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samedi 19 avril 2025

TOGUYENI Harouna et UNEEPL


1-adhésion au SYNEPEL:
Après l'ouverture Du Cours Marie curie en 1994, j'ai reçu à plusieurs reprises la visite de Norbert Ouedraogo qui passait pour percevoir les frais annuels de cotisation au SYNEPEL (syndicat national des employeurs de l'enseignement privé libre). Je ne connaissais que de nom cette organisation et quelques uns de ses dirigeants. Norbert m'a fait un peu l'historique de l'organisation; le SYNEPEL. Ma formation militante syndicale à l’université me poussait naturellement à chercher à y militer.
Bien que n’ayant pas formellement adhéré, je payais la cotisation que le vieux norbert collectait   et nous en profitions pour échanger sur les difficultés de l’enseignement privé.
La question d’actualité en 1997avait trait  au Financement de l'enseignement privé par la Banque Mondiale. Il semble que cette institution pour soutenir le développement de  ce secteur d’activités était prêt à  accorder une prêt conséquent au Burkina Faso, destiné à la construction et à l’équipement d’établissements d’enseignements privés. 
Le Bureau national du SYNEPEL a réuni ses membres afin de nous accorder sur nos attentes et éventuellement faire des propositions pour un financement adéquat. A la réunion qui a eu lieu chez Norbert Ouedraogo, j'ai, été très participatif si bien qu'à l'issue de la réunion  il m'a été demande de faire parvenir mes observations et proposition par écrit, ce que je fais dans les délais convenus. Je pense que le bureau a du faire une synthèse de toutes les propositions et les faire parvenir au gouvernement. Mais aucune suite n'a été donne dans l'immédiat ce n'est que quelques années plus tard, que cette question de financement est revenu à travers le projet PEPP ; projet enseignement post primaire ;  financé par la banque mondiale.
1998 années du 8ème congrès.
Quelques temps avant la tenue du congrès, J'ai reçu au moins a deux reprises la Visite de Anatole Yameogo, membre du bureau national du SYNEPEL,  dans mon établissement.
Nous avions eu quelques échanges, et j'ai vite compris que cette visite de courtoisie  n'était anodine,  il me semblait que le bureau l'envoyait en éclaireur pour me sonder  pour éventuellement me faire entrer dans le nouveau  bureau  qui était certainement en train d’être concocté.
En juillet 1998 s'est effectivement tenu le 8 ème congrès au centre d'éducation ouvrière à OUAGADOUGOU. Cet endroit ne me semblait pas très approprié, pour une organisation patronale car comme son nom l’indique, ce local est dédié principalement aux organisations ouvrières.
Je n'ai pas bien compris pourquoi l’organisation des fondateurs est obligé de tenir  son congrès dans un lieu destiné aux activités des ouvriers. Peut-être que  le bureau national n'avait pas les moyens de louer une autre salle plus adaptée et à la hauteur de son statut d'organisation patronale.
C'est au cours des travaux que Norbert m'a souffle que j'allais être propose pour entrer au bureau national. J'ai remarqué qu'il ne demandait pas mon avis. Il m'informait tout simplement. Les règles démocratiques ne sont pas encore une réalité dans bien d'associations, la règle  généralement appliquée est le cooptage des membres du bureau, pilotée  par quelques gourous du système ou par le président du bureau sortant. Comme moi aussi j'avais envié d'être très actif dans le SYNEPEL, je n'ai rien dit, ce qui signifiait acceptation de la situation.
Les débats  du  congrès se sont déroulés dans des séances plénières et dans des commissions. Je me suis inscrit dans la commission statuts et règlement intérieur présidé par Monsieur  Lingani co-fondateur du collège du  Plateau.
Après adoption des rapports du bureau sortant et des travaux des commissions, et pour achever les travaux du congrès, il fallait procéder à l’élection du nouveau bureau national.
C’est alors que le président Norbert nous a informé que lui et quelques autres anciens ont décidé de se retirer du bureau, ils expliquent  qu'ils ont suffisamment duré  et qu'il est temps maintenant de passer la main a de plus jeunes fondateurs. Le vieux Norbert ajouta que pour une passation harmonieuse, ils "  les anciens" allaient nous proposer un bureau bien entendu si tout le monde est d'accord. Personne n'ayant contesté sa proposition, il égrena les noms et postes de personnes qu'ils avaient cooptées. C'est ainsi que j'apprenais en même temps que tous les congressistes que j'étais proposé au poste de vice président du SYNEPEL. A la fin de sa lecture, il y eu un tonnerre d'applaudissement pour valider la liste du bureau propose par Norbert et les autres.
Le bureau qui venait ainsi d'être mis en place était le suivant:
Président: Béatrice Laurent Ghillat Drabo
Vice président : Harouna TOGUYENi
Secrétaire général: DONDASSE Jean
Trésorière: Marie Louise ZOMODO
Secrétaire a l'organisation: Christine Tapsoba
Autres membres: cheik KINDE, Joseph SABA, Pierre BORO, etc...
Les anciens cédèrent la place au nouveau bureau, Béatrice va livrer un premier discours ou elle  remerciait les anciens et les congressistes pour la confiance placée en nous. Elle prend ensuite l'engagement de ne pas décevoir les attentes placées en nous.
2- le mandat de présidente de Drabo Béatrice.
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La bataille contre la fermeture de l'école le petit monde
L'école le petit monde dont la fondatrice est Mme Pâle Aissa est situé dans une cité non loin de l'aéroport mais surtout est en face du domicile du puissant ministre des infrastructures de l'époque Joseph KABORE. Ce dernier estime que les va et viens des véhicules qui viennent déposer les enfants et aussi le vacarme des élèves  l'indisposait. Il va entreprendre de faire déménager l'école. Dans un premier il entre en contact avec la fondatrice et lui propose d'aller construire son établissement sur un autre terrain qu'il va lui faire attribuer. La fondatrice veut bien mais ils ne s'entendent pas sur les délais de déguerpissement. Je crois lui donnait un délai qui n'excédait pas un an, ce qui était impossible à réaliser pour la fondatrice.
Pour la contraindre a quitter Jo Kab comme on l'appelait va utiliser deux stratégies: il va demander a son collègues de l'enseignement de base de retirer l'autorisation d'ouverture a l'école au prétexte qu'elle ne remplit pas les conditions du cahier de charges sur l'inadéquation de la superficie des salles de classes et les effectifs des élèves dans chaque classe. Ensuite il va demander au service des domaines d'ordonner la fermeture de l'école au motif que la destination initiale du terrain étant l'habitation, la transformation en école est illégale.
Informe par la fondatrice de ce projet funeste, le SYNEPEL va s'opposer à ce projet de fermeture. Pour cela le bureau exprimera cette position lors d'une audience au ministère de l'enseignement de base et alertera l'opinion publique par un écrit publie dans les journaux. La présidente a été reçue par un responsable travaillant à la présidence pour avoir de plus amples informations. Suite a ces actions, l'école n'a pas été ferme dans l'immédiat mais Jo Kab n'a pas renoncé à son projet de fermeture. Il fera intenter un procès a l'encontre de la fondatrice pour détournement de destination d'un terrain.  Voir annexe
Le Complexe scolaire « LE PETIT MONDE » qui comprend un jardin d’enfants et une école primaire a été autorisé à ouvrir ses portes par les arrêtés n° 94/028/MASF/S.G./DEet n°97/0028/MEBA/S.G./DGEB/DEBP respectivement du ministres de l’action sociale et du ministre de l’enseignement de Base.
Comme vous le savez ces arrêtés ont été pris par les ministres après les avis favorables des commissions inter ministérielles d’autorisation d’ouverture d’établissements privés et les visites des locaux par les services techniques compétents.
Sans conteste, l’ouverture de cet établissement contribue à l’amélioration du taux de scolarisation de notre pays qui rappelle l’est un des plus faibles du monde.
La seule personne mécontente de cette ouverture n’est Monsieur JOSEPH KABORE Ministre des inFRASTURES DE L’ HABITAT ET DE L’URBANISME.Les jeux et les  cris des élèves le dérangent
Apres avoir, en vain, fait subir à la fondatrice maintes tracasseries ,Il fera écrire par ses services une lettre à la fondatrice pour lui signifier qu’elle a illégalement transformé un terrain d’habitation en école et que ses locaux sont inadéquats ; qu’elle occasionne beaucoup de désagrément aux riverains de l’école et l’invite par conséquent à délocaliser dans un bref délai son école. Pour cela un terrain lui a été octroyé dans les bas-fonds des 1200 logements.
Malgré sa bonne volonté, Le manque de moyens financier, la non viabilisation de la zone ou se trouve le terrain, le délai trop court n’ont pas permis à la fondatrice d’obéir aux injonctions de Monsieur Le Ministre..
Insensible aux difficultés de la fondatrice ,Monsieur le ministre décide alors d’introduire une requête d’expulsion  avant la rentrée scolaire auprès du tribunal de OUAGADOUGOU
Ces exigences du ministre  des infrastructures, de l’habitat et de l’urbanisme sont injustes et arbitraires
En effet combien  de terrains  d’habitations à OUAGADOUGOUu ont été transformé en autre chose?  . Nous citerons à titre d’exemple les bars, les garages, les hôtels de passe etc....Pourquoi les services de Monsieur Le Ministre ne poursuivent ils pas tous ces  »illégaux »? Pourqoui s’acharner sur la seule école?
Nous aurions peut être compris Monsieur le ministre s’il avait exigé la fermeture de tous ces « illégaux » en même temps que l’école LE PETIT MONDE .Quant aux désagréments causés aux voisins dont parle le ministr une enquête menée dans la zone indique que les voisins sont plutôt satisfaits de l’école.
En ce qui concerne l’inadéquation des locaux, Monsieur Le Ministre est il plus qualifié que les services techniques du ministère de l’enseignement de base qui eux ont donné un avis favorable à l’ouverture de l’école?
Nous ne comprenons pas l’attitude de notre ministre de tutelle devant de telles exigences. Dans la requête du ministre au tribunal il est dit que l’autorisation d’ouverture qui a été accordée  à notre collègue est une erreur et qu’une procédure d’annulation est en cours. En tout cas ni le SYNEPEL ni la fondatrice ne sont au courant d’une telle procédure.
Accepter la fermeture de cette école , c’est permettre que d’autres puissants qui ne veulent pas être dérangés par  les cris de nos élèves exhibent les mêmes prétextes en exigent la fermeture d’autres écoles. Que fera alors notre ministre de sa politique de promotion l’enseignement dans notre pays. La plupart des établissements privés seront fermés.
Le SYNEPEL ne les suivra pas sur cette voie et n’acceptera pas l’annulation de l’autorisation d’ouverture de l’école LE PETIT MONDE et son expulsion des locaux qu’elle occupe.
Nous lançons un appel à tous les fondateurs d’établissements d’enseignement privé  de se tenir prêts à répondre à tous mots d’ordre que nous serons amenés à leur adresser.
Le SYNEPEL usera de tous les moyens à son pouvoir por s’opposer aux DIKTAT de Monsieur Le Ministre De l’Urbanisme.
NON AUX MESURES INJUSTES ET ARBITRAIRES
NON A LA DESTRUCTION DE L’ECOLE BURKINABE
La suspension de. L'imposition des enseignants vacataire a l'IUTS.
Après avoir expérimenté plusieurs formules d'imposition des professeurs vacataires, la DGI va en arriver à l'imposition de ces professeurs à l'IUTS. Le 1er qui attirera l'attention du bureau sur l'illégalité d'une telle imposition est Kini Isidore. Lors d'un contrôle la DGI ayant constaté qu'il ne versait pas cet impôt a décidé de l'imposer. Il protestera en faisant savoir que les professeurs vacataires ne sont pas des salariés de l'établissement, ce sont plutôt des prestataires de service a ce titre ils ne doivent pas être soumis a l'IUTS mais plutôt soumis a l'impôt sur le BNC comme tous les autres de cette catégorie. Les arguments avancés par Kini étaient solide, le Bureau va s'en saisir et faire de la suppression de l'IUTS des professeurs vacataire son combat. Le problème a été pose au ministre des enseignements secondaire, ce dernier a instruit le secrétaire permanent de la commission nationale de l'enseignement secondaire prive, Koeta Fla de suivre le dossier afin de trouver une solution. Avec Koeta, nous avons eu des séances de travail avec le service des impôts. En fin de compte il a été décidé de surseoir a la perception de cet impôt en attendant l'élaboration d'un autre texte qui va définir la nature de l'impôt à payer par les professeurs vacataires.
Les cahiers de charge du secondaire et du supérieur.
Jusqu'en 2002, il n'y avait pas de cahiers de charges qui règlementaient l'ouverture et le fonctionnement d'un établissement privé d'enseignement secondaire ou supérieur. Il y avait quand même quelques textes qui règlementait ces questions mais ne couvraient pas tous les aspects. Le MESSRS va commander a un consultant la rédaction de ces cahiers et convoquera les différents acteurs a un atelier de validation a NONGANA un village situé non loin de Loumbila.
Afin de bien préparer cet atelier, le bureau convoquera quelques fondateurs à se joindre au bureau national à une étude du document afin de dégager les amendements éventuels que nous aurons à faire lors de l'atelier.
La réunion a eu lieu au lycée Universalis chez Mme Nignan. Le document qu'on nous proposait contenait beaucoup de dispositions défavorables aux fondateurs. Le sentiment qu'on avait après avoir lu le document est le fondateur était considère comme un acteur peu fiable qu'il fallait absolument encadrer afin qu'il ne dilapide pas les frais de scolarité. Pire le document reprenait des mesures telles que les comités de gestion mises en œuvre pendant la révolution. Le comite de gestion était composé de la façon suivante: président, le fondateur vice-président le président de l'APE, membres: les délègues des professeurs, des élèves, de l'administration, etc...
A part le fondateur aucun autre membre de ce comité n'a contribué avec le moindre sous au financement de la construction de l'établissement. Mais tel que  conçu c'est le comite de gestion qui avait la réalité de la gestion, c'est elle qui votait le budget et en contrôlait son exécution.
Comment peut-on vouloir donner la gestion d'une affaire à des gens qui ne perdait Rien en cas de faillite. C'était le comble de l'aberration.
L'instauration de ces comités de gestion dans les établissements prives  a été une catastrophe. Les fondateurs ont été réduits au rang de simple spectateur dans la gestion de leur établissement. A la fin de la révolution, lorsque les établissements ont été remis aux propriétaires, on a pu évaluer tout le désastre de ce type de gestion: les locaux étaient délabrés, des factures sont restées impayés, et surtout les IUTS et les cotisations à la CNSS n'avaient versées.
L'Etat a été obligé  de reconnaître sa responsabilité dans cette mauvaise gestion des comités révolutionnaire et a donc éponger la dette des établissements prives vis à  vis de la CNSS.
Bien entendu le SYNEPEL a décidé de défendre bec et ongle le droit du promoteur de gérer son établissement dans le cadre des lois et règlement qui régissent le fonctionnement de tout établissement prive.
D’autre dispositions telles que le taux de professeurs permanents, l'ouverture de deux comptes distincts, etc. devraient être revus.
En tout cas l'atelier tenu au lycée Universalis a été un franc succès
L'atelier National de validation des cahiers de charges s'est tenu à NONGANA, une localité proche de Loumbila dans un centre d'alphabétisation en langue nationale.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère Dipama Bila et les travaux dirigés par le directeur général des enseignements secondaire, Bambara Éloi. En l'absence de Mme Drabo, je représentais le SYNEPEL.
A l'entame des travaux, j'ai demande a faire au préalable une déclaration sur l'appréciation que notre organisation faisait de la tenue de ces travaux de validation des cahiers de charges de l'enseignement secondaire.
Je savais à l’ avance que les amendements que nous voulions apporter aux documents des consultants n'allaient pas passer facilement.
Mais j'espérais par cette déclaration,  nous faire bien  comprendre et rallier a notre causes les personnes qui dans la salle  n'avaient pas de préjugés contre l'enseignement privé.
