mon père à régler

Et le jour du départ arriva.

Bien entendu, c’est par le train que Le déplacement à Ouagadougou a  été effectué. Pas trop de problèmes sur le trajet. Tout comme lors de mes précédents j’étais émerveillé par le paysage que le train traversait à vive allure.

Partis de Bobo à 6h30, nous sommes arrivés à Ouaga aux alentours de 13h30. Environ 7h de trajet pour 360km.

Nous sommes descendus chez un logeur. Mamadou TRAORE.  Un ancien cuisinier, tout comme mon père qui s’était mis maintenant à son compte.  A voir leurs causeries chaleureuses, je voyais bien qu’il était une relation très poussée de mon père, peut-être même étaient-ils des amis. Tout comme mon père, il est aussi un ressortissant de fada. Et qui avait certainement.

Pendant presque toute ma scolarité au lycée Philippe Zinda , Mamadou TRAORE et sa famille ont constitué

● Élève au Lycée Philippe Zinda Kaboré

Le premier jour de la rentrée des classes, mon père m’a accompagné au lycée. Il y avait beaucoup d’élèves dans la cour du lycée, certains, comme moi, étaient accompagnés par leurs parents. L’appel a été fait, et j’ai été affecté dans la classe de 6e 4.

Les moments difficiles 
Le choc de la classe de 5ème.

C'est en classe de 5ème que j'ai decouvert  la lecture, et j'etais émerveillé par tout ce que je decouvrais dans les livres. 
Les bandes dessinées dont les heros avaient pour nom:  Bleck le roc.  Tarzan, Tintin, Zembla,  
Les livres de la bibliotheque rose pour enfant, avec les histoires merveilleuses du club des cinq, du club des sept de Enid Blyton, les six compagnons de Jean Jacques Bonzon, Alice, Etc
C'était au centre culturel franco,-voltaique, qu'on pouvait trouver et Je me suis abonné. j'y allais une fois par semaine, principalement le jeudi après-midi,  aucun cours n'était programmé et cette demu journee était en principe consacrée aux activités culturelles et sportives. 
Bien de mes camarades avaient décidé de consacrer ce temps au foot ball ou autres sports. 
Mais j'étais plutôt attiré par la bibliotheque et tous ses livres.  J'ai donc une carte d'abonnement à la bibliotheque. On avait droit d'emprunter deux livres à la fois. 
Lorsque j'entame un livre, il m'était difficile de le déposer ou le ranger pour faire autre chose. Même pendant le cours en classe, je trouvais le moyen pour lire. Je posais le bouquin sur mes genoux et lisait quelques phrases,  dès que le professeurs ne regardait pas de mon côté.  C'etait vraiment une gymnastique pour lire et prendre les notes du cours. J'y parvenais assez bien, car je n'ai pas été pris en faute par un professeur.
Mais le resultat scolaire en fin d'année à été catastrophique:  j'ai failli redoubler la c’asse de 5ème.  J'ai eu environ 9,60/20 de moyenne annuelle,  je   n'avais donc pas la moyenne necessaire pour passer en classe de 4ème.  Mais grâce a une clémence des conseils de classe consistant à racheter des élèves ayant une moyenne comprise entre 9,50 et 10, j'ai pu passer en classe de 4ème.  
Ce fut un choc pour moi, j'avais failli redoubler la classe, par mon inconscience.  Quelle deception cela aurait ete pour mes parents, si il avait ete decide que je redoublais. Je fis un grand bon dans ma prise de conscience, et je decidai d'être dorenavent plus concentré pendant sur ma scolarité. 

Cette faible moyenne  a été sutout tiré vers par le bas par ma note en Sciences Naturelles. Ma moyenne aux deux semestres étaient de l'ordre de 7/20.
En réalité, cette note était  méritée, car comme je l'ai dit, j'ai été vraiment distrait aux  cours en cette classe. Pendant que le professeur dispensait son cours, j'etais plutôt occupé a lire toute littérature qui me tombait entte les mains. 
 Il n'y avait pas qu'en sciences naturelles que je n'avais pas eu une faible moyenne, en anglais aussi, j'avais raté.la moyenne. 
Ce risque de redoubler la classe de 5ème m'a amené à une véritable prise de conscience de ma responsabilité première dans la réussite. C'est compris cette situation ne devait plus se produire. 

La classe de 4ème 1970-71: 
j'ai appliqué les résolutions que j'avais prise en fin d'année dernière. je me suis mis veritablement aux etudes et en fin d'année j'ai fini avec une moyenne de plus de 14/20. j'étais bien content de moi même j'ai relevé le défi que je m'étais fixé 

A la rentrée 1971-1972, je devais frequenter la classe de 3ème. 

Jusqu'en 4ème, les eleves qui y ont droit était  admis à  l'internat. Et  Le règlement du lycée n'admettait  pas des élèves a li'internat  au delà de cette classe. C'était une des  bizzareries de l’administration: refuser une prise en charge des élèves au moment où ils en ont le plus besoin.  En effet la classe de 3ème est  sanctionnée par un examen le BEPC
 . 
N'ayant pas un correspondant à Ouaga qui pouvait m'offrir de bonnes conditions d'hébergement,  j'ai demande comme plusieurs autres élèves  qui etaient dans les memes conditions que moi, a être admis exceptionnellement à l'internat. 
Mais en attendant la re
Après une serie de rencontres avec les eleves les plus hardis qui luo demandé une audience, le proviseur a fini Ce qui a ete accepte par le proviseur.
En fin d'annee scolaire, après les compositions de fin d'année,  le proviseur a decide de fermer apres le depart en vacances des eleves de la 6eme a la 4ème. Ce n'etait pas la pratique instaurée par les précédents proviseurs, qui gardaient jusqu'a la fin des examens les eleves de 3ème.  La plupart de ces élèves n'avaient pas de correspondants, et étaient démunis.  
Fermer l'internat pour ces élèves étaient à coup sur les mettre dans la rue. Une delegation a ete constitue pour aller demander au proviseur de revenir sur sa decision par pitié.  
D'apres les comptes rendus qui nous ete fait de l'entretien,  le proviseur ne voulait rien comprendre, en prétendant que puisque nous avons accepete en venant a l'internat  d'etre dans les meme conditions que les beneficiaires legaux, nous devons acceptes d'etre traités comme eux au moment ou on ferme l'internat. Suite a l'insistance de nos camarades, il avait fini par nous accorder une faveur selon lui. Il nous affecte un dortoir, mais il ne nous donnera pas à manger. 
N'ayant pas le choix, nous ne pouvons que nous plier a sa décision. 
Mais pour ma part, je voyais que j'allais vivre des moments difficiles, pour la simple raison que je n'avais pas un sou et que par consquent je ne pouvais pas m'acheter un repas. 
Mais j'ai eu de la chance. Dans le cadre de ses péparatifs aux concours de la fonction publique, elle est venue pour déposer un dossier d'inscriptions au concours. Elle m'a secouru en donnant je crois la somme de 500 francs qui à l'époque était consistant. cela m'a permis de tenir bon jusqu'a la proclamation des premier resultats. j'étais "admis du coup" comme on disait à l'époque. 
Bien content j'   ai pris la route de Bobo juste après ses proclamations.