Le Conseil National de la Transition vient de voter la mise en accusation de Blaise Compaore pour haute trahison et d'attentat à la constitution.
Pour la 3eme fois de son histoire un ancien président sera traduit devant un tribunal de la République. La différence cette fois avec les autres est que le président Blaise Compaore est en fuite. Peut être qu'il sera jugé alors par contumace. A l'issue de leur procès Maurice Yameogo le 1er président a été condamné à une peine de prison, ses biens confisqués. Le 2ème président Lamizana a été acquitté par le tribunal populaire de la révolution présidé alors par Halidou Ouédraogo.
Blog personnel de Harouna Henhenri TOGUYENI; Les articles qui sont sur ce blog, sont des transcriptions des évènements ou des analyses que je fais sur évènements marquants. Donc il y a un peu du tout dans ce blog. Il est possible que je me sois trompé en retranscrivant des évènements, c'est pourquoi je veux de prime abord m'excuser auprès de tous ceux de mes lecteurs qui vont y trouver des inexactitudes. Si possible je les prie de bien vouloir me le signaler. Merci
vendredi 17 juillet 2015
Blaise Compaore est mis en accusation
jeudi 16 juillet 2015
Quelle suite aprèsl'invalidation du code électoral par la CEDEAO
Considérant que
1- l'exclusion définie dans la loi électorale burkinabé n'est ni légale ni nécessaire à la stabilisation de l'ordre démocratique
2- l'exclusion d'un certain nombre de citoyens de la future compétition électorale relève d'une discrimination difficilement justifiable en droit.
3- le caractère ambigu des critères de l'exclusion et l'application expéditive et massive qui en est faite
4- l'interdiction de candidature pour toute personne ayant été politiquement proche du régime de Blaise Compaore mais n'ayant commis aucune infraction particulière revient à instituer un délit d'opinion évidemment inacceptable
La cour de la CEDEAO en sa séance du 13 juillet 2015
- dit que le code électoral et Burkina Faso est une violation du droit de participation aux élections.
- ordonne à lÉtat du Burkina de lever tous les obstacles à une participation aux élections.
Quelques réflexions
1- L'état du Burkina vient donc de subir un camouflet. La faute incombe sans aucun doute aux politiques mais surtout à nos éminents juristes; experts et professeurs de droits. Avant ce jugement ils clamaient partout que l'article incriminé est une internalisations de dispositions juridiques africaines et par conséquent parfaitement conforme au droit international. Les juges de la CEDEAO en retoquant la loi électorale vient donc de les renvoyer à leurs études.
Mais il ne fallait pas être un expert en droit pour se rendre compte que l'article 135 était bancal. Tous ceux qui avait un minimum de lucidité ou de bons sens se rendaient bien compte que le texte était inapplicable. Nos juges constitutionnels allaient être confrontés au problème de la détermination de ceux qui ont soutenu le projet de modification de la constitution. En effet aucun procès n'a permis de les Identifier de manière claire. A défaut d'avoir des preuves certifiées par un jugement de la culpabilité d'un candidat, il est évident que que le juge allait être dans l'incapacité de se prononcer. Le seul choix qui allait lui rester est de faire l'impasse sur l'article 135.
Le professeur de droit, Soma Abdoulaye l'un de nos rares juristes a être resté lucide a clairement désapprouvé cet article. Pour lui nos prétendus juristes et les députés ont mis les charrues avant les bœufs. Selon lui il aurait fallu inscrire dans notre code pénal, que le fait de soutenir un projet de modification est un crime. Ainsi on aurait pu poursuivre tous ceux qui ont tenté de modifier la constitution, les juger et les condamnés à être inéligible aux élections pendant une certaine durée.
Nos juristes et hommes politiques ont donc échoué à faire appliquer dans un environnement démocratique des idéologies d'exclusion d'un autre temps. Qui ne se rappelle pas les lois dans les pays dits révolutionnaire qui tirent sa source de l'idéologie prônant la dictature des révolutionnaires vainqueurs sur toute la racaille réactionnaire. Cette dernière catégorie de la population était privée de tous leurs droits de citoyens et quelques envoyés dans des camps de rééducation pour leur laver leur cerveau. L'article 135 de notre code électoral est une adaptation de cette idéologie à notre contexte où les vaincus (CDP et autres ) doivent subir toutes les foudres des insurgés vainqueurs(.
L'intention clairement affichée est de sanctionner des citoyens et dirigeants pour avoir exprimé leur opinion en soutenant que Blaise Compaore avait parfaitement le droit de modifier la constitution. C'est le délit d'opinion qui a été codifié.
ces juristes et leurs maîtres les politiciens attisent ainsi la colère et la révolte des Burkinabé. et lorsque le juge constitutionnel n'invalidera pas la candidature des supposés ennemis du ,peuple, ce sera la révolte et la chasse aux sorcières.