DECLARATION A L’ouverture de l’atelier de validation des cahiers de charges de l’enseignement privé
Mesdames, Messieurs
Le SYNEPEL se réjouit de la tenue, aujourd’hui de cet atelier de validation des cahiers de charges  réglementant l’ouverture et le fonctionnement des établissements privés d’enseignement secondaire et supérieur.
Le dernier congrès de notre organisation tenue en août 1998 avait, par une résolution demandée la révision des cahiers de charge en cours.
En effet ces cahiers qui datent de 1991 avait été rédigé au sorti de la période d’exception. Ils sont devenus anachroniques et certains de ses articles par leur sens ambigu donnaient lieu à des interprétations contradictoires.
Un directeur des études d’un de nos établissements a déposé auprès de la justice un recours pour être reconnu comme cofondateur de l’établissement. Il estimait que son dossier ayant servi à l’obtention de l’autorisation d’ouverture il avait les mêmes droits que le fondateur.
Le contenu de ces cahiers était teinté de la conception dirigiste et répressive de cette période.
Les fondateurs d’établissements étaient perçus comme des personnes cupides, irresponsables qu’il fallait contrôler au jour le jour pour les empêcher de dilapider les frais de scolarité au détriment des élèves et du personnel
Des comités populaires de gestion ou le fondateur est mis en minorité ont été mis en place.
Le bilan que l’on peut faire aujourd’hui de la gestion de ces comités est strictement négatif. ILS ont laissé une dette cumulée de plusieurs milliards de franc auprès des institutions de la place : CNSS. BANQUES  IMPOTS etc.…
En toute connaissance de cause et conscient qu’il faut réparer l’injustice faite aux fondateurs l’Etat a décidé par un décret d’apurer la dette laissée par ces CPG vis à vis de la CNSS.
Mais il reste encore les dettes des impôts et des banques. Des dossiers de réhabilitation déposés par les fondateurs sont encore en instance.
Instruits de la gestion désastreuse des CPG, aucun comité de gestion ne fonctionne à l’heure actuelle dans aucun établissement.
Mais cela n’empêche pas, la plupart des établissements privés de fonctionner assez correctement : les salaires sont régulièrement versés aux travailleurs ; les cours se déroulent toute l’année.
Les taux de réussite aux examens les plus élevés sont enregistrés dans les établissements privés.
La preuve de cette affirmation est l’engouement des parents d’élèves pour les établissements privés.
Cette relative bonne santé des établissements privés s’explique par leur multiplication et le jeu de la concurrence.
Tout fondateur qui pratique une mauvaise gestion verra ses effectifs s’effilocher au fil du temps et finira par disparaître un jour.
C’est pourquoi les fondateurs souhaitent qu’ils ne leur soient plus imposés de comité de gestion ou tout autre comité d’appellation différente mais dont l’objectif est fondamentalement le même que les comités populaires de gestion.
D’ailleurs le décret 99/221/PRES/PM/MESSRS/MEBA en son article 38 Reconnaît que le fondateur est seul responsable sur tous les plans de la gestion de son établissement.
Les cahiers de charges qui sont mis actuellement en discussion doivent être expurgés des dispositions relents de la période noire pour les fondateurs.
Un autre point sombre des anciens cahiers de charges est la fixation à 80%, le nombre de professeurs permanents dans un établissement.
Les fondateurs se demandent toujours à partir de quelle analyse et de quel calcul ce taux a été fixé. L’expérience que nous vivons montre qu’il est impossible de l’appliquer à :
1.Un nouvel établissement
2.Un établissement qui possède très peu de classes ouvertes
3.Un établissement des petits centres urbains où il est impossible de trouver sur place des professeurs.
Le SYNEPEL estime qu’une disposition qui ne peut être appliquée qu’au cas par cas est une disposition qui laisse la place à l’arbitraire et à l’injustice. Il faut la supprimer entièrement.
Un réaménagement même à 20 ou 60% laisse le problème intact.
Le SYNEPEL SOUHAITE QUE lors des discussions qui vont suivre les différents partenaires aient la force nécessaire de s’écouter et de prendre en compte  les différentes préoccupations des uns et des autres.
Nous avons le même but : l’instruction des enfants burkinabè pour en faire les citoyens de demain.
Nous vous remercions.
Dans la salle, il y avait des délégués qui étaient contre l'enseignement privé et les fondateurs, je peux citer la représentation de l'APE conduite par son président Drissa Traore, il y avait aussi les délégués de quelques syndicats qui idéologiquement sont d'office contre le prive.
Ces gens soutenaient fermement toutes les dispositions qui allaient embrigader l'enseignement privé en particulier l'instauration du comite de gestion dans nos établissements. Je ne me suis pas laisser démonter et   je n'ai fait aucune concession sur tous les points essentiels. Il n'était pas question d'accepter la mise des comités de gestion dans nos établissements. J'ai été quelques fois soutenu par les enseignements catholiques et protestants et surtout par le fondateur Irano-burkinabé qui savait argumenter ses points de vue.
Les échanges ont été quelques fois rudes. Mais rien ne nous fit reculer.
Les travaux étaient bloqués sur ces points essentiels
Afin de permettre a l'atelier de continuer, le présidium a proposé de mettre de côté les points non consensuels et d'en réfèrera  au ministre a qui appartient le dernier mot.
Sur d'autres questions tels que le taux de professeurs permanents, Mohebi et moi soutenons que l'exigence d'avoir un taux donne de professeur permanent par a l'ensemble des professeurs n'avait pas grande signification. Nous proposons d'exiger plutôt un volume maximum d'heures de vacation par rapport à l'ensemble des volumes de cours dispensés par semaine. Avec notre formule il est possible dès le départ connaissant le nombre de classes de déterminer le volume d'heures à affecter aux professeurs vacataires.
L’atelier a demandé que le secrétaire permanent se concerte avec nous pour trouver une meilleure formulation.
Les deux jours impartis n'ayant pas permis d'achever l'examen des cahiers de charge, l'atelier a été suspendu pour reprendre dès que possible.
Je pense que je me suis bien battu, car aucune des dispositions qui me paraissaient défavorables a l'enseignement prive n'a été définitivement retenu par l'atelier. Pour y arriver il a fallu que je montre une certaine ténacité et même quelque fois de l'impertinence. Vers la fin il m'a semblé stratégique de faire appel à leurs bons sentiments après les rudes échanges.  C’est pourquoi je leur ai dit que je les suppliais de nous écouter car il y allait de la survie de l'enseignement privé.  Je n'ai pas été sur ces propos compris par tous mes camarades. Quelques-uns ont trouvé que j'ai un peu baissé la garde.
2-Les insuffisances dans la gestion de Mme Drabo
Les défaillances rapides de quelques membres du bureau dont Ouedraogo Michel fondateur et de Ziba
Les anciens ne nous transmis aucune archive.
Les réunions du bureau non régulières et la non tenue d'un congrès dans les délais selon les statuts le congrès devrait se réunir tous les deux ans.  Les anciens ont respecté cette disposition, le 7ème congrès s'étant tenu en 1998, le 8eme devrait se tenir en 2010, mais Jusqu'à son départ Mme Drabo n'a pas pu organiser un congrès.
Pour moi la non tenue de cette instance statutaire était une faute que je ne pouvais pas cautionner. J'ai donc décidé de lui écrire une lettre au mois de mai 2004.
La lettre que j'ai écrite à la présidente du SYNEPEL.
Dans cette lettre, je relevais que la non tenue régulière des instances de l'organisation avait une mauvaise répercussion sur le SYNEPEL et se manifestait par:
- la baisse de la motivation des membres du bureau
- notre incapacité à résoudre les problèmes des fondateurs qui conduisait a des tentatives ou a des créations d'autres organisations similaires au préscolaire et au supérieur
Pour finir je l’avertissais qu'au cas où elle n'organisait pas un congrès pendant les grandes vacances de 2004, je démissionnerai du bureau actuel. ANNEXE LETTRE
A
Madame la Présidente du SYNEPEL
OUAGADOUGOU
Objet : Situation au sein du SYNEPEL
Madame la Présidente
C’est  après  beaucoup de réflexion que je me décide à t’envoyer cette lettre. Mais pourquoi une lettre ! alors que j’ai la possibilité de  m’adresser à toi oralement. C’est vrai! mais les points que je vais souligner me paraissent si importants que seuls un écrit, peut les mettre en exergue.   D’ailleurs, j’ai à plusieurs reprises, lors de nos réunions  exprimer certains de ces points mais je crois que je n’ai pas été bien compris puisque mes propos n’ont pas été suivis d’effets.
En écrivant cette lettre, j’espère surtout déclencher  une réflexion de tout le bureau sur la meilleure démarche à adopter  pour remplir correctement la mission que les fondateurs nous ont confié en nous élisant à la tête de leur organisation ; le  SYNEPEL
Madame la présidente
Le Bureau actuel dans lequel j’occupe le poste de vice-président a été élu  au dernier congrès du SYNEPEL tenu en août 1998.
A la date d’aujourd’hui, 20 janvier 2004, cela fait donc un peu plus de 5 ans et 5 mois que notre  bureau a été mis en place.
Or les statuts du SYNEPEL prévoient la tenue d’un congrès ordinaire tous les deux ans au cours duquel le bureau est renouvelé. Le   bureau actuel qui a  plus de cinq ans d’ancienneté n’est plus statutaire.
Cette longévité du bureau conjugué avec le départ de plusieurs membres du bureau ont créé une certaine léthargie de notre organisation.
Cet état de fait se caractérise par :
•Un manque de motivation du bureau, l’enthousiasme que nous  avons constaté au début de notre mandat s’est effiloché au cours du temps.
•Une faiblesse dans le suivi des projets ébauchés et des dossiers en cours :
1.La relecture de la convention collective pour la coller aux réalités d’aujourd’hui
2.La cohésion au sein des fondateurs en définissant des rapports clairs entre le SYNEPEL et l’association des fondateurs d’établissement d’enseignement supérieur privé.
3.L’Elaboration et l’uniformisation des textes réglementant la vie dans nos établissements. (statut, règlement intérieur, contrat de travail, etc…)
4.La recherche d’une procédure pour la collecte des cotisations des membres du SYNEPEL
5.La Formation des membres du SYNEPEL sur ses rapports avec les autorités ( impôts, inspection du travail, etc.…)
6.Le Suivi du projet de convention entre le MESSRS Et le privé
7.Le Financement ou la subvention de l’enseignement privé
8.L’Elaboration d’une base de données sur l’enseignement privé
•L’Irrégularité ou la non tenue des instances statutaires entre deux congrès, (bureau, Conseil d’administration)
•La Faiblesse des liens avec les sections régionales( peu de sorties pour rencontrer les fondateurs)
Le listing des points non encore résolus ne signifie pas que le bureau n’a rien fait. Non ! il y a eu beaucoup de réussite dans notre mandat. J’en citerai quelques-uns uns :
•Opposition réussie à, la fermeture de l’école le petit monde
•Opposition réussie à l’inscription dans les cahiers  de charges des dispositions nuisibles aux établissements d’enseignement secondaire privé( comité de gestion, imposition de deux comptes, etc. …)
•Obtention de la Suspension de l’IUTS des professeurs vacataires.
•Défense des intérêts des fondateurs lors de la tenue des commissions d’autorisation d’ouverture des établissements.
•Opposition à l’organisation des concours de recrutement des enseignants pendant l’année scolaire.
•Participation régulière aux rencontres initiées par les ministères en charge de l’éducation.
Mais sincèrement je crois que le SYNEPEL peut et doit mieux faire pour se rendre plus visible et s’imposer comme un partenaire de l’administration dont les avis et décisions compte beaucoup.
Je crois qu’il est temps de  donner une autre impulsion à notre organisation et seul un congrès peut y parvenir.
Je suggère donc que le bureau mette tout en œuvre pour tenir un congrès avant le 1er août 2004.
En tout état de cause, j’ai décidé de surseoir ma participation aux activités du bureau après cette date.
Je voudrais avant de finir te demander de ne pas prendre en mal cette lettre. Je n’ai pas écrit cette lettre avec de mauvaises intentions et pour te faire du mal.
Depuis que nous travaillons ensemble, j’ai beaucoup apprécié tes qualités humaines et je voudrais que nous continuions à garder de très bons rapports.
Cette lettre ne doit pas constituer un point de rupture.
Je ne suis guidé par aucune ambition.
Mes sincères salutations
3- Démission de Mme Drabo et la période intérimaire
En juin 2004, la présidente sera impliquée dans une histoire de fraude au BEPC. Inculpée par la justice, et pour  ne pas entraver les activités du SYNEPEL, elle prendra une décision salutaire en démissionnant de son poste de présidente en juillet 2004.   Elle a fait preuve d'honnêteté et loyauté vis a vis du SYNEPEL. Moi qui avait menacé de démissionner de mon  poste vice-président si elle ne convoquait pas un congrès pendant les vacances, je me retrouve bombardé président par intérim.
Que faire?
Il me fallait d'abord faire une analyse de l'Etat du SYNEPEL afin de dégager des objectifs durant cet intérim.
Mme Drabo nous avait transmis les documents qu'elle avait en sa possession. C'est vrai qu'il n'y en avait pas beaucoup puisque les anciens ne nous avait légué aucune archive, mais rapport à l'ancienne équipe c'était une évolution.
Pour ce qui est de la trésorerie, qu'elle nous léguait, elle n'était pas fameuse, dans le compte SGBB du SYNEPEL, il y avait en gros une centaine de mille francs CFA. Les caisses sans être vide n’étaient pas luisantes.
Pour ce qui est de l'analyse de l situation, au moment je prenais la direction, je trouve que la  lettre que j'avais écrite à la présidente restait d'actualités.
- la non tenue régulière des instances de notre organisation et le non renouvellement de la direction avait conduit à une démotivation très marquée de nos membres. Le bureau national était réduit à une portion congrue. Sur le 15 membres élus en 1998, seuls 6 participaient aux activités du bureau. Il s'agit de Tapsoba christine, KINDE Chieck, SABA Joseph et DONDASSE Jean, moi-même et la présidente.
- on constatait des velléités de création d'autres structures similaires, ce qui signifiait que certains ne trouvaient pas leur compte dans le SYNEPEL. On peut citer l'association des établissements d'enseignement  supérieur prive dont la présidente était Mme Yameogo Sabine, et l'association des jardins d'enfants.
- les établissements prives éprouvaient de grandes difficultés de fonctionnement, les ressources générées par les frais de scolarité s'avèrent insuffisantes. En France l'Etat, finance en grande partie le fonctionnement des établissements privés sous contrat.
- la convention collective de l'enseignement privé laïc était devenu obsolète, elle ne répondait plus totalement aux attentes des fondateurs et des travailleurs. Il y avait une nécessité de la relire.
- le bureau a peu de rapport avec les établissements des régions. Bien que dans notre statut, il soit prévu la création de section dans toute ville ou il y avait au moins trois établissements, dans la réalité peu de section avaient étécréées. Même la section de Bobo Dioulasso vivotait, nous avons un correspondant la bas mais ce dernier n'avait jamais tenu une AG durant tout notre mandat.
Voilà autant de défis qu'il fallait relever. Mais je n'avais pas la légitimité nécessaire et un bureau solide pour entreprendre des actions afin de les résoudre.
La première chose que je devais faire est de convoquer le plus rapidement possible un congrès qui dotera notre organisation de structures adéquates et d'un bureau dote d'un mandat clair lui permettant de relever ces défis.
Le bureau arrêta les dates du 4 et 5 décembre 2004 pour la tenue du 9ème congrès du SYNEPEL autour du thème " renforçons notre organisation ....."
Pour la réussite plusieurs actions devraient être menées:
1- informer largement les fondateurs de Ouagadougou et toutes les régions du Burkina. Des missions ont été programmées pour se rendre à Bobo Dioulasso et a Koudougou.
2- informer et obtenir l'appui des MESSRS et MEBA a la tenue de notre congrès
3- mettre en place un comité d'organisation du congrès
La 1ère mission, je me suis proposer de l'effectuer en compagnie de KINDE , ce fut celle de Bobo Dioulasso. N'ayant pas le contact du correspondant SYNEPEL de Bobo Dioulasso, Nous avons décidé de convoquer directement une AG de tous les fondateurs de la ville de Bobo Dioulasso. les convocations ont été rédigées et remis a Anatole Yameogo pour  être ventilées aux fondateurs.
