Mon père et notre éducation
1- l’Ecole de la république
Mon père comme je l’ai dit est né entre 1905 et 1912. A la naissance de ma grande sœur Fati, en 1952, il avait certainement plus de 40 ans, un âge relativement avancé.
Nous sommes donc des enfants de sa vieillesse.
Avec ma mère, mon père a eu sept enfants.
L’aînée de la famille est ma grande sœur fille Fati, née en 1952.
Je suis le 2ème enfant, et l’aîné des garçons né en 1955, Le 3 ème enfant, Idrissa est né en 1957, le 4 ème enfant, Lassina est né en 1959, le 5 ème , Oumar est né en 1961, le 6 ème , Boubacar est né en 1964, le 7 ème et dernier enfant, Amadou est né en 1966.
Son long contact avec les blancs, lui a fait comprendre toute l’importance de l’école dans la réussite sociale. Il a tout mis en œuvre pour que nous réussissions à l’école.
C’est ainsi que très tôt, il nous a mis à l’école. J’ai fait l’école maternelle dès
l’âge de 4 ans. C’est vrai que j’ai un peu contribué à accélérer cette inscription précoce à l’école. En effet, mon camarade de jeux d’enfance, Zida Ouidraogo, un peu plus âgé que a été inscrit à la rentrée scolaire 1959-1960, et chaque matin, lorsqu’il partait à l’école, je pleurais et voulais le suivre.
Mon père a alors décidé de m’inscrire aussi à l’école, il a réussi à convaincre les maîtresses de la maternelle de l’école de Bobo Centre de me prendre.
Absolument. Voici une version corrigée, structurée et enrichie de votre texte, en supprimant les répétitions et en rendant le récit plus fluide et attrayant.
🧒 Mes Premiers Jours d'École : L'Aventure de Bobo Centre-Garçons
Le début de mon parcours scolaire fut précoce et un peu inattendu. Nous étions en octobre 1958. Mon compagnon de jeu, plus âgé, venait d'être inscrit à l'école. En le voyant partir, me laissant seul à la maison, j'ai été pris d'un grand chagrin. Mon père, ému par mes pleurs, décida qu'il était temps de me trouver une place.
J'avais seulement quatre ans, un âge bien trop jeune pour être accepté en cycle primaire. L'option d'une inscription dans une structure préscolaire, cependant, restait possible. Je ne sais comment mon père s'y est pris, mais la direction de la maternelle de l'école Bobo Centre-Garçons accepta de m'accueillir dans l'une de ses sections.
🎒 Le Grand Départ : Jour J
Ce jour-là marquait ma première fois à l'école.
Ma mère prit un soin particulier à ma toilette, m'habillant d'un habit neuf. J'étais rempli d'excitation et pressé d'arriver.
Le signal du départ fut donné par mon père. Il enfourcha son vélo, se dirigeant vers le portail, suivi par ma mère, ma grande sœur Fati et mon petit frère Drissa, qui n'avait qu'à peine deux ans. C'est un petit cortège familial qui se formait. Ma mère me souleva et m'installa sur le porte-bagages du vélo. Mon père s'installa sur la selle et commença à pédaler. Me voici en route pour l'école !
Il paraît que, lorsque nous évoquions plus tard ces préparatifs, les témoins ne manquaient jamais de souligner mon sourire radieux sur le porte-bagages.
Mon père me conduisit jusqu'à la salle de classe. Après un bref échange avec la directrice, il repartit, me laissant avec l'institutrice de la maternelle.
🏃 L'Épisode de la Récréation
Peu de temps après le départ de mon père, la sonnerie retentit. J'ai vu tous les élèves sortir dans la cour et, naturellement, j'ai suivi le mouvement. Je croyais que c'était la fin des cours.
Mon père m'avait pourtant donné une instruction très précise : « Quand on sortira de la classe, tu dois t'asseoir à cet endroit et m'attendre. » Je me dirigeai donc vers l'endroit indiqué et m'assis.
Il y avait beaucoup d'élèves autour de moi, s'amusant dans la cour. Je pensais qu'ils jouaient avant de rentrer définitivement chez eux. J'ai attendu un moment. Mon père n'arrivait pas. J'étais un peu inquiet, mais sans m'alarmer outre mesure.
🏡 Le Retour Inattendu et La Panique du Père
J'ai fini par prendre une décision audacieuse : rentrer à la maison. Je me rappelle qu'à cet âge, trois ou quatre ans, il était difficile de retrouver son chemin. Pourtant, j'ai réussi à parcourir la distance, qui devait être de trois ou quatre kilomètres.
Quand ma mère m'a vu arriver, je lui ai simplement dit : « L'école est finie. » Elle m'a alors mis au lit pour la sieste.
Mon père arriva plus tard, visiblement empli d'inquiétude et un peu nerveux. Je sentais son trouble. Il m'a réprimandé gentiment, m'expliquant que je ne devais jamais reprendre la route tout seul et que je devais rester sous l'arbre à l'attendre.
Ce n'est que plus tard que j'ai compris la vérité : j'avais quitté l'école bien trop tôt. La sonnerie n'annonçait que la récréation, mais j'avais cru qu'il s'agissait de la fin de la journée scolaire et j'avais filé.
J'imagine la panique de mon père à son arrivée à l'école et en ne voyant pas assis à l'endroit qu' il m'avait indiqué. Certainement qu'il a dû s'adresser à la directrice et aux monitrices qui elles aussi devaient être paniquée en ne me voyant pas revenir en classe à la fin de la récréation.
Ils ont dû re-fouiller la cour mais en vain. La panique commençait à s'installer.
À cette époque, les histoires de rapt d'enfants et de leurs sacrifices rituels étaient courantes. Il a dû se poser les pires questions.
Leurs responsabilités allaient êtres évoquées si on ne me retrouvait pas. Elles ont manqué de vigilance et n'ont pas fait attention aux mouvements du tout nouveau venu que j'étais. J'étais sorti sans être vu. Des consignes précises ne m'avaient été données sur mes déplacement en classes et dans la cour de l'école. j'avais réussi à rentrer seul.
🎨 Une Année Scolaire Réussie
Ce premier jour fut riche en souvenirs et en émotions fortes !
Malgré cette entrée en matière rocambolesque, j'ai bien passé le reste de l'année. J'y ai appris à dessiner, chanter et réciter. Je me souviens particulièrement de l'intérêt et du dévouement avec lesquels les maîtres et maîtresses nous accompagnaient dans l'apprentissage et le nettoyage des unités de vie de l'école.
Cette première année fut un succès. J'ai d'ailleurs fait une seconde année en maternelle (moyenne section ou transition), portant mon passage en préscolaire à deux ans, avant de finalement faire mon entrée au CP (Cours Préparatoire).
Ce texte est désormais plus rythmé, et l'histoire du retour prématuré est mieux mise en évidence.