lundi 20 avril 2026

Ma scolarisation

 Mon père et notre éducation

 1- l’Ecole de la république 

Mon père comme je l’ai dit est né entre 1905 et 1912. A la naissance de ma grande sœur Fati, en 1952, il avait certainement plus de 40 ans, un âge relativement avancé.

Nous sommes donc des enfants de sa vieillesse.

Avec ma mère, mon père a eu sept enfants.

L’aînée de la famille est ma grande sœur fille Fati, née en 1952.

Je suis le 2ème enfant, et l’aîné des garçons né en 1955, Le 3 ème enfant, Idrissa est né en 1957, le 4 ème  enfant, Lassina est né en 1959, le 5 ème , Oumar est né en 1961, le 6 ème , Boubacar est né en 1964, le 7 ème  et dernier enfant, Amadou est né en 1966.

 

Son long contact avec les blancs, lui a fait comprendre toute l’importance de l’école dans la réussite sociale. Il a tout mis en œuvre pour que nous réussissions à l’école.

C’est ainsi que très tôt, il nous a mis à l’école. J’ai fait l’école maternelle dès

l’âge de 4 ans. C’est vrai que j’ai un peu contribué à accélérer cette inscription précoce à l’école. En effet, mon camarade de jeux d’enfance, Zida Ouidraogo, un peu plus âgé que a été inscrit à la rentrée scolaire 1959-1960, et chaque matin, lorsqu’il partait à l’école, je pleurais et voulais le suivre.

Mon père a alors décidé de m’inscrire aussi à l’école, il a réussi à convaincre les maîtresses de la maternelle de l’école de Bobo Centre de me prendre.

Absolument. Voici une version corrigée, structurée et enrichie de votre texte, en supprimant les répétitions et en rendant le récit plus fluide et attrayant.

🧒 Mes Premiers Jours d'École : L'Aventure de Bobo Centre-Garçons

Le début de mon parcours scolaire fut précoce et un peu inattendu. Nous étions en octobre 1958. Mon compagnon de jeu, plus âgé, venait d'être inscrit à l'école. En le voyant partir, me laissant seul à la maison, j'ai été pris d'un grand chagrin. Mon père, ému par mes pleurs, décida qu'il était temps de me trouver une place.

J'avais seulement quatre ans, un âge bien trop jeune pour être accepté en cycle primaire. L'option d'une inscription dans une structure préscolaire, cependant, restait possible. Je ne sais comment mon père s'y est pris, mais la direction de la maternelle de l'école Bobo Centre-Garçons accepta de m'accueillir dans l'une de ses sections.

🎒 Le Grand Départ : Jour J

Ce jour-là marquait ma première fois à l'école.

Ma mère prit un soin particulier à ma toilette, m'habillant d'un habit neuf. J'étais rempli d'excitation et pressé d'arriver.

Le signal du départ fut donné par mon père. Il enfourcha son vélo, se dirigeant vers le portail, suivi par ma mère, ma grande sœur Fati et mon petit frère Drissa, qui n'avait qu'à peine deux ans. C'est un petit cortège familial qui se formait. Ma mère me souleva et m'installa sur le porte-bagages du vélo. Mon père s'installa sur la selle et commença à pédaler. Me voici en route pour l'école !

Il paraît que, lorsque nous évoquions plus tard ces préparatifs, les témoins ne manquaient jamais de souligner mon sourire radieux sur le porte-bagages.

Mon père me conduisit jusqu'à la salle de classe. Après un bref échange avec la directrice, il repartit, me laissant avec l'institutrice de la maternelle.

🏃 L'Épisode de la Récréation

Peu de temps après le départ de mon père, la sonnerie retentit. J'ai vu tous les élèves sortir dans la cour et, naturellement, j'ai suivi le mouvement. Je croyais que c'était la fin des cours.

Mon père m'avait pourtant donné une instruction très précise : « Quand on sortira de la classe, tu dois t'asseoir à cet endroit et m'attendre. » Je me dirigeai donc vers l'endroit indiqué et m'assis.

Il y avait beaucoup d'élèves autour de moi, s'amusant dans la cour. Je pensais qu'ils jouaient avant de rentrer définitivement chez eux. J'ai attendu un moment. Mon père n'arrivait pas. J'étais un peu inquiet, mais sans m'alarmer outre mesure.