C'est par car que nous nous sommes rendus a Bobo et avons élu domicile aux Travaux Publics ou mon copain Emile Kientega nous avait réservés des chambres.
Les fondateurs ont répondu assez nombreux a cette AG qui se tenait à l'école nouvelle que Anatole avait bien voulu mettre a notre disposition. Tous les participants nous ont félicité et remercie pour cette initiative. Ils nous ont assuré de leur participation massive au congrès. Avant de se séparer un bureau provisoire a été mis en place car depuis fort longtemps, Bobo n'avait plus de bureau local SYNEPEL. Ouedraogo Christophe de Bethanie fut élu président avec comme adjoint Serge Traore de Tougouait.
Nous sommes répartis de Bobo Dioulasso très satisfaits de la large mobilisation et de l'adhésion des fondateurs a la tenue du prochain congrès.
La 2ème mission est celle de Koudougou, elle fut menée par Mme Tapsoba Christine. Là aussi Anatole Yameogo nous a facilité la tâche en ventilant les convocations que nous avons rédigés et en mettant a notre disposition un local dans son établissement. La mission fut un succès, les fondateurs sortis nombreux ont adhéré a notre programme et ont promis de se rendre massivement au congrès des 4 et 5 décembre 2004.
L'AG de Ouagadougou a connu une assez bonne participation mais pas a la hauteur que nous attendions. Les présents ont adhéré a notre programme de convocation du congrès. Les commissions a créer ont été identifiées et les fondateurs ont été tous invités a s'inscrire dans une commission de leur choix.
Les fondateurs de Ouagadougou, de Bobo Dioulasso, de Koudougou ayant largement adhéré a la tenue du congrès des 4 et 5 décembre il nous fallait informer maintenant les autorités et obtenir les autorisations nécessaires.  Des audiences furent demandées et obtenues avec les ministres en charges de l'Education Laya Sawadogo et Mathieu Ouedraogo. Ils nous ont tous les deux assures de leur disponibilité et même promis d'être la à la cérémonie d'ouverture.
Pour ce qui est du lieu du congrès, je souhaitais qu'elle se tienne dans une salle digne des fondateurs. J'avais garde un mauvais souvenir du centre d'éducation ouvrière ou les anciens avaient tenu le dernier congrès. C'est sûr qu'il y aurait une grande différence de coût, la location en une journée et demi nous a été facturée a 120 000 FCFA, mais l'opération de paiement des cotisations conduite par KINDE était assez prometteuse. Les sommes déjà récoltés nous permettrait de faire face à toutes les charges du congrès a condition d'être rigoureux dans les dépenses.
Il me fallait maintenant définir  ma vision du SYNEPEL, en précisant son organisation  ses  orientations, et les objectifs que je me fixais, de les proposer au bureau d'abord puis ensuite au congrès pour adoption.
Ma vision était une organisation bien structure, fédératrice de toutes les sensibilités et capable de résoudre les préoccupations des fondateurs en privilégiant dans son approche avec ses interlocuteurs, la bonne communication, le dialogue, et le réalisme.
Sur le plan organisationnel: je voulais qu'on change de nom. Je voulais qu'on remplace " Syndicat" par " Union"  pour les raisons suivantes:
- Bien que le terme " syndicat" soit aussi bien employé par les organisations des  travailleurs que par celles des employeurs, il me semblait que la tendance général est que le mot est plus employé par les organisations syndicales des travailleurs que par les organisations patronales.
- Ce mot ne me convenait pas en plus, car une organisation qui se dit syndicale est perçue comme une organisation qui adopte la confrontation violente, la grève, le rejet du consensus comme méthode de résolution des problèmes. Or une organisation d'employeurs n'est pas dans une logique de confrontation avec qui que ce soit.  Je me disais que maintenir le mot "syndicat " dans le nom de notre organisation pouvait nous aliéner la sympathie de quelques interlocuteurs. et même freiner l'adhésion de certains fondateurs qui ont peur de tout ce qui s'assimile a une option de confrontation. Le mot " Union" me semblait plus consensuelle et plus rassembleurs.
Je voulais aussi supprimer le mot " employeur" dans SYNEPEL pour ne garder que  le mot « établissement ». Je souhaitais que qu'on perçoive a travers notre nom l'union des établissements. Bien entendu il reste entendu que les membres de notre union sont les fondateurs.
J'ai mis du temps avant de me fixer sur UNEEPL, " Union Nationale des Établissements d'enseignement Privés Laïc " ce qui m'a fait hésiter est que je le trouvais difficile à prononcer.
Concernant la mobilisation des membres, Je voulais que nos démembrements dans les régions et dans les villes soient vraiment actifs et qu’ils soient soudés au bureau National. Pour cela je proposais de créer des coordinations régionales dans toutes les régions ou existaient des établissements privés. Pour qu'elles soient actives, et rendent compte de leurs activités, les coordonnateurs seront d'office membre du bureau national. qui régulièrement au moins une fois par trimestre se réunirait en session   a Ouagadougou. C'est pourquoi j'ai proposé la création d'un bureau national composée des coordinations régionales et de la structure exécutive que j'ai appelé secrétariat exécutif national. Pour donner une plus grande légitimité à ces coordinations, j'ai proposé que les deux premiers responsables des coordinations soient directement désignés  par le congrès.   Le secrétariat devrait recevoir de veiller a la mise en place qui ne le serait pas au congrès de décembre.
Dans les bureaux précédents, il y avait un seul poste de vice-président, mais sentant les velléités d'indépendance de certains ordres d'enseignement, j'ai pensé que la création d'un poste de vice-président par ordre d'enseignement allait montrer l'importance que notre organisation attache a tous les ordres et qu'il n'y avait aucune considération particulière attachée à un ordre. J'espérais que les vice-présidents qui seraient élus au congrès veilleraient a tisser des liens forts entre tous les ordres d'enseignement.
Il fallait que j’en trouve, qui pouvaient avoir la confiance des fondateurs de son ordre d'enseignement et donc pouvait ramener dans le giron de notre organisation tous ceux qui avaient des velléités d'indépendance.  Pour l'enseignement  supérieur, j'ai vise KINI GASTON  que je connaissais depuis l'université. Son établissement l'ISIG était le plus ancien et le plus grand en termes d'effectifs et d'équipement. Il me semblait qu'il avait toutes les qualités pour être un vice-président rassembleur de l'enseignement supérieur. Je suis donc allé et lui expliquer la vision que j'avais de notre organisation et des avantages qu'elle pouvait engranger pour tous les fondateurs.  Je lui affirme que très sincèrement, je pense qu'il est capable de nous apporter beaucoup dans l'atteinte de nos objectifs. C’est pourquoi Je viens lui demander d'entrer dans le bureau qui allait être constitue par le  congrès de décembre. Après m'avoir pour la confiance, il m'expliqua qu'il n'avait pas beaucoup de temps a lui mais qu'il connaissait un fondateur plus jeune qui pouvait répondre a nos attentes, il s'agissait de Compaore Issa. il me promet de lui en parler et de le convaincre puis ensuite de nous mettre en contact. Quelques jours plus tard, Issa entra en contact avec moi, la première impression qu'il me fit est qu'il semblait très dynamique et ouvert. Il pouvait certainement apporter un plus dans l'association.
Comme dit précédemment, le préscolaire n'était pas solidement ancré au SYNEPEL. Il fallait la aussi trouver un vice président charge du préscolaire a même de rassembler les fondateurs autour de l'association. J'ai pensé à Lucie Soubeiga que je savais frondeuse. Elle l'avait manifesté lors d'une assemblée générale de la section de Ouaga. Elle avait ouvertement exprime son mécontentement sur le traitement d'un dossier par le bureau du SYNEPEL. S'elle acceptait d'intégrer mon bureau, c'était une opposante virtuelle de moins. Je suis donc allé la voir. Son mari Jean Marie Soubeiga est un camarade de classe, on se connaissait donc assez bien. Je lui explique ma vision et mon souhait de la voir intégrer le bureau. Je lui dis a peu près ceci'’ je te fais cette position car très sincèrement je pense que tu en as l'étoffe". Elle me demanda de lui donner un délai de réflexion, mais au final c'est qu'elle acceptait intégrer le bureau.
Les postes de vice-président charge du secondaire et charge du primaire ont été attribué a Tapsoba Christine et kinde Cheick. Le poste de trésorière et de secrétaire général attribues respectivement a Mme Kambou Aissa et Bambara Bruno.
Pour ce qui concerne le mode de scrutin: je souhaitais un scrutin de liste, on élisait d'un seul coup le président et son bureau. En réalité dans beaucoup d'associations le bureau était concocté par un petit groupe de gourous, et l'élection n'était qu'une formalité valide par acclamation. Je voulais de vrais élections ou les le candidat président et son bureau serait vote au scrutin secret. Le côté dérangeant de ce mode d'élection est qu'on ne pas vouloir d'un seul parmi la liste propose mais comme c'est la loi du tout ou rien, on était obligé de s'en accommoder. Il n'y a pas un mode de scrutin qui n'est ses bons et mauvais mais il faut bien en adopter.
En ce qui concerne la durée du mandat et son renouvellement, je n'avais pas des idées bien ancrée. Mais sur proposition de Kinde, j'ai adhère a l'ides de fixer la durée du mandat a été trois ans. D'après lui la plupart des associations affectent un mandat de trois ou quatre ans a leurs dirigeants.
Quelles orientations et quels objectifs, je voulais donner à notre organisation.
Contribuer  a instauré  de bonnes conditions de fonctionnement des établissements privés qui passent  par une amélioration de leur situation financière.
Améliorer auprès de l'opinion publique  l'image ternie des fondateurs par la mise en place d'un code de déontologie.
Améliorer les relations de travail dans nos établissements par la formation des fondateurs et par une relecture de ma convention collective obsolète.
Le 1er grand objectif que je voulais me fixer est l'obtention d'une subvention accordée par l'Etat aux établissements prives. A mon sens c'est le rôle de l'Etat d'offrir une éducation de faire d'eux des citoyens dote d'une bonne moralité, ayant acquis des connaissances et capables de contribuer avec les autres au développement de la société et aux bien être  de ces concitoyens. L'Etat ne peut pas se dérober à son rôle. Mais au vu des moyens financiers actuels de l'Etat et vu l'immensité de la tâche, l'Etat doit accepter que des citoyens l'aident dans cette tâche en construisant et en faisant fonctionner des écoles. C'est l'Etat qui définit le type de citoyens qu'il veut, c'est donc tout. Fait normal qu'il réglemente le fonctionnement et veillant a ce que l'instruction qu'on y dispense est conforme à ses objectifs.
Le rôle de l'Etat ne peut pas se limiter seulement a un contrôle, il faut aussi qu'il aide financièrement ces établissements a bien fonctionner. Globalement la population étant pauvre, elle n'a pas les moyens de payer l'établissement privé demande pour bien fonctionner et offrir a ses enfants une instruction de qualité. C'est pourquoi l'Etat, autant qu'il le peut, doit subventionner les frais de scolarité de tous les enfants inscrits au prive de telle sorte qu'enfants du prive comme du public est le même niveau d'instruction.
Ceux qui visitent les écoles privées dressent une longue liste d'insuffisances: manque d'équipement. Infrastructure inadéquat, salaires faibles du personnel, programme d'enseignement tronque, etc....
Dans la plupart des cas ces insuffisances sont le résultats de l’insuffisance des ressources financières des établissements dues a la faiblesse des frais d'inscription. En subventionnant les frais de scolarité, l'Etat ne rend pas des services aux fondateurs, mais joue son rôle de garant de la bonne éducation des néants burkinabé.
Ce plaidoyer que je me propose de faire en faveur de la subvention ne devrait pas être notre affaire mais plutôt celui des associations des parents d'élèves et de la société civile œuvrant dans le domaine de l'éducation. Si ces associations ne se sont pas encore saisi du problème,peut-être qu'elles n'ont pas une bonne compréhension de la place de l'enseignement prive dans notre système éducation et du rôle de l'Etat étendu de l'Etat dans l'éducation des enfants du Burkina Faso.
Je pense aussi que majoritairement les intellectuels burkinabé sont idéologiquement de gauche, si bien que le l'entreprise privée n'est pas bien perçue.
Une organisation de défense des employeurs ne peut pas utiliser les méthodes de syndicat des travailleurs. Le lockout out est une démarche extrême que les employeurs utilisent très peu.
La démarche privilégié des fondateurs est le lobbying en direction des décideurs en développant des relations très personnelles et amicales avec les responsables, en en communiquant beaucoup et en argumentant solidement.
Avec les syndicats des travailleurs, il fallait aussi communiquer, rester courtois mais très fermes sur les intérêts de nos membres.
Les problèmes restés en suspend et les de fis a relever.
4- le 9ème congrès tenu en décembre 2004 et la mutation de SYNEPEL en UNEEPL
Les commissions mises en place pour assez bien fonctionné. La commission accueil a pu organisée un ballet exécute par les élèves de la source de Mme Soubeiga.
La commission du thème dirigé par Bruno Bambara n'a pas pu rédiger un document a présenter au congrès. Bruno pour des raisons personnelles s'est souvent absenté  et donc n'a pas pu achever le travail.
Au niveau de la communication, la TNB n'était pas au RDV bien que nous ayons à l’ avance règle leur service.
De la cérémonie d'accueil.
Comme dit plus haut, nous avions l'accord des ministres de tutelles pour présider la cérémonie d'ouverture. Mais a cause d'un changement de dernière minute dans leur emploi de temps, aucun d'eux n'a pu venir. Le ministre Mathieu Ouedraogo a délégué a sa place son secrétaire général, Ouedraogo Mahamoudou.
Le Conseil National du Patronat Burkinabe était représenté par Mme Yameogo Secrétaire Général.
L'ouverture a été retarde quelques instants car nous espérions l'arrivée mais hélas il fallait faire sans eux.
Trois allocutions ont ponctuées la cérémonie celle de Mme Tapsoba en tant que présidente du comité national d'organisation, l'intervention de la secrétaire générale du patronat, mon intervention et enfin celle du secrétaire général représentant le ministre de l'enseignement de Base.
Madame Tapsoba d'une voix émue a souhaité comme il sied la bienvenue  a tous nos invité et a tous les congressistes. Mme Yameogo quant a elle a souhaité une bonne session au SYNEPEL et souhaite qu'il sorte renforce. Avant que Le représentant du ministre ne prenne la parole pour procéder a l'ouverture officielle du congrès, la parole m'a été donnée.
J'ai axe essentiellement mon intervention sur les difficultés de l'enseignement due pour l'essentiel a la faiblesse des ressources générées par les frais de scolarité. Mais malgré cela, les établissements dans leur grande majorité fonctionnent et même donnent de bons résultats. En témoignent les taux de succès remarquables enregistres par le privé au CEP, BEPC, Baccalauréat.
J'ajoute que si malgré ses résultats, le prive fonctionnent et fait de bons résultats, c'est dû,  je le révèle, aux énormes sacrifices consentis par les acteurs du système prive: enseignants qui ont des salaires faibles, inférieurs de loin a ceux de leurs collègues du public et fondateurs qui bien ayants  investis des sommes colossales dans leurs établissements  tirent des bénéfices qui parviennent a peine à subvenir a leurs besoins.
Enfin je tire la sonnette d'alarme, l'État doit faire quelque chose doit apporter une aide financière au prive afin qu'il continue a le soutenir convenablement dans son rôle régaliens d'éducation et de formations des enfants burkinabé.
Discours prononcés par le Vice-président du SYNEPEL :
Monsieur Harouna TOGUYENI
Lors de la cérémonie solennelle d’ouverture du 9ème congrès du SYNEPEL
Monsieur le Représentant du Ministre de l’Enseignement secondaire,  supérieure et de la recherche scientifique
Monsieur le Représentant du Ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation
Messieurs les Représentants des organisations sœurs :Union Nationale de l’Enseignement Scolaire Catholique, Enseignement Protestant et Enseignement  franco-arabe
Messieurs les Représentants des organisations syndicales des travailleurs de l’Educations.
