jeudi 16 juillet 2015

Quelle suite aprèsl'invalidation du code électoral par la CEDEAO

Les juges de la CEDEAO
Considérant que
1- l'exclusion définie dans la loi électorale burkinabé n'est ni légale ni nécessaire à la stabilisation de l'ordre démocratique
2- l'exclusion d'un certain nombre de citoyens de la future compétition électorale relève d'une discrimination difficilement justifiable en droit.
3- le caractère ambigu des critères de l'exclusion et l'application expéditive et massive qui en est faite
4- l'interdiction de candidature pour toute personne ayant été politiquement proche du régime de Blaise Compaore mais n'ayant commis aucune infraction particulière revient à instituer un délit d'opinion évidemment inacceptable
La cour de la CEDEAO en sa séance du 13 juillet 2015
- dit que le code électoral et Burkina Faso est une violation du droit de participation aux élections.
- ordonne à lÉtat du Burkina de lever tous les obstacles à une participation aux élections.
Quelques réflexions
1- L'état du Burkina vient donc de subir un camouflet. La faute incombe sans aucun doute aux politiques mais surtout à nos éminents juristes; experts et professeurs de droits. Avant ce jugement ils clamaient partout que l'article incriminé est une internalisations de dispositions juridiques africaines et par conséquent parfaitement conforme au droit international. Les juges de la CEDEAO en retoquant la loi électorale vient donc de les renvoyer à leurs études.
Mais il ne fallait pas être un expert en droit pour se rendre compte que l'article 135 était bancal. Tous ceux qui avait un minimum de lucidité ou de bons sens se rendaient bien compte que le texte était inapplicable. Nos  juges constitutionnels allaient  être confrontés au problème de la détermination de ceux qui ont soutenu le projet de modification de la constitution. En effet aucun procès n'a permis de les Identifier de manière claire. A défaut d'avoir des preuves certifiées  par un jugement de la culpabilité d'un candidat, il est évident que que le juge allait être dans l'incapacité de se prononcer. Le seul choix qui allait lui rester  est de faire l'impasse sur l'article 135.
Le professeur de droit, Soma Abdoulaye l'un de nos rares juristes a être resté lucide a clairement désapprouvé cet article. Pour lui nos prétendus juristes et les députés ont mis les charrues avant les bœufs. Selon lui il aurait fallu inscrire dans notre code pénal, que le fait de soutenir un projet de modification est un crime. Ainsi on aurait pu poursuivre tous ceux qui ont tenté de modifier la constitution, les juger et les condamnés à être inéligible aux élections pendant une certaine durée.
Nos juristes et hommes politiques ont donc échoué à faire appliquer dans un environnement démocratique des idéologies d'exclusion d'un autre temps. Qui ne se rappelle pas les lois  dans les pays dits  révolutionnaire qui tirent sa source de l'idéologie prônant la dictature des révolutionnaires vainqueurs sur toute la racaille réactionnaire. Cette dernière catégorie de la population était privée de tous leurs droits de citoyens et quelques envoyés dans des camps de rééducation pour leur laver leur cerveau. L'article 135 de notre code électoral est une adaptation de cette idéologie à notre contexte où les vaincus (CDP et autres )  doivent subir toutes les foudres des insurgés vainqueurs(.
L'intention clairement affichée  est de sanctionner des citoyens et dirigeants pour avoir exprimé leur opinion en soutenant que Blaise Compaore avait parfaitement le droit de modifier la constitution. C'est le délit d'opinion qui a été codifié.