🏡 Le Retour Inattendu et La Panique du Père

J'ai fini par prendre une décision audacieuse : rentrer à la maison. Je me rappelle qu'à cet âge, trois ou quatre ans, il était difficile de retrouver son chemin. Pourtant, j'ai réussi à parcourir la distance, qui devait être de trois ou quatre kilomètres.

Quand ma mère m'a vu arriver, je lui ai simplement dit : « L'école est finie. » Elle m'a alors mis au lit pour la sieste.

Mon père arriva plus tard, visiblement empli d'inquiétude et un peu nerveux. Je sentais son trouble. Il m'a réprimandé gentiment, m'expliquant que je ne devais jamais reprendre la route tout seul et que je devais rester sous l'arbre à l'attendre.

Ce n'est que plus tard que j'ai compris la vérité : j'avais quitté l'école bien trop tôt. La sonnerie n'annonçait que la récréation, mais j'avais cru qu'il s'agissait de la fin de la journée scolaire et j'avais filé.

J'imagine la panique de mon père à son arrivée à l'école et en ne voyant pas assis à l'endroit qu' il m'avait indiqué. Certainement qu'il a dû s'adresser à la directrice et aux monitrices qui elles aussi devaient être paniquée en ne me voyant pas revenir en classe à la fin de la récréation.  

Ils ont dû re-fouiller la cour mais en vain. La panique commençait à s'installer.  

À cette époque, les histoires de rapt d'enfants et de leurs sacrifices rituels  étaient courantes. Il a dû se poser les pires questions.

Leurs responsabilités  allaient êtres évoquées si on ne me retrouvait pas.  Elles ont manqué de vigilance et n'ont pas fait attention aux mouvements du  tout nouveau venu que j'étais. J'étais sorti sans être vu. Des consignes précises ne m'avaient été données  sur mes déplacement en classes et dans la cour de l'école.  j'avais réussi à rentrer seul.

🎨 Une Année Scolaire Réussie

Ce premier jour fut riche en souvenirs et en émotions fortes !

Malgré cette entrée en matière rocambolesque, j'ai bien passé le reste de l'année. J'y ai appris à dessiner, chanter et réciter. Je me souviens particulièrement de l'intérêt et du dévouement avec lesquels les maîtres et maîtresses nous accompagnaient dans l'apprentissage et le nettoyage des unités de vie de l'école.

Cette première année fut un succès. J'ai d'ailleurs fait une seconde année en maternelle (moyenne section ou transition), portant mon passage en préscolaire à deux ans, avant de finalement faire mon entrée au CP (Cours Préparatoire).

Ce texte est désormais plus rythmé, et l'histoire du retour prématuré est mieux mise en évidence.