Chers invités
Cher Collègues Fondateurs et Employeurs de l’Enseignement Privé
Le Bureau National du Syndicat National des Employeurs des Etablissements Privés d’enseignement libre vous  remercie  très sincèrement pour avoir bien voulu honorer de votre  présence la présente cérémonie malgré vos emplois de temps que nous savons chargés.
Nous nous  excusons  des possibles désagréments que vous auriez  subi ou vous pourriez subir  du fait d’une imperfection de l’organisation de la cérémonie.La tenue d’un congrès fait partie des évènements très forts dans la vie d’une organisation. Elle permet à l’organisation de s’arrêter un moment pour :
-faire le bilan des activités menées
-Confirmer ou Redéfinir ses objectifs et missions
-Dégager les actions futures.
-   Choisir ses nouveaux dirigeants.
Le Congrès du SYNEPEL n’échappera pas à ce schéma.
Le présent Congrès du SYNEPEL se tient 6 ans après le précédent qui a eu lieu en Août 1998. Les statuts prévoient la tenue d’un Congrès tous les 2 ans. Le Bureau National  n’a pas pu respecter cette disposition. Ce sont les contraintes matérielles et organisationnelles qui ne l’ont pas permis.
Le SYNEPEL est l’organisation professionnelle et syndicale des fondateurs d’établissements privés laïcs de tous les ordres d’enseignement : préscolaire, primaire, secondaire général et technique, supérieur, et formation professionnelle.
Le SYNEPEL est une organisation syndicale parce qu’il défend les intérêts matériels et moraux de ses membres partout où ils sont menacés.
Mais le SYNEPEL n’est pas uniquement une organisation syndicale, il peut prendre des initiatives ou engager des actions en direction de toute structure de l’Etat, toute institution internationale, toute organisation non gouvernementale et tendant à la promotion de l’enseignement privé.
Au cours des 6 années écoulées, le BN a travaillé activement dans le sens des résolutions et motions adoptées lors du 8ème congrès de notre organisation. D’importants acquis ont été obtenus :
-les cahiers de charges des enseignements privés primaire, secondaire, et supérieur ont été revus ou élaborés là ou ils n’existaient pas.
-Les dettes des établissements privés vis à vis de la CNSS , qui avaient été générées pendant la période allant de 1983 à 1993 ont été annulées.
-La question de l’IUTS des professeurs vacataire est en voie de résolution
-Les recrutements d’enseignants en cours d’année scolaire et qui causaient de graves préjudices à l’enseignement privés sont amoindris.
-Les impôts payés par les établissements privés ont été clarifiés pat la direction générale des impôts.
-Les chefs d’établissements de l’enseignement privé ont reçu des formations appropriées au cours d’un séminaire.
- Le BN a été convié à assister aux CASEM et autres structures de concertation des ministères.
-La tentative de fermeture d’une école sous prétexte que les cris des enfants dérangeaient un dignitaire voisin de l’école a été contrée.
Au cours de cette période, le gouvernement du Burkina Faso a initié des actions en faveur de l’enseignement privé. Ainsi dans le cadre du PEPP des écoles et classes ont été construites et mises à la disposition du privé en location-vente, gestion déléguée, et classes complémentaires.
Le PDEB prévoit aussi la construction des écoles en faveur du privé.
Mais toutes les actions entreprises par le BN n’ont pas été soldées par des succès :
Nous n’avons pas pu obtenir la réhabilitation et l’indemnisation des fondateurs ayant subi des pertes et dommages pendant la période d’exception au cours de laquelle leurs établissements leur avaient été confisqués.
Nous n’avons pas pu aussi acquérir un siège pour notre organisation.
Le BN souligne qu’au cours de ces 6 années, les autorités ministérielles en charge de l’éducation ont toujours prêté une oreille attentive à nos diverses sollicitations.
Nous profitons de cette occasion pour remercier le Ministre des enseignements secondaire et de la recherche scientifique, le Ministre de l’enseignement de base et de l’alphabétisation pour tous les actes posés en faveur de l’enseignement privée ;
Mesdames Messieurs,
Le congrès du SYNEPEL se tient à un moment ou on assiste à une explosion de l’enseignement privé. De nombreuses écoles maternelles, primaires, secondaires et supérieures sont construites, équipées et ouvertes partout dans les villes et villages du Burkina Faso. Des centaines de classes ont été construites.
Un tableau succinct de l’enseignement privé se présente ainsi qu’il suit :
Sur tout le territoire national on compte plus de 1000 établissements d’enseignements privés  tous ordres et toutes catégories confondus.
Des milliers d’enfants du Burkina Faso sont scolarisés dans des établissement d’enseignement privé.
A la maternelle : plus de 90% des enfants scolarisés sont inscrits dans des préscolaires privés.
Au primaire : c’est approximativement 15% des enfants du Burkina Faso qui sont inscrits dans des écoles privées.
A secondaire : près de 50% des collèges et lycées du Burkina Faso sont des établissements privés et au moins 1 élève sur 3 suit des cours dans un établissement d’enseignement général privé. Dans l’enseignement secondaire technique privé c’est 75% des élèves qui sont inscrits au privé.
Au supérieur : l’enseignement privé fait ses premiers pas, mais d’année en année  le nombre d’étudiants inscrits ne fait que croître. L’enseignement supérieur privé offre aux étudiants des filières de formation qu’on ne trouve pas dans l’enseignement public.
Plus de 6000 classes ont été construites par le privé, ce qui fait un cumul en  investissement immobilier de plus de 12 milliards de FCFA
Du point de vue de l’Emploi, c’est plus de 4 milliards de FCFA que l’enseignement privé verse chaque année en salaire à ses travailleurs.
IL faut donc le reconnaître, Le privé aide l’Etat à réaliser une de ses missions  fondamentales qu’est la formation  des élèves d’aujourd’hui, citoyens et acteurs futurs de la vie nationale.
Une nation ne peut se développer de manière importante et durable que si elle assure une solide formation à ses enfants.
L’enseignement privé réussit dans sa mission  et fait le bonheur de beaucoup d’élèves et de parents d’élèves.
En effet, c’est dans le privé, et pas seulement le privé confessionnel, que les écoles réalisent les taux de succès les plus élevés aux divers examens scolaires.
Au CEP : Ne pas réaliser un taux de succès de 100% est considéré comme un échec pour beaucoup d’établissements privés.
Au BEPC : La moyenne nationale ne dépasse guère les 40%, mais combien d’établissements privés sont au dessus de ce score ? A vrai dire ils sont nombreux. C’est dans les écoles privés qu’on trouve la meilleure organisation le taux d’encadrement  est élevé. Dans la plupart des écoles, les classes ne sont pas surchargées, et c’est dans nos rangs qu’on trouve les écoles qui respectent  la réglementations de limitation des effectifs dans les classes.
Le suivi des élèves est réel
Les programmes d’enseignement sont respectés. Malgré tout cela, quelques préjugés anciens demeurent. On trouve toujours des personnes qui soutiennent que :La plupart des fondateurs d’établissements sont des gens cupides qui ne sont intéressés que par le profit ;  ne paient pas leurs enseignants et quand ils le font ce sont des salaires de misère qu’ils leurs versent.
L’indiscipline est la caractéristique des établissements privés. On ne trouve dans le privé, qu’un ramassis d’élèves, exclus des écoles  publiques, pour indiscipline ou incapacité de suivre les cours. Les conditions officielles de passage ou de redoublement sont bafouées pour des raisons autres que pédagogiques.
Pour l’essentiel, ces propos sont faux ou pour le moins exagérés . C’est vrai on trouve en notre sein quelques brebis galeuses, peu respectueuses de l’éthique et de la déontologie propre à l’enseignant, mais ils sont loin de constituer la majorité. L’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Le thème du présent congrès est "Renforcement du SYNEPEL pour un véritable partenariat avec l’Etat".
Les membres du SYNEPEL se rendent bien  compte de l’importance de l’enseignement privé. Ils se rendent compte aussi que les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.  Il reste  beaucoup de choses à faire dans le cadre de partenariat entre l’Etat et les structures organisées de l’enseignement privé. La faiblesse des rapports entre l’Etat et notre Structure est dans une certaine mesure due à notre insuffisance organisationnelle. Quelques fondateurs bien qu’adhérant du SYNEPEL restent en marge  des activités qu’il mène. Ils reprochent quelques fois aux  dirigeants l’insuffisance des résultats dans la défense et la promotion de l’enseignement privé.
Notre organisation n’a pas une grande visibilité et n’a pas donc la considération qu’elle mérite  au regard du nombre de ses membres et à  la noblesse des activités qu’ils mènent. C’est pourquoi nous avons décidé de réfléchir sur les  bases organisationnelles de notre mouvement qui doivent conduire à une plus grande adhésion des fondateurs et renforcer les liens entre eux et le SYNEPEL. Il s’agit pour nous de définir clairement nos ambitions et nos objectifs, de dégager des plans d’action. Une fois que nous aurons réussi à renforcer notre organisation nous pourrons alors engager des négociations avec l’Etat pour asseoir des conventions qui puissent conduire à un épanouissement de l’enseignement privé. Une autorité l’a dit, L’Etat ne peut négocier des conventions sérieuses qu’avec des structures bien organisées. La balle est donc dans notre camp. Les promoteurs d’établissements privés laïcs rencontrent beaucoup de difficultés pour faire fonctionner leurs écoles. Pour la plupart d’entre nous les ressources dont nous disposons sont maigres. Elles proviennent pour l’essentiel des frais de scolarité que versent les élèves. Notre pays étant pauvre les moyens des populations sont fort limités et dans la fixation des frais de scolarité, les fondateurs sont obligés de s’aligner sur le niveau de vie réel des riverains de leurs écoles. Les ressources engrangées n’arrivent pas dans beaucoup de cas à faire fonctionner les établissements à un niveau acceptable et une des conséquences est que les enseignants n’ont pas un salaire comparable à leurs homologues de la fonction publique.  Nous avons réalisé une étude dans le cas d’un établissement secondaire, ouvert depuis 10 ans et des effectifs de 60 élèves par classe, en moyenne. L’Etude  a montré que le coût réel de formation d’un élève varie de 175 000FCFA à 200 000FCFA par an. Or actuellement la moyenne des frais de scolarité sur le territoire national se situe autour de 50.000F CFA. Il y a là une énorme différence entre le coût réel et le coût pratiqué.
L’étude réalisée dans  les cas d’établissements primaire et supérieure conduirait au même résultat.
La  question qui se pose alors est : qui paie la différence ? Puisque les établissements privés continuent de fonctionner et bien fonctionner .La réponse est claire: ce sont le fondateur, le personnel administratif et le personnel enseignant qui paient la différence. Ils acceptent une amputation de leurs revenus légitimes et continuent à assurer leurs cours  et faire fonctionner leurs établissements. Les sacrifices ainsi consentis par tout ce personnel doit être reconnu. Et on doit leur rendre justice. Pour notre part, nous félicitons les fondateurs, les personnels administratif et enseignant  de l’enseignement privé laïcs pour tous les sacrifices consentis pour que des milliers d’enfants du Burkina Faso puissent accéder à l’instruction au savoir et soient de futurs acteurs du développement de notre pays.
Reconnaître notre  sacrifice est un pas important, mais il ne faut pas s’arrêter là et continuer de nous demander de nous sacrifier.  Il faut y remédier.
L’Etat doit nous soutenir  en subventionnant ou en finançant l’enseignement  privé.
On ne doit pas prendre prétexte des dividendes que retireraient les fondateurs, de cette activité pour refuser ou retarder cette intervention. Les travailleurs aussi en tireront profit car cela permettrait de revaloriser la fonction du personnel de l’enseignement privé et  les rétablir dans  leur dignité.
Mesdames Messieurs
En réalité le soutien qu’apportera l’Etat à l’enseignement privé laïc profitera tout compte fait aux enfants du Burkina Faso. La qualité de l’enseignement s’améliorera et les futurs dirigeants qui sortiront de ces écoles privées seront mieux formés, donc aptes à affronter efficacement les défis du monde moderne. L’avenir radieux n’a pas de prix.
Je vous remercie
Mon appel n'a pas eu un grand retentissement a cause de l'absence des médias et surtout de la télé. Mais mon discours a été je crois bien accueilli par les fondateurs qui marque la fin par un tonnerre d'applaudissement.
La 1ère séance plénière:
Après le retrait des invités, le bureau exécutif  avant de livrer son bilan moral et financier fera un contrôle rapide des présences, la participation était bonne, les fondateurs de Ouaga étaient en nombre, les bobolais sont venus avec une forte délégation, de banfora, de fada, sont venus des fondateurs.
Après ce contrôle le bureau procéda a la lecture du bilan moral et du bilan financier de ses 6 ans de mandats.
Les congressistes pouvaient bien comprendre que le bilan ne pouvait pas être exhaustif, les deux principaux acteurs n'étant pas la. La présidente ayant démissionnée pour des raisons personnelles et Notre trésorière Marie Louise ZOMODO étant décédée  au cours de ce mandat.
Les travaux en commission:
, le congrès continu par les travaux en commission: deux commissions sont mises en place, la commission statut et règlement intérieur dont j'ai confié la présidence a Ismael TOURE, et la commission du thème confie a Haidara Aboubacrine de Bobo Dioulasso.
La commission du thème n'avait pas un document de travail, comme dit plus haut, Bruno a qui j'avais confié la rédaction n'avait pas pu le faire. Les membres de la commission ont procédé à des échanges sur le thème  et consignées quelques notes de leurs débats.
La commission "statut et règlement intérieur " avait un document de bases que j'avis beaucoup contribue a rédiger. L'essentiel de mes souhaits et orientations s'y trouvait consigné.
La commission a procédé a quelques amendements légers mais l'essentiel de l'ossature est demeurée.
La séance plénière qui suivit la fin des travaux, a adopté sans trop de difficulté les résultats des travaux de commission et surtout les nouveaux statuts et règlements qui contenaient beaucoup d'innovations par rapport aux anciennes.
Ensuite il fallait maintenant passer à l'élection du président et de son bureau. Bien qu'ayant vote le nouveau statut et règlement qui fixe les règles d'élection, quelques réticences ont observées. Quelques uns voulaient qu'on élise les uns à la suite des autres tous les membres du bureau malgré les dispositions qu'ils venaient a peine de voter.
Je n'ai pas accepté. Et comme la plupart tenait a m'élire a la présidence ils étaient bien obliger de se ranger. Néanmoins je leur ai fait une concession, c'est le président élu qui propose les candidats aux différents postes et l'assemblée le vote ou le rejette.
Il faut souligner que quelques minutes avant le vote, je n'avais pas mon bureau au complet. C'est sur place, qu'aidé par Mme Tapsoba, j'ai pu contacte certains pour leur demander de bien vouloir faire partie du bureau. Mais malgré cette précipitation, j'ai fait de bonnes recrues.
Sont de cela madame Bambara Carole, Akpode Pascal, Traore Seydou,
J'étais seul candidat, et j'ai été élu presque a l'unanimité par les congressistes.
Tous les autres membres du bureau que j'ai présente ont été également élus.
Le bureau élu se présente ainsi:
Président: Harouna Toguyeni
Vice-président charge de l'enseignement secondaire: christine Tapsoba
Vice président charge de l'enseignement supérieur: Issa Compaore
Vice-président charge de l'enseignement primaire: cheik Kinde
Vice-président charge du préscolaire. Lucie Soubeiga
Vice-président charge de l'enseignement technique: Ismael Toure
Secrétaire Général : Bruno Bambara
Secrétaire général adjoint: Joseph SABA
Trésorier Général: aissa Kambou
Trésorier adjoint: Pascal Akpode
Secrétaire à l'organisation: Bruno Bamabra
Secrétaire à l'information : Awa Carole Bambara
Secrétaire aux affaires sociales: seydou Traore
C'était une grande étape de franchie, il fallait maintenant passer a la mise en place des coordinations. Régionales. Il n'y avait que quatre régions représentées au congrès. Apres concertations les membres de ces coordinations présents ont proposé au congrès qui a validé la liste de leurs dirigeants. Ainsi Ouedraogo Christophe qui assurait la transition depuis mon passage a Bobo a été désigné  coordonnateur des hauts bassins avec comme adjoint Traore Serge. SOU SIE sylvain est désigné coordonnateur des cascades avec pour adjoint Hématome Bassie. Les fondateurs du centre n'ont pas pu se concerter, mais sur ma proposition, Sedogo Jean Baptiste est élu coordonnateur du centre avec comme adjoint Kabore Valentin. Le congrès a donné mandat au bureau national entrant d'œuvrer a la mise en place des coordinations dans les autres régions.