Mais les juges de la CEDEAO vient de nous ramener aux réalités d'un monde démocratiques, juste et non exclusif. Le droit vient d'être dit par ces juges de la juridiction supra nationale en des termes très clairs. La plupart de nos concitoyens sont indignés par ce jugement. Certains même croient que les juges ont été corrompus par Blaise et ses soutiens. Ainsi nos concitoyens transposent sur le plan international leur opinion sur les juges acquis du système de Blaise. Cette indignation et ce rejet des décisions de la cour par les burkinabé s'expliquent par les contorsions juridiques de nos experts nationaux sur le jugement de la CEDEAO.  Au lieu de dire, pour une fois la vérité, il s'échine pour cacher leur carence, à prétendre  que ;
- les juges leur ont donné en partie raison en reconnaissant le droit du Burkina à exclure des citoyens de la compétition électorale et que la seule réserve formulée est  que l'exclusion doit s'appliquer aux seuls dirigeants du régime COMPAORE et non aux citoyens ordinaires.
ces juristes et leurs maîtres les politiciens attisent ainsi la colère et la révolte des Burkinabé. et lorsque le juge constitutionnel n'invalidera pas la candidature des supposés ennemis du ,peuple, ce sera la révolte et la chasse aux sorcières.
On n,'a pas le droit de jouer ainsi avec la vie des autres aux seuls de satisfaire son ego et ses ambitions.
j'espère seulement que le Président Kafando ne se laissera pas influencer et aura une bonne lecture du jugement du tribunal de la CEDEAO.
d'après les experts lucides non guidés par leur ambition, la bonne solution est que le conseil donne son interprétation de la loi éléectorale en faisant sienne le jugement du tribunal de la CEDEAO.
Tout le monde participera aux élections et le peuple tranchera. la souveraineté du peuple est non négociable.
Seuls l'urne permet d'exclure des individus de la gestion de la cité. les dictatures sur les autres idéologie d'une autre époque sont révolues.



vendredi 29 mai 2015

Les organes de presse entrent en désobéissance

Les organes de presse du Burkina Faso décident de ne pas respecter la décision du CSC d'interdiction des émissions interactives.
Ils justifient leurs actes par le fait que cette décision du CSC est liberticide et même illégale.
Pour ma part je ne cautionne pas  cette désobéissance à la loi et au règlement, surtout venant des organes de presse. Les journalistes sont des leaders d'opinion dont les prises de position façonnent fortement l'opinion publique.
L' incivisme est un fléau au Burkina combattu par toutes les personnes soucieuses de construire une société de paix.
L'acte de désobéissance posé par les journalistes va renforcer la conviction de beaucoup de Burkinabé qu'on peut désobéir si une loi ne vous convient pas.
Les journalistes sans peut être s'en  rendre compte ont poussé un peu plus  le Burkina Faso vers l'instabilité.
Leur sit in et autres formes de protestations étaient soutenus par une grande majorité de Burkinabé et semblaient même porté fruit. Le CSC ayant  décidé de lever l'interdiction le 30 mai 2015.
Ils auraient dû attendre cette levée officielle de l'interdiction.
Que Dieu nous sauve.

Les organes de presse entre en désobéissance

Les organes de presse du Burkina Faso décident de ne pas respecter la décision du CSC d'interdiction des émissions interactives.
Ils justifient leurs actes par le fait que cette décision du CSC est liberticide et même illégale.
Pour ma part je ne cautionne pas  cette désobéissance à la loi et au règlement, surtout venant des organes de presse. Les journalistes sont des leaders d'opinion dont les prises de position façonnent fortement l'opinion publique.
L' incivisme est un fléau au Burkina combattu par toutes les personnes soucieuses de construire une société de paix.
L'acte de désobéissance posé par les journalistes va renforcer la conviction de beaucoup de Burkinabé qu'on peut désobéir si une loi ne vous convient pas.
Les journalistes sans peut être s'en  rendre compte ont poussé un peu plus  le Burkina Faso vers l'instabilité.
Leur sit in et autres formes de protestations étaient soutenus par une grande majorité de Burkinabé et semblaient même porté fruit. Le CSC ayant  décidé de lever l'interdiction le 30 mai 2015.
Ils auraient dû attendre cette levée officielle de l'interdiction.
Que Dieu nous sauve.

dimanche 17 mai 2015

Faut il reporter la fin initiale de la transition

Les dates des 11 et 26 octobre 2015 arrêtées pour les élections législatives et présidentielles marquent en même temps la fin de la transition. Quelques voix s'élèvent ça et là pour demander le report de cette fin au plus tôt en février 2016,
Les raisons avancées par les uns et autres varient en fonction de leurs intérêts non réalisables d'ici fin octobre 2015.
Pour ma part je pense qu'on doit la reporter pour trois raisons majeures dont le fondement est que la transition doit faire le ménage politique, rechercher et châtier les coupables de crimes politiques et économiques, déblayer la voie pour que le gouvernement issu des élections puissent travailler dans un environnement plus serein et que les dérives de l'ère  Compaore ne se perpétuent pas.