On n,'a pas le droit de jouer ainsi avec la vie des autres aux seuls de satisfaire son ego et ses ambitions.
j'espère seulement que le Président Kafando ne se laissera pas influencer et aura une bonne lecture du jugement du tribunal de la CEDEAO.
d'après les experts lucides non guidés par leur ambition, la bonne solution est que le conseil donne son interprétation de la loi éléectorale en faisant sienne le jugement du tribunal de la CEDEAO.
Tout le monde participera aux élections et le peuple tranchera. la souveraineté du peuple est non négociable.
Seuls l'urne permet d'exclure des individus de la gestion de la cité. les dictatures sur les autres idéologie d'une autre époque sont révolues.
vendredi 29 mai 2015
Les organes de presse entrent en désobéissance
Les organes de presse du Burkina Faso décident de ne pas respecter la décision du CSC d'interdiction des émissions interactives.
Ils justifient leurs actes par le fait que cette décision du CSC est liberticide et même illégale.
Pour ma part je ne cautionne pas cette désobéissance à la loi et au règlement, surtout venant des organes de presse. Les journalistes sont des leaders d'opinion dont les prises de position façonnent fortement l'opinion publique.
L' incivisme est un fléau au Burkina combattu par toutes les personnes soucieuses de construire une société de paix.
L'acte de désobéissance posé par les journalistes va renforcer la conviction de beaucoup de Burkinabé qu'on peut désobéir si une loi ne vous convient pas.
Les journalistes sans peut être s'en rendre compte ont poussé un peu plus le Burkina Faso vers l'instabilité.
Leur sit in et autres formes de protestations étaient soutenus par une grande majorité de Burkinabé et semblaient même porté fruit. Le CSC ayant décidé de lever l'interdiction le 30 mai 2015.
Ils auraient dû attendre cette levée officielle de l'interdiction.
Que Dieu nous sauve.
Les organes de presse entre en désobéissance
Les organes de presse du Burkina Faso décident de ne pas respecter la décision du CSC d'interdiction des émissions interactives.
Ils justifient leurs actes par le fait que cette décision du CSC est liberticide et même illégale.
Pour ma part je ne cautionne pas cette désobéissance à la loi et au règlement, surtout venant des organes de presse. Les journalistes sont des leaders d'opinion dont les prises de position façonnent fortement l'opinion publique.
L' incivisme est un fléau au Burkina combattu par toutes les personnes soucieuses de construire une société de paix.
L'acte de désobéissance posé par les journalistes va renforcer la conviction de beaucoup de Burkinabé qu'on peut désobéir si une loi ne vous convient pas.
Les journalistes sans peut être s'en rendre compte ont poussé un peu plus le Burkina Faso vers l'instabilité.
Leur sit in et autres formes de protestations étaient soutenus par une grande majorité de Burkinabé et semblaient même porté fruit. Le CSC ayant décidé de lever l'interdiction le 30 mai 2015.
Ils auraient dû attendre cette levée officielle de l'interdiction.
Que Dieu nous sauve.
dimanche 17 mai 2015
Faut il reporter la fin initiale de la transition
Les dates des 11 et 26 octobre 2015 arrêtées pour les élections législatives et présidentielles marquent en même temps la fin de la transition. Quelques voix s'élèvent ça et là pour demander le report de cette fin au plus tôt en février 2016,
Les raisons avancées par les uns et autres varient en fonction de leurs intérêts non réalisables d'ici fin octobre 2015.
Pour ma part je pense qu'on doit la reporter pour trois raisons majeures dont le fondement est que la transition doit faire le ménage politique, rechercher et châtier les coupables de crimes politiques et économiques, déblayer la voie pour que le gouvernement issu des élections puissent travailler dans un environnement plus serein et que les dérives de l'ère Compaore ne se perpétuent pas.
1- la justice doit être rendue. Manifestement cela ne peut pas être réalisée avant le 30 octobre 2015. La haute cour de justice qui vient d'être installée n'a pas encore commencé ses travaux. Or elle aura beaucoup de dossiers à trancher. Une nouvelle législature implique une autre cour dd justice à installer dans un autre environnement politique avec une vision différente de celle de la transition. On ne peut être sûr que dans ce nouveau contexte justice sera rendu aux burkinabé.
Pour la paix dans le coeur des burkinabé il faut que cette haute cour de justice qu'on vient d'installer achève le travail de justice avant de partir.
2- Les réformes politiques attendues par les Burkinabés n'ont pas encore été réalisées. La commission chargée de faire jd travail vient à peine d'être installée. A mon avis les propositions qu'elle va présentées doit faire l'objet de larges débats afin qu'on soit sûr qu'elle recueille l'assentiment des burkinabé. Manifestement ce travail ne peut être achevé avant le début des campagnes politiques. Il faut donc reporter les élections.
3- La plupart des partis politiques en dehors du MPP et de l UPC ne se sont pas encore lancés dans la campagne. Ils ne seront pas prêts pour octobre.
Il faut reporter et mettre tous les partis sur la même ligne de départ.