Des motions ont été adoptés dont une concernant la subvention de  l’enseignement privé par l’etat, et ainsi libellé :
Considérant que l’éducation est un pilier du développement d’une  Nation,
Considérant le nombre important d’élèves du Burkina Faso inscrits dans les établissements d’enseignements  privés
Considérant que les établissements privés soutiennent l’Etat dans son rôle fondamental qu’est l’instruction et la formation des enfants du Burkina Faso.
Considérant que les établissements privés participent activement à la lutte contre la pauvreté et au développement du pays.
Considérant la faiblesse des ressources des établissements privés liés aux faibles taux des frais de scolarité.
Considérant les difficultés de recouvrement des frais de scolarité que rencontrent les établissements privés.
Considérant que les frais de scolarité pratiqués sont en dessous des frais de scolarité qui devraient être normalement perçus
Considérant les sacrifices consentis par les promoteurs et le personnel enseignant et administratif des établissements d ‘enseignement privés pour faire fonctionner leurs établissements.
Le  IX° congrès de l’UNEEP-L tenu à OUAGADOUGOU les 16 et 17 décembre 2004
CONCLUT que la subvention de l’Enseignement privé par l’Etat est une nécessité
DEMANDE  à nos  Ministres chargés de l’Education  d’ouvrir le plus tôt possible des discussions avec l’UNEEP-L sur les rapports entre l’Etat  et l’Enseignement Privé en vue de la conclusion d’une convention de subvention de l’Enseignement privé laïc
Le Congrès
Avant de déclarer clos le 9ème congrès, le nouveau bureau a remercié les uns et les autres pour la confiance placée en eux et s'engage a mener à bien toutes les résolutions qui ont été adoptées par ce congrès. C'est par un tonnerre d'applaudissement que rendez-vous a été pris pour le 10 eme congrès dans trois ans.
5-  mes deux mandats de 2004 a 2007 et 2007 a 2010
a- les défis à relever.
La mise en place des structures et le fonctionnement régulier de notre organisation.
- la mise en place des autres coordinations.
Les missions de mise en place des coordinations ont été réparties entre les membres du secrétariat exécutif. La procédure arrêtée consistait a faire convoqué par le SE,  les fondateurs des  différents établissements en une assemblée générale constitutive de la section  sous le couvert du directeur régional du MESSRS. La répartition des missions entre les membres du secrétariat exécutif a été ainsi établie: région Nord, Bruno Bambara et moi
Région centre Sud : moi encore
Région Sahel et région centre Nord : traore seydou et Akpode
Région boucle du Mouhoun: Joseph SABA
Les caisses de Uneepl étant peu fournies, il était demande aux différentes délégation de faire des sacrifices. Les  indemnités qui allaient leur être allouées ne pouvait pas faire face aux frais engagées. C'est avec plaisir que j'ai vu les délégations s'engager avec enthousiasme dans leurs missions.
Akpode et traore seydou ont esquinté leurs véhicules respectivement sur les routes de Dori et de Dedougou. Aucune somme ne leur a été allouée pour les aider dans les réparations.
Pour ma part, J'ai commencé par Kombissiri qui bien que n'étant pas chef-lieu abritait plusieurs établissements  prives et surtout se situait au centre de la région dont le chef-lieu était Manga.
Avant de m'y rendre, j'avais pris contact avec salif ouedraogo fondateur, en lui demandant de contacter les autres établissements de sa région. L'assemblée générale tenue au lycée yenenga na enregistré que quatre établissements sur une dizaine, c'était peu mais suffisant pour mettre en place la coordination régionale. Salif ouedraogo a été élu coordinateur régional.
Après Kombissiri, je me suis rendu en compagnie de Bruno Bambara a Ouahigouya, chef-lieu de la région Nord. Nous y sommes rendus dans ma voiture, une Mercedes 190. Nous n'avons eu aucun ennui mécanique. A Ouahigouya, la mobilisation des fondateurs étaient plus importante. Le direction régionale avait largement diffusé l'information. Il était lui-même présent à l'ouverture de la séance. L'AG s'est très bien passé, les fondateurs ont manifesté beaucoup d'intérêts pour les d'informations que nous leurs apportions. Après des échanges, nous avons procédé a la mise en place du bureau de la coordination.
A la fin des missions, toutes les régions sauf la région du Sahel avaient leurs coordinations mises en places.
- la tenue régulière des sessions du bureau national et du secrétariat exécutif
Comme prévu par les statuts, le BN est constitué du SE et des coordonnateurs régionaux. Il se réunit trois fois au cours d'une année scolaire, la 1ère session avant le mois de décembre, la 2ème au mois de mars, et la dernière session en juillet avant d'aller en vacances.
Au cours de mes deux mandats, toutes les sessions statutaires du BN se sont tenues. Sauf cas de forces majeures, les membres ont rarement manqués aux travaux.
Quant aux réunions du secrétariat exécutif, il était prévu qu'elles se tiennent toutes les deux n'a été o semaines.la aussi aucune défaillance n'a été observée.
Pour permettre aux différentes membres du SE de tisser des liens entre eux, Il a été décidé de faire des réunions tournantes dans leurs établissements.
Les
- le raffermissement des liens avec l'administration publique.
- l'obtention de la subvention des établissements d'enseignement prive laïc par l'état
b- les questions a résoudre
c- les avantages obtenus pour l'enseignement privé
- la convention d'éducation. Avec l'Etat et la subvention de 250millions.
En mars 2005, Blaise Compaore en campagne politique pour sa réélection décide de rencontre différentes composantes de la société dont les opérateurs du  secteur privé. Je vis une aubaine inespérée de m’adresser directement au chef de l’Etat, lui expliqué les difficultés de l’enseignement et demander une subvention pour l’enseignement privé. Lors de la préparation de cette rencontre avec le chef au siège du CNPB, BATIONO Xavier après les justifications que  j’ai leur ai donné sur la justesse de demande m’a suggéré de dire clairement que nous voulons la même aide que l’état accordait déjà à l’enseignement catholique. Moi j’étais un peu gêné de faire un parallèle avec l’enseignement catholique, mais j’ai trouvé la proposition de BATIONO très pertinentes et j’ai donc décidé d’évoquer la subvention à l’enseignement catholique dans mon exposé.
Le jour de la rencontre, je suis Venu parmi les premiers pour être aux premiers rangs et ainsi être sur que je pourrai avoir la parole et pourquoi pas  être parmi les premiers. Les derniers dans un meeting à prendre ne sont généralement pas bien écoutes à cause de la fatigue des auditeurs.
Après les différentes introductions Blaise donna la parole aux participants. Une liste fut ouverte, et je fus inscrit parmi les 10 premiers.
Enfin de sensibiliser le président j’avais décidé de faire un discours pas très long, de faire quelques compliments au président, de parler très fort. L’émotion qui forcément transparaîtrait dans ma voix attirerait l’attention du président.
Il y avait les ministres chargés de l’éducation nationale dans la salle, le ministre Laya SAWADOGO et le ministre Mathieu Bonkoungou. Il arrivait que le président Blaise Compaore donne la parole pour lui fournir un éclairage avant de donner sa réponse aux sollicitations de l’orateur. J’espérais vivement que mes deux ministres n’allaient pas démolir toute mon argumentation et empêcher ainsi le président d’accéder à ma requête. Tenant compte de leur présence, j'avais biffe dans mon discours tout ce qui pouvait les contrarier. A défaut d’avoir leur soutien, j'espérais leur neutralité.
À mon tour de parole, je pris la parole et avec une voix chevrotante je lui tiens  le discours suivant
Excellence, Monsieur le Président du Faso
Excellence, Monsieur le 1er Ministre 
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement.
A la suite des premiers intervenants, je voudrais au nom de tous les fondateurs et employeurs d’établissements d’enseignement privés laïc, vous remercier pour avoir bien voulu organiser cette rencontre. C’est une occasion inestimable pour nous de pouvoir dialoguer avec vous, d’exposer directement au chef de l’Etat, la situation dans les établissements d’enseignement privés laïcs.
Nous sommes très heureux de constater encore une fois que le président Blaise Compaoré est véritablement à l’écoute de toutes les couches sociales du pays.
L’union Nationale des établissements d'enseignement privés laïcs regroupe les fondateurs et employeurs des établissements d’enseignement privé laïcs du préscolaire, du primaire, du secondaire, et du supérieur.
L’enseignement privé contribue dans une forte proportion à l ‘éducation au Burkina faso.
Un tableau succinct de l’enseignement privé se présente ainsi qu’il suit :
Sur tout le territoire national on compte plus de 1000 établissements d’enseignements privés  tous ordres et toutes catégories confondus.
Des milliers d’enfants du Burkina Faso sont ainsi scolarisés dans des établissements d’enseignement privé.
A la maternelle : la grande majorité des enfants scolarisés sont inscrits dans des préscolaires privés.
Au primaire : c’est approximativement 15% des enfants du Burkina Faso qui sont inscrits dans des écoles privées.
A secondaire : près de 50% des collèges et lycées du Burkina Faso sont des établissements privés et plus de 33% des élèves du secondaire général suivent des cours dans un établissement d’enseignement privé. Dans l’enseignement secondaire technique c’est près de 75% des élèves qui sont inscrits au privé.
Au supérieur : l’enseignement privé fait ses premiers pas, mais d’année en année  le nombre d’étudiants inscrits ne fait que croître. On dénombre plus d’une vingtaine d’instituts privés. L’enseignement supérieur privé offre aux étudiants des filières de formation qu’on ne trouve pas dans l’enseignement public.
Sur le plan des infrastructures, plus de 6000 classes ont été construites par le privé,
Du point de vue de l’Emploi, c’est plus de 4 milliards de FCFA que l’enseignement privé verse chaque année en salaire à ses travailleurs.
On peut sans risque de se tromper dire que L’enseignement privé aide l’Etat à réaliser une de ses missions  fondamentales qu’est la formation  des élèves d’aujourd’hui, citoyens et acteurs futurs de la vie nationale.
Une nation ne peut se développer de manière importante et durable que si elle assure une solide formation à ses enfants.
L’enseignement privé réussit dans sa mission  et fait le bonheur de beaucoup d’élèves et de parents d’élèves.
En effet, c’est dans le privé, et pas seulement le privé confessionnel, que les écoles réalisent les taux de succès les plus élevés aux divers examens scolaires.
Au CEP : Ne pas réaliser un taux de succès de 100% est considéré comme un échec pour beaucoup d’établissements privés.
Au BEPC : La moyenne nationale ne dépasse guère les 40%, mais combien d’établissements privés sont au-dessus de ce score ? A vrai dire ils sont nombreux.
C’est dans les écoles privées qu’on trouve la meilleure organisation
-le taux d’encadrement  est élevé. Dans la plupart des écoles, les classes ne sont pas surchargées, et c’est dans nos rangs qu’on trouve les écoles qui respectent  la réglementation de limitation des effectifs dans les classes.
-Le suivi des élèves est réel
Malgré tout les promoteurs d’établissements privés laïcs rencontrent beaucoup de difficultés pour faire fonctionner leurs écoles.
Les conditions de travail de nos travailleurs et les conditions d’études de nos élèves ne sont pas en général très satisfaisantes et sont en deçà de nos souhaits.
Les ressources engrangées par les frais de scolarité sont insuffisantes pour face à toutes les charges de fonctionnement.
Elles ne permettent pas de construire et d’équiper correctement les établissements en matériels didactiques et pédagogiques.
les rémunérations servies aux enseignants sont relativement faibles et en général inférieures à celles de leurs homologues de la fonction publique.
Monsieur le Président du faso,
Conscient du rôle important que joue l’enseignement privé, l’Etat apporte déjà un appui. Le projet enseignement post primairePEPP et le programme décennal de développement de l’enseignement de base PDDEB ont réservé des volets importants à l’enseignement privé.
Mais les difficultés sont toujours là, tenaces.
Nous savons que les ressources de notre pays sont forts limitées, mais n’avons pas d’autres solutions que de nous tourner vers  l’Etat en lui demandant un soutien plus accru.
Nous souhaitons que le gouvernement engage une discussion avec nous pour définir les formes nouvelles de soutien qu’il peut encore nous apporter.
Nous souhaitons : - une subvention de l’enseignement privé laïc à l’instar de celle qui a été signé avec l’enseignement privé catholique et de ce qui se passe dans la sous région
- une fiscalité plus adaptée à l’enseignement privé
Ce   soutien à l’enseignement privé laïc est un soutien aux enfants du Burkina Faso et au Burkina Faso.  L’amélioration de la  qualité de l’enseignement de l’enseignement privé favorisera  la formation de futurs dirigeants compétents, aptes à affronter efficacement les défis du monde moderne.
Nous vous remercions Monsieur le Président du Faso,
Ouagadougou le 14 mars 2005
Le président du Faso très certainement touche par cette intervention me posa alors quelques
1-Quel est votre établissement ? Réponse : Cours Privé Marie Curie au secteur 28 de Ouagadougou.
2-Quel effectif ? Réponse : environ 1000 élèves.
3-Est ce qu’il y a des grèves d’élèves chez  vous ? Réponse : Presque pas, Excellence, nos élèves sont très disciplines.
S’en suit un petit temps de silence, et Le président fait cette déclaration formidable. Je prends en compte les préoccupations de l’enseignement laïc et je l’inscris sur ma feuille de route.
Cette déclaration est un coup de tonnerre, j’ai failli crier toute ma joie dans la salle. J’avais en effet gagner une bataille, la plus autorité avait compris nos problèmes et s’engageait à y trouver une solution. Nul ne pouvait encore s’opposer à ce que nous ayons une subvention.
Les ministres présents dans la salle qui aurait pu contrecarré notre sollicitation n’ont même pas été consultée. Le chef de l’Etat a pris seul sa  décision.
Apres moi la parole à été donné à deux autres intervenants et compte de l’heure relativement avance il a été décidé qu’on allait suspendre les interventions et demander à tous ceux qui n’ont pas pu prendre la parole de remettre la déclaration écrite qu’il voulait faire au secrétariat général du gouvernement. Le délégué des commerçant du marché Rood woko a force pour prendre la parole. Il a été expliqué qu’il a été mandaté par tous les commerçants du marché, et  s’il ne disait de vive voix au chef de l’Etat les préoccupations de ses collègues, il aurait tous les problèmes à son retour. Les autres ne lui en voudraient d’avoir été incapables de remplir sa mission. Touché par cela, le chef de l'état l’autorise exceptionnellement a s’exprimer.
Je me suis alors rendu compte de la bonne idée que j’avais eu de venir parmi les premiers et de me placer à la bonne place.
La suite de l’engagement du chef de l’Etat.
Je savais que l’engagement du chef de l’Etat resterait au stade d’une déclaration si nous ne menons pas des démarches auprès des services de la présidence et des ministres intéressés pour qu’ils l’inscrivent dans leur programme d’activités.
Le bureau de l’UNEEPL décide alors : de déposer un dossier complet de notre demande de subvention à la présidence et une copie auprès des ministres chargés de l’éducation  nationale. Le dossier était composé  d’une étude complète que nous avions déjà réalisé sur l’état des lieux  des établissements d’enseignement privés laïcs et partant de la nécessité d’une subvention de l’Etat à ces établissements.
Le ministre Laya Savadogo réagit à notre lettre et met en place une commission chargée d’étudier la question de la subvention de l’Etat à l’enseignement privé. C’était notre deuxième victoire. De manière concrète o s’acheminait vers la subvention. La commission bipartite était composé en nombre égal de représentants de l’UNNEPL et de l’Etat. Elle était présidée par un conseiller du ministre Kangoye Larba. L’UNEEPL avait pour représentant Compaoré Issa, TOURE Ismael, SEDOGO Jean Baptiste, TAPSOBA Christine, KINDE Cheik et moi-même.