1- la justice doit être rendue. Manifestement cela ne peut pas être réalisée avant le 30 octobre 2015. La haute cour de justice qui vient d'être installée n'a pas encore commencé ses travaux. Or elle aura beaucoup de dossiers à trancher. Une nouvelle législature implique une autre cour dd justice à installer dans un autre environnement politique avec une vision différente de celle de la transition. On ne peut être sûr que dans ce nouveau contexte justice sera rendu aux burkinabé.
Pour la paix dans le coeur des burkinabé il faut que cette haute  cour de justice qu'on vient d'installer achève le travail de justice avant de partir.
2- Les réformes politiques attendues par les Burkinabés n'ont pas encore été réalisées. La commission chargée de faire jd travail vient à peine d'être installée. A mon avis les propositions qu'elle va présentées  doit faire l'objet de larges débats afin qu'on soit sûr qu'elle recueille l'assentiment des burkinabé. Manifestement ce travail ne peut être achevé avant le début des campagnes politiques. Il faut donc reporter les élections.
3- La plupart des  partis politiques en dehors du MPP et de l UPC ne se sont pas encore lancés dans la campagne. Ils ne seront pas prêts pour octobre.
Il faut reporter et mettre tous les partis sur la même ligne de départ.

jeudi 19 février 2015

Violence en milieu scolaire_2 le

Violence en milieu scolaire


le jeudi 12 février 2015, pendant que la plupart des élèves suivent le défilé de la mode traditionnelle, deux jeunes à moto, profitant de l'inattention du portier font irruption dans la cour de l'école. Ils confisquent des portables d'élèves de petites classes et ne les leur restituent que moyennant le paiement d'une somme d'argent. Après avoir rackettés ainsi quelques élèves, ils démarrent en trombe leur moto pour quitter l'établissement. L'un d'eux percutent un élève sur son passage et tombe. Il se relève et commence à menacer l'élève. Une élève de Terminale qui a assisté a la scène s'interpose et  prend la défense du petit. Surpris par cette intervention d'une fille, les jeunes arrêtent leurs agressions et   lancent  des menaces et promettent de venir à la séance de cinéma qui va être  organiser par le bureau des élèves le samedi 14 février 2015 à la salle de ciné du CREDO et lui régler son compte.
ils vont tenir leurs promesses, en venant à la salle de ciné avec un groupe renforcé. leur tentative de perturber la séance va échouer suite à l'intervention du conseiller d'éducation accompagnant et du gérant de la salle de cinéma qui fit appel à la police. deux choses ont frappé nos élèves, ils étaient saouls ou peut être même drogués et avaient des complices au sein de l'école. En effet suite à leur appel téléphonique, Ouédraogo Rahim et Ouédraogo Thierry deux eleves de la seconde C, les ont rejoint un court instant avant de réintégrer la salle de ciné. Contraints de quitter les lieux, ils lancent des menaces et promettent de revenir le lundi au lycée.
Suite à ces menaces, nos élèves vont ameuter leurs groupes. le lundi 16 février 2015, un attroupement de plus d'une vingtaine de jeunes se fait aux abords de l'établissement. j'apprendrai par la suite qu'il était constitué de trois groupes mobilisé par trois de nos élèves. ils étaient venus pour en découdre avec le groupe agresseur de nos élèves.
Vers midi deux jeunes qui faisaient office d'éclaireur du  groupe agresseur arrivent devant l'établissement. ils étaient suivi de près par un sous groupe de trois éléments.
les éclaireurs sont immédiatement maitrisés par les trois groupes mobilisés par nos élèves. ils sont maltraités et mis à genoux. le sous groupe agresseur qui les suivait de près prirent la fuite et se réfugia dans une cour voisine ou ils avaient un complice.
les deux éclaireurs arrêtés et maltraités ont été sommés de conduire les trois groupes de nos élèves auprès de leur chef de groupe pour régler le problème et mettre fin à l'agression de nos établissements.
le même soir un "grand frère" d'un de nos élèves se rendit également dans le quatier général du groupe agresseur pour chercher à mettre fin à ce début de spirale de violence.
Depuis le lundi 16 janvier 2015, nous n'avons été agressés, je suppose donc que les actions entreprises par les groupes proches de nos élèves ont dissuadés le groupe agresseur et que par conséquent nous serons plus tranquille.
Rôle de la police.
lorsque le directeur de l'établissement a constaté l'important attroupement devant son établissement et qu'il a compris qu'il y avait un risque sérieux d'affrontement devant son établissement, il a immédiatement appelé la police au 1010. Malgré son insistance, la police n'est pas venue.
Il envoya son conseiller principal au commissariat de police de Ouaga 2000, la bas aussi aucune réaction. On lui conseilla de nous adresser ailleurs.
Il appela les CRS au 17 qui promettent de venir. mais on les attendit en vain.
j'ai moi même appelé la CRS au 17, après plusieurs minutes d'attentes, On me fit qu'ils ne peuvent pas intervenir et on me conseilla de m'adresser au commissariat de Ouaga 2000. j'ai essayé de leur faire savoir que c'est la bas  que nous nous sommes adressés en premier lieu, et que c'est sur le conseil du commissariat  que je les  appelle. mais rien n'y fit, l'agent continua d'insister pour que j'appelle le commissariat. j'ai fini par raccrocher.
j'ai néanmoins rappelé le  commissariat et ai demandé un rendez vous avec le commissaire pour le lendemain matin à 8h.  l'intervention n'était plus nécessaire car les jeunes s'étaient dispersés heureusement sans trop de casses. Nous avions eu peut être la chance. s'il y avait eu affrontement, il aurait été violent, avec des conséquences désastreuses.
Le mardi 16 février 2015, j'au eu l'entretien avec le commissaire, il a décidé de poster tout autour de l'établissement des policiers en civil pour lui permettre d'identifier les agresseurs et éventuellement  prendre les mesures conséquentes.