vendredi 13 mars 2026

Bâtir le Cours Privé Marie Curie

Le Cous Privé Marie Curie

Le 1 er octobre 1994, sur autorisation du ministre en charge de l’enseignement secondaire, le cours privé Marie Curie ouvrait ses portes.
Cette ouverture a été l’aboutissement d’un long parcours extremement difficile et éprouvant pour moi.
Aucune œuvre humaine ne peut se réaliser sans rencontrer des difficultés plus ou moins importantes. L'essentiel est d'avoir la foi et la détermination nécessaire pour les surmonter.
La première difficulté que j'ai eu à surmonter a été l'acquisition du terrain, À partir du moment où j'ai localisé le terrain il ne m'a pas fallu moins deux ans, pour obtenir un titre provisoire de propriété. La procédure est relativement est longue et complexe et le parcours du dossier s’est heurté très souvent à des blocages qui ne se justifiaient pas souvent sur le plan strictement administratif. Il a fallu longtemps parlementer et effectuer de multiples démarches avant de les débloquer. J’ai eu quelques fois la tentation d’abandonner, mais j’ai tenu bon.
La deuxième difficulté a été la mobilisation des ressources financières.
Moi j'étais professeur. Tout le monde convient que ce n'est pas un métier qui permet d'accumuler des richesses. Et je ne faisais pas exception à la règle. Les économies que j'ai réalisées au cours des années d’enseignement étaient loin d'être suffisantes.
Je savais qu'aucune banque n'allait me faire un prêt sans garantie immobilière. Et moi je n'étais propriétaire exclusif d'aucun immeuble Je me suis tourné vers quelques parents et amis. Malgré la modicité de leurs moyens certains n'ont pas hésité à me venir en aide. Un m’a fait un prêt de 500 mille francs, un autre m’a offert des pots de chaux vive et de peinture, un autre m’a donné 70 mille francs, etc. certains d’entre eux sont ici, je ne veux pas les nommer mais j'en profite pour les remercier très sincèrement.
Je me dois de citer mon épouse qui non seulement supportait plus de charges domestiques mais a pris un pret bancaire pour contribuer à la construction de l’établissement.
Je n’oublie mes enfants Ami, Abdoul et Rachid qui ont été privés de bien de cadeaux à cause de la construction de l’établissement. Merci à vous tous.
Il en est de même de mes frères, soeurs ici présents qui tout au long de l’édification de l’établissement n’ont cesser de m’apporter un soutien constant.
Toutes ces sommes récoltés s’avérant insuffisant, J’ai cédé ma parcelle que j’avais acquise en 1989.
La conduite de la construction a été jalonée de multiples petites difficultés que je suis arrivé à surmonter.
A terme je suis effectivement parvenu à construire un bâtiment de trois salles fonctionnelles mais dont la finition laissait à désirer. Toutes les salles n’avaient pas d’enduits. J’ai badigeonné les murs avec uniquement que de la chaux en espérant rendre les classes agréables.
N’ayant pas construire une administration, j’ai transformé le magasin de 8 m2 en bureau pour moi même.
Les travaux de construction achevés, il fallait maintenant obtenir L'autorisation d'ouverture. Je savais la commission stricte sur les conditions à remplir pour délivrer cette autorisation. Je remplissais les conditions minimales mais si la commission voulait être sévère je n’obtiendrai sans doute pas leur aval.
Mais à l'issue de leur délibération l’autorisation d’ouverture m’a été accordée. Elle n'a pas tenu compte de toutes les petites imperfections dans la finition des infrastructures. Ma qualité de professeur à du être pris en compte.
Mais quel soulagement et quelle fierté. Je venais de réaliser un challenge important pour le reste de ma vie.
Messieurs et Messieur,
quel bilan pouvons nous faire au bout de ces 20 ans de fonctionnemnt?
Une particularité de l'enseignement est qu'il faut investir beaucoup dans l'immobilier. La croissance des effectifs doit être précédée par une plus grande disponibilité en salle de classes. Marie Curie n'a pas échappé à la règle et au cours des 20 ans il y a eu un accroissement régulier des infrastructures. Nous sommes passés de1 batiment de 3 salles de classes et 1 bureau à en 1994 à 8 batiments comprenant 28 salles de classes, 10 bureaux, 1 bibliothèque, 1 laboratoires, 2 magasins.
Sur le plan de la création d'emplois, le cours privé marie Curie a beaucoup contribué et a offert leur premier emploi à bien de jeunes sortants de l’université. Je vois ici quelques uns d’entre eux qui sont maintenant professeur d’université.
En cette rentrée 2014-2015, le cours marie curie emploie 45 travailleurs à contrat à durée déterminée ou indéterminée et 30 professeurs vacataires.
Sur le plan des inscriptions, les effectifs des élèves ont subi une croissance régulière. Parti de 30 élèves, le cours mariecurie enregistre en cette année 2014-2015 plus 1500 élèves inscrits tout ordre d’enseignement confondu.
Au total sur les 20 ans, le cours marie Curie a enregistré plus de 20 000 inscriptions ou réinscriptions d'élèves.
L'immense fierté du cours marie curie se trouve dans les excellents résultats scolaires engrangés au cours des ans. Nos taux de succès sont de loin supéreiur à la moyenne nationale. L’année scolaire passée nous avons enregistré 98.04% de succès au baccalauréat, 86% au BEPC, et 100% au CEP.
Régulièrement nos autorités nous décerne des certificats de d'excellence, le directeur régional du MESS est la pour l'attester.
La disctinction émérite dont nous sommes fiers et nous ne nous gênons pas l’exhiber est l’obtention du grand prix du Faso, attribué au meilleur établissement du faso en 2008.
Et nous avons failli rééediter l’exploit en cette année 2014, car nous étions parmi les nominés c’est à dire parmi les établissements susceptible de le décrocher.
Pour nos excellents résultats, le ministre des enseignements secondaires et supérieur nous a proposé à des disctictions dans les ordres nationaux. En 2008 nous avons été fait chevalier des palmes académiques.
Sur le plan de l’efficacité externe, les premiers élèves de marie curie sont pour la plupart dans la vie et sont soit des salariés soit ont créé leur propre entreprise. On les retrouve dans tous les secteurs d'activité. Il ya des médécins, des ingénieurs, des professeurs, etc certains de ces hauts cadres anciens éléèves de MarieCurie sont là avec nous ce soir pour célébrer le 20ème anniversaire. Bravo à eux.
Un élément du bilan est la confiance et la fidélité des parents. L'accroissement regulier de nos effectifs est une marque de cette confiance. Nous avons un nombre important de parents dont tous les enfants ont suivi toutes leurs scolarité a marie curie.
Un autre fait qui me marque est la confiance portée par les enseignants en notre établissement. Presque tous les enseigants, vacataires comme permanents qui donnent des cours ici y inscrivent leurs enfants. Ils ont la possibilité de les inscrire ailleurs mais ils ont choisi Marie Curie. Pour moi c'est un un indicateur que l'enseignement que nous dispensons ici est de qualité. Qui dautres que les enseignants peuvent l'attester? Cette marque de confiance m'honore et me fait plaisir.