De côté de l’Etat, il y avait comme représentant du Messrs Kam be Didier, du MEBA KONKOBO Mathias et des représentants du ministère des finances, du ministère de la fonction publique, du ministre de l’action sociale.
La commission avait un mois pour déposer ses conclusions.
A l’ouverture des travaux, j’ai prononcé le discours suivants
Mesdames et messieurs
L’Union Nationale des Etablissements d’Enseignement Privé Laïc UNEEP-L se réjouit de la tenue de la présente session de discussion entre le MESSRS et l’UNEEP-L sur une convention de subvention de l’ETAT à l’enseignement privé laïc.
Cela marque  non seulement La reconnaissance par l’Etat du rôle important que joue l’enseignement privé laïc dans la scolarisation des enfants du Burkina Faso mais aussi des difficultés qu’à cet Enseignement d’offrir toutes les conditions adéquates d’un enseignement de qualité aux élèves malgré la bonne volonté des fondateurs.
C’est aussi le début de l’acceptation par l’Etat de son devoir d’aider l’enseignement privé à surmonter ses difficultés.
L’enseignement privé aujourd’hui, c’est approximativement 15% d’élèves au  primaire , et 40% d’élèves dans le secondaire
Et des effectifs en croissance dans l’enseignement supérieur privé.
Les propositions que nous allons adopter auront une répercussion sur l’avenir de milliers d’enfants du Burkina Faso.
Au cours de nos  travaux, Il faudra faire preuve de beaucoup d’audaces, d’un  large esprit d’ouverture en ayant constamment en tête l’intérêt général des élèves et du personnel enseignants des établissements privés.
Il faudra aussi se souvenir que Le Burkina Faso ne pourra pas mener à bien son programme de développement et réussir sa  lutte contre la pauvreté si tous ces enfants qui sont dans le privé ne reçoivent pas une instruction appropriée.
Le gouvernement du Burkina Faso a déjà signé une convention de subventions avec l’enseignement privé catholique. L’UNEEP-L se félicite de cette signature.
Aujourd’hui, ce sont les discussions avec l’enseignement privé laïc en vue d’aboutir aussi à la signature d’une convention. Bien qu’il y ait bien de différences entre ces deux catégories d’enseignement, il n’en reste pas moins que dans leur  finalité qu’ ils  œuvrent tous pour l’éducation des enfants du Burkina Faso afin que demain ils soient des acteurs conscients, qualifiés du développement de notre pays.
Dans ce sens, l’enseignement privé laïc mérite  aussi la signature  d’une convention de subvention
Le document de base qui sera utilisé a été rédigé par l’UNEEPL. Les proposition que nous avons faites tiennent compte des conditions  existantes dans nos établissements et qui ont été mises en évidence lors de l’Etude que nous avons faite sur la problématique du soutien de l’Etat à la gestion des établissements d’enseignement privé laïc du Burkina Faso..
Les frais de scolarité généralement pratiqués sont nettement en dessous des frais de scolarité efficaces. Cette distorsion entre ces deux frais a bien sûr une incidence importante sur le fonctionnement des établissements privés et qui se traduise par :
la faiblesse ou l’absence d’équipement pédagogiques et sportifs
Le recrutement essentiellement de professeurs vacataires en violation des cahiers de charges.
Non-respect des volumes horaires.
Salaires bas des travailleurs.
Insuffisance du personnel d’encadrement.
Arrêt des cours avant la fin de l’année.
Infrastructures en mauvais état.
Etc….
Cette situation ne doit pas perdurer.
C’est un devoir de l’Etat d’analyser objectivement la situation et de prendre la décision qui s’impose.
A notre sens cette décision consiste à intervenir dans la gestion des établissement en leur apportant l’aide appropriée.
D’autres pays l’ont fait. En France par exemple, l’Etat prend en charge la totalité des salaires des établissements sous contrat et leur apporte un appui financier dans leur fonctionnement.
Les fondateurs, les enseignants, les élèves des établissements sont à l’écoute des conclusions qui sortiront de notre réunion. Leurs conditions de vie et d’études en dépendent. Nous ne devons pas les décevoir.
Avant de finir nous tenons à remercier très sincèrement le Ministre des Enseignements Secondaires pour une bonne compréhension de la situation de l’enseignement privé et qui a convoqué cette réunion.
Nous tenons aussi à exprimer notre gratitude au Président du Faso qui avec son sens politique élevé et sa bonne vision des intérêts de la nation a compris la nécessité de donner une impulsion à l’enseignement privé.
Le chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les acteurs du secteur privé n’a t il pas dit qu’il inscrivait dorénavant la résolution de la question de l’enseignement privé laïc sur sa feuille de route ?
Je vous remercie.
Nous avons souhaité que l’étude que nous avions réalisée, avec le concours d’expert, sur la question
Nous avions au cours des débats plusieurs points d’achoppement
1-l’uneepl a souhaité qu’il soit reconnu aux établissements privés le statut d’établissement effectuant une mission de service public et qui pour cela bénéficiait d’avantages dont
-la subvention de l’état à son fonctionnement.
-un régime fiscal particulier
-une importation des équipements didactique en hors taxes
lL’UNEEPL a souhaité que a l’image de ce qui se passe en France, les établissements privés reconnus par l’Etat soit pris en charge partiellement par les collectivités territoriales
2-l’UNNEPL a proposé que les charges sociales auprès de la CNSS des enseignants soient pris en charge par l’Etat.
3-l’UNEEPL a souhaité que des enseignants fonctionnaires  soient affectés dans les établissements privés laïcs
Nous nous sommes heurtés à de fortes oppositions des représentants de l’Etat et le plus en pointe était l’inspecteur Kam Be Didier.
A l’issue des débats, il nous a été concédé l’octroi d’une subvention de 250 millions de francs et la promesse d’affectations de stagiaires de l’Etat dans nos établissements.
Pour ce qui de notre mission de service public, il nous a été dit de déposer auprès du ministère de l’administration territoriale une demande pour que l’UNNEPL soit reconnue comme organisation d’utilité publique. Bien entendu cette proposition n’est pas une réponse à  de notre demande.
C’est le  projet de convention, que j’avais rédigé bien avant, qui a servi de bases de discussion et adopté après des amendements.
La mise en œuvre de la conventionD’ d’éducation
Le ministre Laya SAWADOGO est remplacé en décembre 2015 par le ministre Joseph PARE.
La convention n’a pas été encore signé, et le ministre n’est pas forcément au courant de l’engagement du président Blaise Compaore.
Nous lui demandons une audience afin de lui faire des projets que nous avons avec son ministère et plus particulièrement du projet de convention.
Pris évidemment par toutes les urgences, il n’a pas été possible de reprendre nos discussions sur la signature de la convention.
En juin 2006, éclate l’émoi des parents d’élèves après notre décision d’augmenter de 10 à 15% pour faire face aux charges engendre par l’augmentation des frais de vacation décidé par le gouvernement.
La question de notre convention est donc rejetée momentanément au second plan.
Elle ne reprendra qu’après qu’un accord ait été trouvé sur l’augmentation. Prenant  en compte notre réduction de la  hausse des frais de scolarité, signe de notre bonne volonté de faire baisser les tensions dans son ministère, le ministre Pare arrive à faire débloquer par l’Etat  une subvention de 250 millions bien avant même la signature de la convention en négociation.  Je pense que pour lui cette subvention agirait comme une compensation à la réduction des frais de scolarité des établissements d’enseignement secondaire.  Mais j’ai fait savoir que cette subvention devrait être mis dans le cadre de la convention et donc reparti à  tous les établissements quel que soit l’ordre d’enseignement.
Pour moi la mise en œuvre de la convention était fondamentale et servirait de base pour toutes autres discussions que nous aurons avec l’Etat.
Ce n’est qu’en février 2007 que nous avions pu signer la convention dans la salle de conférence du ministère des enseignements. En présence des fondateurs émérites.
A L’occasion j’ai livré le discours suivants
C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de l’Union Nationale des  Etablissements d’Enseignement Privés Laïc lors de cette cérémonie solennelle de signature de la convention de subvention des établissements  d’Enseignement Privés Laïc par l’Etat.
Cette signature est un acte historique de très grande portée pour notre organisation, pour les fondateurs, pour les enseignants, pour les élèves, bref pour tous les acteurs de l’enseignement privé laïc.
Ce moment est l’aboutissement de nombreuses sollicitations, interpellations et démarches entreprises par notre organisation depuis plusieurs années. Le silence des autorités et les sarcasmes des  uns et des autres avaient fini par décourager beaucoup d’entre nous. Finalement nos souhaits sont comblés.
Cette signature a été rendue possible grâce à la clairvoyance du chef de l’Etat, qui a bien compris que le développement qualitatif de l’enseignement au Burkina Faso passe par le renforcement des capacités de l’enseignement privé laïc à travers un soutien de l’Etat.
Pour qu’enfin nous puissions arriver à ce résultat il a fallu toute la détermination du gouvernement et particulièrement celles de nos ministres en charge l’Education.
Aussi qu’il me soit permit de remercier tous ceux qui ont permis et œuvré à l’aboutissement de cet accord.
Hier comme aujourd’hui, de nombreux esprits ne sont pas encore prêts idéologiquement à l’idée d’une subvention de l’Etat à l’Enseignement Privé.
Pour certaines personnes les ressources de l’Etat ne doivent être affectées qu’en l’enseignement public.
Mais ce qu’il faut rappeler est que c’est L’Etat qui définit le type de citoyen qu’il veut former et élabore en conséquence un programme d’enseignement à appliquer dans les établissements scolaires.
En premier lieu ce sont les établissements publics qui ont l’obligation d’appliquer le programme du gouvernement.
Tous les établissements d’enseignement n’ont pas l’obligation de l’appliquer. On le constate dans les établissements religieux.
Mais Les établissements d’enseignement privés laïc du Burkina Faso en obtenant leur autorisation d’ouverture se sont engagés à appliquer les programmes du gouvernement et dans un environnement de travail et d’études définis par l’Etat.   Alors il va de soi que si ces établissements ont des devoirs vis-à-vis de l’Etat, l’Etat a aussi des devoirs vis-à-vis de ces établissements. Et L’un des devoirs moraux de l’Etat est d’aider financièrement et matériellement ces établissements à assurer correctement les programmes d’enseignement.
Au-delà même du devoir moral, c’est une nécessité pour l’Etat de le faire. Tout le monde le constate, et des études l’ont montré les  ressources financières générées par les frais de scolarité sont insuffisantes dans la plupart des établissements, pour s’équiper et fonctionner correctement en appliquant toutes les clauses des cahiers des charges.
On peut se voiler la face en estimant que les difficultés de fonctionnement des établissements privés sont dus à l’irresponsabilité des fondateurs.
Mais l’Etat garant de la qualité de l’enseignement ne peut se voiler la face et doit prendre ses responsabilités en adoptant des mesures adéquates.
Il nous parait donc normal que l’Etat accorde une subvention à ces établissements afin de les aider à assurer un enseignement de qualité.
En le faisant, le Burkina Faso n’innove pas. Beaucoup de pays dans la sous-région le font déjà. En France ou le libéralisme est moins développé par rapport aux pays anglo-saxon, l’Etat prend en charge les salaires des enseignants des établissements conventionnés.
Il faut ajouter qu’en aidant l’Etat dans sa mission régalienne de formation des futurs acteurs du développement de notre pays, les établissements d’enseignement privé laïc assure par là même une mission d’intérêt national ou une mission de service public.
C’est pourquoi nous ne pouvons  pas être en phase avec ceux qui pensent que l’octroi d’une subvention à l’enseignement privé est une autre preuve manifeste de la démission de l’Etat dans sa gestion de l’enseignement.
Ces personnes  considèrent l’enseignement privé comme une affaire purement commerciale et que les fondateurs sont des commerçants.
Nous n’avons rien contre les commerçants et nous trouvons que leur métier est noble et ceux qui le l’exercent méritent notre respect. Ils participent eux aussi au développement de notre pays.
Mais s’il faut comprendre par commerçant, un individu dont le seul objectif est de se faire de l’argent  en ne respectant pas la loi et les règlements, nous estimons que les fondateurs ne doivent pas être classés dans ce groupe. Sinon il faudra aussi considérer que nos enseignants sont des employés de commerce complices de leurs fondateurs.
Non il ne faut pas amoindrir ou nier, la place importante de l’enseignement privé dans la formation des cadres et acteurs du développement du Burkina faso. Combien de responsables et dirigeants  aujourd’hui ont obtenu leur CEPE, leur BEPC, leur BAC, leur BTS et autre diplômes dans les écoles privées.
Combien de personnes seraient restés des analphabètes si l’Enseignement privé n’avait pas été autorisé à fonctionner.
Il ne faut pas dans cette question voir uniquement le gain que tire les fondateurs (ce qui est normal) mais il faut être juste, objectifs et accepter que les fondateurs participent à la scolarisation et à l’Education. Ce sont des éducateurs.
Le paradoxe est que certains des détracteurs de l’enseignement privé ont leurs enfants inscrits dans nos écoles. Ils nous font confiance pour donner une instruction de qualité à leurs enfants. Jugez en vous-même.
C’est vrai que quelques établissements d’enseignement privés connaissent en fin d’année des difficultés de fonctionnement. A vrai dire leur pourcentage est minime. Mais quel secteur d’activités de la vie nationale ne vit pas ce genre de  situation. L’arbre ne doit pas cacher la forêt. La plupart des fondateurs sont des gens sérieux et responsables.
A l’annonce de l’octroi de la subvention financière de 250 millions, des questions récurrentes nous ont été posées : qu’allez-vous en faire ? Comment allez-vous procéder pour la répartition.
C’est clair, la convention que nous allons signer, indique que la subvention financière est une aide au fonctionnement des établissements conventionnés. En outre les établissements ont l’obligation d’utiliser toute la subvention à leur  développement et chaque année d’adresser un bilan d’utilisation de la subvention. Je pense que l’on peut à priori faire confiance aux fondateurs pour respecter ces clauses. En effet s’ils ont été capables d’investir des centaines de millions pour construire et équiper leurs établissements, il est raisonnable de croire que cette aide ne sera pas dilapidée à d’autres fin. (Exemple améliorer leur « nansongo » ou prendre une « nième épouse »)
La convention stipule d’autres part que les critères et la clé de répartition sont définis par l’uneep-l en concertation avec le ministre représentant le gouvernement.
Nous allons convoquer dans les jours à venir un conseil national représentatif dont les délégués viendront de toutes les régions du Burkina Faso, enfin qu’ensemble dans la transparence, nous arrêterons les critères et la clé de répartition.
Nous prendrons ensuite contact avec le Monsieur ministre pour lui soumettre nos propositions.
La signature de cette subvention consacre le partenariat entre notre organisation. C’est aussi un défi que nous devons relever. Plus qu’avant nous être aux côtés de l’Etat dans sa mission d’instruction et de formations. Nous devons nous organiser, créer des mécanismes à même d’impulser une dynamique de recherche de la qualité de l’enseignement dans nos établissements
Monsieur le Ministre,
Nous apprécions à la juste valeur cet effort de l’Etat.
Toutefois les défis actuels et futurs sont immenses. Pour l’atteinte des objectifs du millénaire, il faudra un effort soutenu et répété.
En effet, l’accroissement de la population scolarisable est évident. Au niveau l’enseignement supérieur, Les études prospectives estiment à 150 000 la population estudiantine à l’horizon 2015 quand l’offre publique plafonnera à  50 000.
Comme toujours l’enseignement privé sera là pour contribuer à relever ces défis.
Je vous remercie.
La répartition de la subvention aux établissements privés laïcs
La subvention a été virer dans le compte de l’UNEEPL, je pense au mois de mars 2007.
a-Les critères de répartition
Toute la question a réglé était de savoir,  comment répartir la subvention c’est à dire de savoir,  qui a droit à quoi. Le bureau de l’uneepl va adopter des règles basées sur les considérations suivantes.