De toutes ces  tractations avec la police,  je tire la conclusion que la police n'est pas totalement opérationnelle ou ne veut pas intervenir dans les écoles pour mettre de l'ordre.  En cas de coup dur, il ne faut pas compter sur elle. C'est grave et inquiétant, car si la police discrimine ces interventions, c'est la mafia et les gangs et les bandes organisées qui vont imposer leurs lois dans la cité et adieu la tranquillité des honnêtes citoyens.
la loi et l'organisation des gangs dans les écoles.
Un premier constat, certains de nos élèves appartiennent à des groupes structurés dans leurs quartiers.  Ils n'hésitent pas à utiliser la violence pour défendre leurs intérêts ou leurs camarades. Ils sont consommateurs de d'alcool et même de drogues. Ceux qui sont venus devant notre établissement manifestement étaient sous l'emprise de la drogue. Les propos du genre " on va te brûler" et les actes posés allant dans ce sens peuvent indiqués qu'ils étaient effectivement drogués.
 Ils sont armés de couteaux, de machettes, etc.
Ils semblent être bien structurés et disposent d'endroits où ils se réunissent facilement et qu'ils appellent "quartier général". Ils ont des protecteurs beaucoup plus âgés. Le délégué général nous a dit qu'il a fait appel à un " grand frère" qui a pu conclure "un accord de paix" entre les groupes adverses.

La responsabilité de la police et des parents dans la structuration de ces groupes.
Si nos élèves  ont fait appel à leurs groupes respectifs pour venir les défendre, c'est parce qu'ils n'ont pas confiance en la capacité de la police de rétablir l'ordre.
Ils  sont conscient que l'appel aux groupes pour régler des différends peut être grave, mais prétendent qu'ils n'avaient pas le choix et qu'ils ne pouvaient plus supporter ces agressions.
C'est vrai la faible réactivité de la police devant les cas d'attaques ou d'agressions et le faible quadrillage des quartiers peut conduire des citoyens à s'organiser pour se défendre. Le risque est que ces groupes s'érigent en justicier ou se transforment en gangs  criminels.
La multiplication de ces groupes ou gangs est la preuve de la faiblesse de l'Etat protecteur. Alors on doit avoir peur de l'avenir. Un conflit local ayant pour origine des différences religieuses ou ethnique va déboucher sur des massacres.
Alors faisons attention et que les autorités prennent leurs responsabilités.