jeudi 12 mars 2026

Ma mère Mariama Combary

 Ma Mère :

L'enfance de ma mère 

Elle est née à Potiamanga, un village situé à environ 10km de Fada N’gourma. Ses parents lui ont donné le prénom Toumbédi qui signifie en langue gulmantchema «tas d’ordures ». Ce nom est généralement donné à un dernier né dont les aînés mourraient sans raison apparentes quelques temps après leur naissance. C’est un peu pour signifier aux mauvais esprits, que la famille n';accorde pas une grande importance à cet enfant

qui vient de naître afin qu’il ne l’emporte pas.

Peut être que ce prénom sauva ma mère des mauvais génies.

Son père mourut avant qu'elle n’atteigne l’âge adulte et ne laissa pas d’enfants mâle. Avant sa mort, il aurait demandé à un de ses cousins du nom de Mano d’épouser la mère de ma mère et prédit qu’il aurait un garçon qui serait un jour chef de leur village.

Ma mère a été récupérée par sa grande sœur mariée au grand chef de

Fada Soumadoali. Elle y vécut jusqu'à sa puberté.

Elle fut donnée,  en mariage par le chef Soumandoali qui honorait mon père de son amitié.

Je ne sais pas comment le reste de la cérémonie s’est déroulée, mais quelques

temps après, la jeune femme à été conduit chez mon père à Bobo.

Je crois qu’elle s’est rapidement adaptée à sa nouvelle situation. elle a appris très

rapidement la langue et a appris à faire admirablement la cuisine de la région de BOBO-DIOULASSO.

Quand je me rappelle des plats qu’elle nous cuisinait, je dois dire qu’on se régalait. Elle savait aussi bien faire la cuisine de l’ouest de Bobo-dioulasso que la cuisine de son village natal.

sans être nés, mes frères et moi, connaissons aussi bien la cuisine de Fada que ceux qui étaient nés au village.

Les relations de ma mère avec son village.

Ma mère est restée très attachée à son village et à sa famille.

Après chaque accouchement, elle allait présenter son nouveau née accompagné de l’avant dernier.

Le voyage était préparé longtemps à l’avance. Pour son frère, ses belles sœurs et

ses neveux, elle leur préparait de nombreux cadeaux. Je revois encore les colis

volumineux qu’ont attachait. Dans les colis, on trouvait des objets utilitaires :

marmites, assiettes etc., de l’habillement, des vivres : sel, sucre etc. de la cola, du tabac.

Ma mère a tenu absolument à élever les enfants de son jeune frère. Lors des

tractations pour la venue de mes cousines, j';ai cru comprendre que son jeune frère

ne tenait pas particulièrement à confier ses enfants à sa sœur.

Mais finalement la première fille de mon oncle, qui s’appelle Folpoa nous a rejoint.

Elle devrait avoir une dizaine d’année. Elle est restée quelques années avec nous.

Lors d’un séjour de ma cousine avec ma mère au village, elle a été donnée en

mariage à Boukary Thiombiano, un prince de la chefferie de Fada ; qui avait été

pressenti pour être un jour chef de Fada.