La subvention étant une subvention d’exploitation, le montant alloué sera fonction des difficultés structurelles  rencontrées rencontrées dans leur fonctionnement et des  mérites du fondateurs.
Nous avons convenu que :
Les charges  structurelles
-Les charges de fonctionnement d’un établissement supérieur sont plus importantes que celles d’un établissement secondaire, et que les charges de ce dernier sont plus importantes que celles d’un primaire, qui a lui des charges plus importantes que celles d’un préscolaire
-Les établissements situés dans les petites villes ont plus de difficultés que les établissements des grandes villes.
-Les charges dans chaque ordre d’enseignement sont liés la taille mesurable par les effectifs
Les mérites des établissements
-Un établissement ancien a du mérite plus qu’un nouvel établissement
-Un établissement qui a de bons résultats aux examens scolaires a du mérite.
Partant de ces appréciations sur les charges structurelles et le mérite, Cinq critères vont être pris en compte et des points leur être affectés. Il s’agit :
1-L’ordre d’enseignement.
2-La localisation de l’établissement
3-Les effectifs
4-L’ancienneté
5-Les résultats aux examens nationaux  scolaires
Il fallait maintenant trouver une formule mathématique permettant de calculer de la subvention à chaque établissement. Je me suis rendu chez mon voisin Gerard Kienthega. Je l’ai trouvé en compagnie d’un de ses collègues mathématicien  Seynou Aboubacari. Les deux ont écouté mon problème et Seynou immédiatement m’a proposé une formule. Voilà un autre point de gagner.
Maintenant il me fallait un informaticien capable d’élaborer une  application sur la base de la formule mathématique que Seynou m’a remis. Bouda informaticien à la Delgi que l’élaboration d’une telle application est un jeu un jeu d’enfant. Il me propose d’élaborer une telle application à 200 milles francs. J’en fais la proposition au bureau national qui accepte, ce qui me permet de lancer la commande. Je dois reconnaître qu’il a su Elaborer une bonne application qui d’ailleurs jusqu’aujourd’hui.
b-La contribution des établissements au renforcement des capacités de l’Uneepl
L’uneepl avait besoin de ressources pour pouvoir accomplir sa mission de soutien et de promotion de l’enseignement privé laïc. J’ai donc proposé au bureau que 10% de la subvention soit retenu et affectés à l’uneepl. Le bureau adhère à cette proposition. Deux écueils devraient être levés. Obtenir l’approbation des fondateurs et la non opposition du ministère.
Le conseiller Foro avait été chargé par le ministre Pare du suivi de la convention. Lors d’une rencontre, j’introduis cette préoccupation sans que cela ne fasse l’objet d’un refus. J’ai donc considéré que le ministère que cette mesure relevait de la souveraineté des fondateurs.
Il restait au bureau national de faire adopter, les règles de la répartition de la subvention et de la retenue de 10% pour le renforcement de l’union  par une instance nationale de l’UNEEPL. Il a été décidé de convoquer un conseil national prévu par les textes fondamentaux. C’est une instance décisionnelle entre deux congrès. Ce conseil est composé des membres du bureau, et des représentants de chaque coordination proportionnellement au nombre de membres.
Le conseil convoque se réunit à l’hôtel splendid de Ouagadougou.
Avant les débuts des travaux une cérémonie de lancement du site Web de l’uneepl et de la mise du logiciel de gestion des établissements privés s’est tenu. Le ministre Pare a bien voulu honorer de sa présence la dite cérémonie.
Les travaux du conseil ont donc débuté après la cérémonie et ont été très houleux. Un  point a fait l’objet d’âpres débats, il s’agit du nombre de  points attribués au critère « ancienneté ». Quelques fondateurs estimaient que le maximum de points devrait plutôt être affecté aux plus jeunes établissements.
Mais après des débats bien nourris, on a fini par adopter toutes les propositions du bureau national.
Deux résolutions  fondamentales ont été adoptées. La première portant adoption des règles de répartitions de la subvention et la deuxième autorisant le bureau national a prélevé 10% de la subvention accordée à chaque établissement pour financer le renforcement des capacités de l’UNEEPL.
L’opération de répartition effective de la subvention.
Les fondateurs ont été invités à déposer leur dossier, comprenant les pièces définies dans la convention auprès de leurs coordonnateurs régionaux, qui a leur tour étaient  chargés de les acheminer au bureau national de l’UNEEPL.
Un comité de suivi présidé par Christophe Ouedraogo directeur général de l’enseignement secondaire était charge d’examiner les dossiers et admettre les postulants remplissant les conditions à la subvention.
Il suffisait maintenant d’enregistrer les établissements avec les données adéquates.
D’un clic, le tableau de la répartition était disponible.
Il y eu très peu de contestations mais quelques demandes de correction relatives à des données mal saisies ou mal lues.
Notre site web allait nous permettre de jouer la transparence. La répartition globale a été publiée sur le site pour permettre de vérifier que la répartition a été faite avec toute la rigueur qu’il sied.
Pendant toute la durée de notre mandat, il n'y aucune contestation véritable. Je crois que cela est lie à trois facteurs.
La définition des critères de répartition, ensuite l’utilisation d’un logiciel qui exclut les manipulations et enfin la publication sur le site Web du tableau de répartition.
Un satisfaction que je tire de l’obtention de cet est subvention est la confiance que les fondateurs placent désormais à notre organisation. Les congrès de l’uneepl qui drainait peu connaissent maintenant une forte affluence. L’uneepl est perçue comme une organisation capable de résoudre les préoccupations des fondateurs.
Du côté du ministère, certains prédisaient une bagarre monstre entre les fondateurs au sujet de la répartition de la subvention. Ils ont tous été surpris et ne manquent pas de nous féliciter pour là sérénité avec laquelle les fondateurs reçoivent leurs subventions.
L'augmentation des taux de vacation
Pendant les grandes vacances 2005, le ministre Laya Sawadogo signe un accord avec les syndicats et portant augmentation des taux de vacation pour compter de la rentrée 2006. Les taux passent ainsi de 1000 à 1300 pour les professeurs de CEG et 1200 à 1500 pour les professeurs de Lycée. Ce qui donne un taux d’augmentation respectivement de .....% et ......%
L’arrêté ministériel qui concrétise a été publié en mai 2006. C’était la stupeur parmi les fondateurs. Nous ne comprenions pas que le ministère ait pu signer un tel accord sans nous aviser. Une assemblée générale des fondateurs de Ouaga fut convoqué par le bureau national. Nous percevions cela comme une
La question qui venait chez tous était de savoir quelle mesure prendre pour faire face aux charges supplémentaires qui résultaient de cette augmentation.
L’assemblée générale, que j’ai présidée,  après des débats et des simulations sur le taux  d’augmentations des  charges a décidé de procéder pour compter de cette même rentrée à une augmentation de 10 à 15% des frais de scolarité.
A peu près à la même date, la coordination des hauts bassins et d’autres coordinations décidèrent de s’aligner sur le taux d’augmentation décidé par les fondateurs de la région du centre Ouagadougou.
Nous avons publié dans le journal « le pays » est communiqué sur les augmentations des frais de scolarité. Bizarrement le communiqué est passé inaperçu, nous n’avons aucune réaction de l’opinion publique.
Je me suis alors rendu au journal l’observateur paalga pour m’entretenir avec un de leur journaliste sur les augmentations de frais de scolarité. Celui a bien compris qu’il tenait la un scoop, et publie l’information dans une lette pour laye du vendredi suivant. Et là ce fut le tollé. Les autres journaux vont relayer l’information. L’opinion publique est émue. Bien de parents d’élèves interpellent le gouvernement.
Pour éclairer l’opinion publique,  le journal « le pays » me demande une interview que je n’hésite pas à donner car nous aussi nous avions besoin que les parents d’élèves et l’opinion nous comprenne et pourquoi pas nous soutienne.
L’interview a été réalisé par le journaliste Séni Dabo qui a l’époque travaillait pour ce journal
Le Pays" : Présentez-nous l'UNEEP-L
Harouna Toguyéni :
UNEEP-L signifie Union Nationale des établissements d’enseignement privés laïc. C’est une organisation qui
regroupe les établissements d'enseignement privé laïc du Burina du préscolaire, du primaire, du secondaire et du supérieur. Elle a été créée en 1978 et a eu plusieurs dénominations. L'avant-dernière a été le syndicat national des employeurs des établissements d'enseignement privé libre (SYNEPEL). L'UNEEP-L est une organisation nationale c'est-à-dire que les établissements membres sont répartis sur tout le territoire. Nous sommes organisés en coordinations régionales. C'est ainsi que nous avons une coordination à Bobo, à Banfora à Fada, etc.
Par voie de communiqué vous informez l'opinion de l'augmentation des frais de scolarité à partir de la rentrée prochaine. Pourquoi une telle augmentation ?
Tout est parti de l'arrêté n°2006-103/MESSRS/MFB qui a fixé de nouveaux taux horaires de vocation dans les établissements d'enseignement du Burkina. Ainsi, les taux horaires vont passer de 1300 à 1800 F CFA pour les professions de CEG, soit une hausse de 38% et de 1500 à 2000 F CFA pour les professions des lycées, soit une hausse de 33%. C'est une augmentation relativement importante ; cela va évidemment influencer nos charges de fonctionnement. Elle va générer des frais supplémentaires auxquels il va falloir faire face. Nos ressources sont exclusivement constituées par les frais de scolarités c'est dans ces ressources qu'il va falloir trouver les frais supplémentaires. C'est pourquoi nous sommes obligés d'augmenter les frais de scolarité pour financer les charges supplémentaires dues à l'augmentation des taux horaires de vocation.
Avez-vous été concerté par exemple par le ministère en charge des Enseignements secondaires, supérieur dans la prise de décision d'augmentation des taux horaires?
Depuis quelques années les syndicats d'enseignants demandaient un relèvement des taux horaires de vacation. A plusieurs reprises, ils ont menacé d'aller en grève si cela n'est pas fait. Il faut dire que les taux qui étaient servis avant l'arrêté du 5 juin 2006
datent de plus d'une vingtaine d'années. En ce qui nous concerne, nous pensons que ces taux étaient effectivement dérisoires. . Dans la plupart des autres corps de métier, l'heure de travail dépasse largement 1500 F CFA. Nous croyons qu'il fallait effectivement réhabiliter les taux de vacation parce que nous pensons que lorsque les enseignants sont dans de bonnes conditions de travail, la qualité de l'enseignement ne peut que s'améliorer.
Durant les vacances 2005 des négociations sur le relèvement des taux de vacation ont été engagées entre le gouvernement et les syndicats d'enseignants. Un accord a été conclu et l'arrêté conjoint du 5 juin 2006 en est sa concrétisation officielle.
Pour répondre à votre question sur notre participation aux négociations, je dis que nous n’avons pas été associés. Les négociations se sont déroulées uniquement entre les syndicats et le ministère en charge des Enseignements secondaire, supérieur. Nous  ne savions pas que des négociations se menaient et qu'un accord a même été conclu. Ce n'est qu'à la rentrée 2005-2006 que nos enseignants vacataires nous ont demandé d'appliquer les taux de vacation issus de l'accord entre le gouvernement et leur syndicat. Nous avons donc été mis devant le fait accompli. Nous n'avions pas compris que pour des questions aussi importantes et qui nous concernent directement, nous n'ayons pas été consultés. Certains parmi nous contestent même la légalité de l'arrêté pris. Mais en attendant, et pour une sérénité dans nos établissements nous avons décidé de nous aligner sur les taux fixé par le gouvernement.
N'envisagez-vous pas une rencontre avec le gouvernement, les enseignants vacataires pour des discussions afin que l'augmentation des frais de scolarité ne grève trop le budget des parents d'élèves?
L'augmentation des taux de vacation décidée est la fin d'un processus. Dès que nous avons appris qu'un accord a été conclu entre les  syndicats et le ministère, nous nous sommes approchés des autorités. Mais il semble que plus rien d’autres ne pouvait être fait.
Quelles sont les proportions dans lesquelles l'augmentation intervient ?
Les calculs que nous avons effectués montrent que l'incidence découlant de l'augmentation des taux de vacation sur les frais de scolarité varie entre 10 et 20% En terme concret, cela représente
une augmentation  de10 000 à  15 000 F CFA. Je dois préciser une chose. L'augmentation de taux qui est prévue pour les professeurs vacataires ne va pas s'arrêter à ces derniers seulement parce que dans un  établissement il y a aussi  un personnel permanent.
Dans un établissement, il y a un équilibre salarial. Modifier de manière importante les rémunérations d’une catégorie de travailleurs sans toucher les autres catégories créera nécessairement des frustrations préjudiciables aux bons fonctionnements de nos établissements. C’est pourquoi, parallèlement à l’augmentation des rémunérations des professeurs vacataires nous allons être obligés d’augmenter les salaires de nos autres personnels permanents.
Avant de décider de cette augmentation avez-vous
consulté l'Union nationale des associations de parents
d'élèves et éventuellement quelle a été sa réaction ?
Nous avons écrit à l'Union nationale des de parents d'élèves du secondaire pour les en informer.
Ne craignez-vous pas que l'augmentation des frais de scolarité dans les établissements membres de votre union ne vide vos établissements vers par exemple ceux de l'enseignement catholique ?
Au Burkina, il y a plusieurs types d'établissements privés. Il y a ceux de l'enseignement privé laïc, de l'enseignement privé catholique, de l'enseignement franco-arabe, l’enseignement protestant. Nous avons appris que d'autres types d'enseignement ont eux aussi procédé à des augmentations de leurs frais de scolarité. Mais nous ne savons pas s'ils l'ont fait pour les mêmes raisons que nous.
N'allez-vous pas éloigner davantage l'école des couches défavorisées avec et augmentation des frais de
scolarité ?
Nous sommes conscients que l'augmentation va causer de difficultés aux parents. Mais l’augmentation décidée est la conséquence de la décision d’augmentation des taux de vacation. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous avons procédé à cette augmentation. Nous ne pouvions pas faire autrement.
Si jamais, s'il y a des difficultés dans l'application de la décision, êtes-vous prêt à revenir en arrière en revoyant par exemple les proportions à la baisse ?
Si nous ne procédons pas à l'augmentation des frais de scolarité cela signifie que nous ne pourrons pas fonctionner correctement à la rentrée prochaine. La qualité de l’enseignement va s’en ressentir. D'ailleurs, l’arrêté conjoint nous fait obligation d'appliquer les taux de vacation fixés sous peine de tomber sous le coup de la loi. Et l'appliquer c'est créer des charges supplémentaires.
Un fondateur d'établissement scolaire vit-il bien aujourd'hui de son activité ?
L'enseignement est une activité véritablement sociale. Quand vous regardez-les charges, les budgets de
fonctionnement vous constaterez  qu'une grande partie des ressources générées par les frais de scolarité est absorbée par les salaires, la construction de bâtiments, l'équipement des salles de classe et de laboratoire. Aujourd'hui, tout le monde sait que l'investissement immobilier est excessivement cher. On ne peut pas penser que l'on puisse être capable de réaliser des investissements aussi importants et mener une vie de pacha. vous pouvez le vérifier.
Nous réalisons des investissements relativement importants, nous faisons partie de ceux qui créent des emplois, des richesses pour le pays. Il faut nous rendre hommage parce que nous contribuons fortement à la scolarisation des enfants et c'est un apport important.
Propos recueillis par Séni Dabo
Le ministre Pare nous convoquent et demandent des explications. Chiffres à l’appui nous lui expliquons que nous n’avons pas le choix, si nous voulons continuer à fonctionner et faire face au surplus due à l’augmentation des taux de vacations.
Il nous demande de revenir sur  notre  décision mais cela était impossible. Les fondateurs ne l’accepteraient pas. Par finir, nous arrivons à nous entendre sur une réduction du taux d’augmentation et pour contrepartie,  une aide que l’état nous verserait.
Le bureau national approuvé cette proposition du ministre. Nous n’avions aucun intérêt à rentrer dans un conflit ouvert avec le ministre et le gouvernement. Une organisation patronale est une organisation dont la ligne de conduite est principalement la négociation et le compromis. Il n’y a jamais un accord qui soit mauvais a 100%, tout réside dans la capacité à s’adapter à cette nouvelle donne.
Dans le cas l’aide que nous recevrons doit s’inscrire dans le cadre de la convention que nous avons et qui n’attend que la signature. Une subvention permanente aux établissements ne peut que renforcer le Leadership de l.UNEEPL, affermir la confiance des fondateurs et donc nous rendre plus fort. Ainsi nous serons capables dans les années à venir d’être un interlocuteur crédible du gouvernement a même d’arracher d’autres avantages pour les établissements privés.
L’assemblée générale convoquée à Ouaga pour débattre de la réduction de notre taux d’augmentation des frais de scolarité a été très houleuse. Un grand nombre d’établissements ne souhaitaient pas revenir en arrière, car cela montrerait notre faiblesse. En réalité beaucoup voyaient dans cette augmentation des frais une bonne occasion de réaliser leur équilibrer et pourquoi ne pas faire pour une fois des gains substantiels.
Il a fallu que je fasse preuve d’un sens de la persuasion et aussi d’une grande fermeté. J’ai du taper fort sur la table et même menacer de démissionner. J’ai fini par pour convaincre l’assemblée générale d’accepter la proposition du bureau national.
Le Bureau National publie alors un communiqué qui confine l’augmentation des frais de scolarité entre 5000 et 10000 francs CFA.
La crise entait maintenant derrière nous.
- l'impôt des professeurs vacataires
La question de l’impôt que les professeurs vacataires doivent payer, trouble la vie des établissements privés depuis fort longtemps. Le SYNEPEL puis le l’UNEEPL ont à plusieurs reprises saisi le ministère des finances à travers la direction générale des impôts et les ministères chargés des enseignements sur la question.
IL était demande aux vacataires de payer l’IUTS sur les vacations. Dans bien d’établissements les professeurs refusaient que les fondateurs fassent ce prélèvement. Et conséquence en cas de contrôle le fondateur se voyait infliger des pénalités importantes.
Face aux responsables des impôts, nous avons dit que les professeurs n’étaient pas des salariés de nos établissements, ils ne pouvaient donc pas être soumis à l’iuts qui comme nous le savons est un Impôt des salariés. Face à nos argumentations, la DGI finit par suspendre l’IUTS des vacataires pour disent ils mener des réflexions et nous revenir avec de nouvelles décisions.
La loi de finance de 2007 crée un impôt pour tous les prestataires non-inscrits sur le registre des impôts. Il est fait aux bénéficiaires de prélever 10% du coût de la prestation à verser aux impôts. Nos professeurs vacataires qui sont considérés comme prestataires tombent donc sous le coup de cette loi.
Les fondateurs n’ont pas d’autres choix que d’effectuer ce prélèvement. Une assemblée générale des fondateurs de Ouagadougou est convoquée pour arrêter une position commune. A l’issue des débats qui encore une fois ont été très houleux et même passionné, il a été arrêté que ce sont les vacataires qui doivent payer cet Impôt et non les fondateurs. Nous ne sommes que des collecteurs.
On  assiste alors à une levée de boucliers des vacataires pour s’opposer à ces impôts. Des groupements de vacataires se créent et  organisé le refus, quelques fois en dehors des structures syndicales traditionnelles.
Des ultimatums sont lancés aux fondateurs, «  en cas de prélèvement c’est le boycott des cours » les fondateurs les plus faibles structurellement cèdent et décident de payer eux même cet Impôt à la place de leurs vacataires. D’autres refusent de ne pas obéir aux injonctions du service des impôts et donc n’opèrent aucun prélèvement et ne verse rien aux impôts. Bien sûr ils savaient qu’ils s’exposaient à des redressements en cas de contrôle des impôts. «
Le  bureau national de l’UNEEPL multiplie les rencontres avec les autorités. Le ministre Pare engage des démarches auprès de son collègue ministre des finances.
Le bureau national organise des rencontres avec les bureaux nationaux des syndicats représentatifs de l’enseignement.
Par finir le ministère des finances acceptent d’engager une concertation avec les parties syndicats des fondateurs et UNEEPL. Apres des jours de discussion au ministère des finances, le ministre des finances Jean Baptiste Compaore propose une réduction du taux de prélèvement pour le ramener à 2%.
Apres des hésitations, les syndicats finissent par accepter. Mais le Caisse Nationale de sécurité sociale continuait de contraindre les établissements en leur sommant de verser cet impôt au mépris  des faveurs  accordées par la réduction de 10 à 2%. Plusieurs démarches ont été entreprises auprès des responsables de l’institution afin de résoudre le problème 
La bataille de l’impôt s’est ainsi achevée.
- l'impôt et les taxes payés par les établissements
Les établissements privés d’enseignement étaient assujettis à des impôts dont la patente, la TVA et la TPA.
La bataille de l’UNEEPL était de plaider pour une fiscalité adaptée  à l’enseignement privé. C’est ainsi que de nombreux tribunes ont été saisies pour demander aux autorités d’exclure les établissements qui ne font pas de formations  professionnelles au paiement de la TPA 5Taxe Patronale d’Apprentissage). En ce qui concerne la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) ,  il était question que toutes  acquisitions de matériels devant servir à l’éducation ou à la formation professionnelle ne soit pas frappées par la TVA. En effet, ,la TVA n’est pas perçue sur les frais de scolarité et constitue une perte pour les promoteurs.
Même si la batail sur l’annulation de la TVA sur l’importation du matériel didactique n’est pas définitivement gagné, il convient de noter que les établissements ont bénéficié de l’exemption au paiement de cette taxe en 2009 et 2010 sur l’importation des ordinateurs.de bureau.
Au delà de ces considérations, réfléchir à une fiscalité en tenant compte des difficultés et du fit que l’enseignement est un service public et purement social était nécessaire et reste toujours un objectif à atteindre par l’UNEEPL. Cela a abouti en 2010 après mon mandat au changement de régime fiscal. (passage du IBICA au BNC) ;
- l’accès aux terrain à usage d’établissements scolaires
L’urbanisation a entrainé une expansion spectaculaires de la ville et de ses environs. Cette situation rend difficile l’acquisition de grandes superficies répondant aux normes des cahiers de charges. Aussi les taxes et les coûts  des opérations foncières notamment l’obtention du titre foncier étaient exorbitants pour les promoteurs. Nous avions à l’époque attiré l’attention des autorités sur cette  difficulté qui a fini par trouvé un écho favorable à travers la réduction de la taxe pour l’obtention du titre foncier à 30F/mettre carré.
la relecture de la convention collective
devenue obsolète, la convention collective a été dénoncée en 2009 afin de susciter sa relecture afin de l’adapter aux réalités du moment. C’est ainsi que plusieurs réunions furent tenues avec des personnes ressources (Joachim OUEDRAOGO) du ministère du Travail qui nous a permi de proposer une nouvelle convention collective. Les négociations pour sa validation et sa signature  ont duré environ 6 ans sous d’autres mandats.

- l'affectation des élèves admis au concours dans les établissements privés
-la construction d'un siège pour l'UNEEPL
Le prélèvement de 10% de la subvention versée à chaque établissement devrait servir à renforcer les capacités de l’UNEEPL. Et pour moi ce renforcement passe par la construction d’un siège.
La construction d’un siège pour notre organisation faisait partie des quatre défis à relever  que je m’étais lancé et qui sont : la construction du siège, la négociation réussie d’une nouvelle convention collective, l’obtention d’une subvention pour les établissements d’enseignements privés laic, et l’ancrage de l’uneepl en tant qu’organisation, forte et  représentative de tous les  établissements d’enseignements privés laïcs.
Le bureau national m’a donné les autorisations pour mener à bien cette opération avec l’obligation de faire un compte rendu de l’évolution du dossier.
La première étape à franchir  est évidemment l’acquisition d’un terrain. Je contacte plusieurs démarcheurs. Ma préférences et zone était ouaga 2000. On m’a fait visiter plusieurs sites. J’ai fini par choisir le site actuel. Le propriétaire du terrain est un joueur de foot balle résidant à Europe. Il avait confié le suivi du dossier à un de ses amis ici. Après plusieurs séances nous avons fini par nous accorder sur la somme de 11,5 millions de francs
J’ai confié au notaire Balma Seydou le suivi de la transaction et la mutation des titres de propriété. j’en profite pour le remercier car il n’a pris aucun frais pour son travail.
Le terrain acquis, il fallait passer l’étude architecturale. On venait de me Présenter un jeune architecte du nom de Savadogo. Il m’a semblé convaincant, je lui ai donc commandé le plan architectural après lui avoir exprimé mes souhaits. Je voulais un bâtiment R+2, avec au ref de chaussée une grande salle de conférence ou de réunion, au premier étage les bureaux du bureau exécutif de l’uneepl, et aux deuxième  étage des bureaux que nous pourrons louer. Pour ce qui particulièrement des bureaux uneepl, je lui demandais de prévoir : une salle de réunion, un bureau du président et son secrétariat, un bureau pour le secrétaire permanent de l’uneepl et trois bureaux pour chaque ordre d’enseignement primaire, secondaire et supérieur.
Nous nous sommes entendu sur un prix que je pense être raisonnable.
En attendant que nous ayons notre siège, il m’a semblé qu’il nous fallait des locaux transitoires. J’ai fait donc construire trois petites salles pour nous servir de bureaux provisoires. Le siège provisoire de l’uneepl qui se trouvait à Excelle depuis mon élection va  être transféré au nouveau  siège. Bien que réduit, nous arrivons à mener l’essentiel de nos activités dans ce siège provisoire et nous y resterons jusqu’en mars 2011.
Le plan fourni par l’architecte a été soumis au bureau national pour validation.
L'étape suivante consiste à l’édification du bâtiment. Le scénario suivant est arrêté. Élaboration d’un dossier d’appel par l’architecte  SAVADOGO Yassia du Bâtisseur du Beau et son ingénieur conseil N’garadoum, publication d’un appel d'offre public dans les journaux de la place, choix d’une entreprise par une commission uneepl, et début des travaux.
L’entreprise que nous avons choisi, en plus d’être le moins disant semblait avoir les capacités nécessaire pour construire dans les délais notre siège.Pour construire, il faut au préalable une autorisation de construire délivré par le CEFAC. Le premier dossier a été rejeté pour non conformité de certaines pièces. Il a fallu régler cette question avant d’obtenir finalement notre autorisation.
Avec l’ONEA, un problème s’est posé. La société d’eau nous a fait savoir qu’il y avait d’eau à payer avant la pose du compteur que nous sollicitons. Après plusieurs investigations, il s’avère que le premier propriétaire du terrain avait commandé une adduction d’eau. Mais les agents de l’ONEA se sont trompés et ont implanté le compteur sur la parcelle voisine. Les habitants ont pendant des années consommées cette eau sans la payer. Il a fallu faire appel au représentant du propriétaire pour pouvoir résilier le 1er branchement et pouvoir réaliser un nouveau branchement au nom de l’Uneepl
Après avoir accompli toutes les procédures prévues pour la sélection de l’entreprise, nous avons finalement notre entrepreneur ; l’Entreprise  de Construction Kagambega Mathias et Frères (ECKM)
. Le marché qui lui a été attribué s’élevait à   environ 100 millions de francs CFA. L’UNEEPL avait les fonds nécessaires pour réaliser le projet de construction  de son siège un R+2 . Nous avons été sobre pendant tout mon mandat et avons su économiser. Le prélèvement de 10% va être utilisé pour un pan du renforcement des capacités en construisant le siège.
Les travaux ont débuté en janvier 2010.
L’entrepreneur  n’a pas été défaillant si bien que les travaux ont exécutés à un bon rythme avec peu d’interruption. Le début a été difficile car le terrain était mauvais  état car situé surune zone  marécageuse. A un mètre de profondeur on trouvait déjà de l’eau.
Par prudence, nous avons subdivise les travaux en deux  étapes. La première étape consistait à la construction jusqu’au  1er étage et la 2eme étape consistait en la construction du 2eme étage.
La réception du bâtiment s’est déroulée finalement en février 2011 et la cérémonie d’inauguration  tenue la veille d’un conseil d’administration a connu la participation des coordinations et des autorités en charge de l’éducation à savoir le ministre Albert OUEDRAOGO, le ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale Mme SANGARE , le Directeur de cabinet du MENA sans oublié les partenaires (MEBF, CCBI , partenaires  sociaux de l’éducation ) et les promoteurs membres de l’UNEEPL.
- les cahiers de charges de l'enseignement privé
6- le 10eme congrès
Le 10 éme s’est en fin juillet 2007 à Ouagadougou dans la salle de conférence de l’immeuble de la caisse de péréquation.
La grande particularité est la grande participation des fondateurs, preuve de l’ancrage de plus en plus de l’uneepl dans 
7- le 11ème congrès  et la passation de charges a toure Ismael
Le 11e congrès s’est déroulé à Bobo Dioulasso du 26 au 28 juillet 2010. Il a connu un succès avec la participation de toutes les coordinations régionales de l’UNEEPL .
La cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au centre MURAZ a été rehaussé par la présence du ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnel comme patron de la cérémonie, la deuxième adjointe au maire de la commune de bobo , les personnes ressources du secteur de l’éducation sous notre haute satisfaction.
Il s’est tenue dans un contexte particulièrement marqué par le début de la mise en œuvre de la reforme du système éducatif au niveau primaire et supérieur. Les promoteurs ont alors choisi de mener la réflexion  sur l’avenir de l’enseignement notamment l’enseignement privé dans un contexte de gratuité à travers le thème : « la place de l’enseignement privé dans la reforme du système éducatif. Enjeux et perspectives ».
-Autres luttes
•La création de tranches par l’ONEA et la SONABEL auprès de l’enseignement privé
Conformément à l’argumentaire ayant servi de base pour la demande de subvention, l’enseignement est une mission de service public est constitue un secteur hautement social. Nous avons donc demandé à ces deux sociétés d’Etat de créer des tranches sociales pour ne pas considérer les établissements  scolaires comme des entreprises de productions.
Seule l’ONEA a accédé a notre requête en 2013.
•La réduction des superficies  des écoles dans les grandes villes du Burkina Faso
•Cette lutte a qui ‘est heurtée a plusieurs reprises au refus du ministère de l’habit et de l’urbanisme a finalement  avec les multiples relectures des cahiers de charges des différents niveaux de notre système éducatif. Ainsi au secondaire et au post primaire les superficies requises sont de 1500 m² en ville  et de 5000m² en milieu rural.
Nous avons au cours de ma présidence mené plusieurs luttes avec mes collègues du BEN. Même s’il n’ya eu que des victoire , notre action au sein du SYNEPEL et de l’UNEEPL nous a permis d’accéder à des instances de décisions importantes de la vie nationale. En ce qui me concerne,  j’ai été membres des instances  telles que le conseil national de l’éducation, le conseil économique et social, le conseil national du patronat burkinabé, la chambre consulaire, président du conseil d’administration de l’ANPE, etc.
MES RELATIONS AVEC LE L’UNEEPL
Après avoir rendu le tablier aux plus jeunes à l’issue du 11e congrès , j’ai reçu avec humilité le titre honorifique de président d’honneur de l’UNEEPL. Je m’en réjouit car cette distinction n’est certainement pas le fruit d’un hasard.
J’ai exprimé ma gratitude à l’endroit de l’UNEEPL et a montré ma disponibilité a contribuer pour l’épanouissement de notre organisation. C’est ainsi que je bénéficie encore de l’estime des instances dirigeantes qui  n’hésitent pas à me consulter sur des questions d’intérêt pour l’éducation. 
CONCLUSION
Mon passage au SYNEPL a marqué la vie de l’organisation. En effet, plusieurs décisions et ont engagements ont été nécessaires pour la conduire  à ce niveau actuel de développement et de visibilité. Il a fallu un grand courage et une équipe dévouée pour y arriver. Comme toute œuvre humaine, nous avons eu certainement des limites sur certaines actions mais , je demeure convaincu que d’autres victoires seront engrangé avec les équipes actuelles et celles à venir.