Je pense qu’elle a été donnée, car je suis sûr qu';elle n’avait jamais auparavant

rencontré son futur époux.

Dans la tradition de Fada, les épouses des chefs de Fada viennent de la

famille Combary qui est celle de ma mère.

Si elle a accepté sans trop protester d’épouser le prince, peut être que très tôt elle avait une conscience de sa destinée qui l';a poussée à accepter de se marier à quelqu’un qu’elle n’avait jamais vu auparavant.

Ma mère n’a pas été mise au courant des tractations. Il semble que c’est au moment de prendre le car qu’elle s’est rendue compte que sa nièce avait disparu. Imprégnée des traditions, elle n’a pas certainement tardée à comprendre la raison probable de cette disparition.

Mais je pense qu’elle n’a pas bien acceptée d';avoir été mise devant le fait accompli. Toujours est-il qu’elle a été obligée de rejoindre son foyer à Bobo-dioulasso sans sa nièce.

Contrairement à mon père, qui n’a jamais imaginé s’installer un jour à Fada, ma mère y pensait. Mon père étant de loin plus âgée qu’elle, ils étaient arrivés à la conclusion qu’après le décès de mon père, ma mère irait s’installée à Fada.

Peut- être pour cette raison et peut- être pour d’autres, mon père avait acquis une parcelle à Fada sur laquelle, il a bâtit une grande maison.

A la mort de mon père, ma mère a manifesté son intention d';aller vivre à Fada.

Moi, je n’y voyais pas d’inconvénient. C’est vrai que cela nous aurait obligé à réorganiser notre vie du côté de Fada. Il nous aurait fallu certainement tisser de nouvelles relations avec la famille à Fada. c';était un désagément que j';étais prêt à supporter.

Mes frères s’y sont opposés. Elle est donc restée quelques temps à Bobo, puis est venu vivre avec ma sœur à Ouaga, puis enfin avec moi, à Ouagadougou. 

Avant de s’installer avec nous, elle a voulu passer quelques jours avec sa famille à Potiamanga. On l’y a conduit. Mais contrairement au projet élaboré depuis longtemos,  elle n’y a pas séjourné longtemps.

Un jour, son petit frère qu’elle chérissait tant, nous a demandé de venir la ramener. Il ne pouvait plus la supporter, elle pleurait très souvent, pour  la moindre contrariété les larmes coulaient. Elle était devenue très émotive

Une conséquence de cette décision est que mes  frères et ma sœur n’ont pas pardonné à notre oncle d’avoir rejeté ainsi sa sœur.

Et elle n’est plus retournée dans son village natal jusqu';à sa mort.

Mais, Quelques jours avant sa mort, pendant son hospitalisation, son frère est venu lui rendre visite et est resté pendant plusieurs jours.

Mes frères et sœurs

Fratrie de 7 enfants. Je suis le 2ème après ma grande sœur Fatimata, et Viennent après moi et dans l’ordre du plus âgé au plus jeune  Drissa  né en 1957, Lassina né en 1959, Oumar né en 1961, Bouba ne en 1964 et Amadou né en 1966.

4) La famille élargie de Bobo-Dioulasso.

La famille élargie de bobo étaient constitué  des ressortissants du gulmu et des amis de mon père.  C'est vrai, Notre père avait des relations particulières avec un certain nombre de familles. Nous les fréquentions et elles aussi nous rendaient régulièrement visite.

D’abord la famille Mayabouti Joseph.

Ils étaient gourmantché comme nous. J'ai connu le grand père, le père de Joseph. C'était un ancien combattant, avec une barbe bien fournie. Il vivait avec sa femme chez son fils. Je le trouvais d’un abord facile et surtout gentil. Il aimait bien engagé la conversation avec nous qui étions tout petit.

Joseph avait deux femmes. La première Fatimata KOCTY originaire de Fada et la deuxième de teint très clair assez corpulente de nom de Pogbi originaire de la région de Diapaga. 

Mais, mon père avait  des liens avec Fatimata KOCTY. Il considerait Fatimata comme sa sœur.  Je ne sais pas trop à quoi cela tenait, puisque nous ,n’étions pas de la même famille de Fada . Peut être des lointaines relations de familles à Fada N'Gourma. En tout cas, Elle occupait une place importante  lors des naissances et des baptêmes musulmans dans notre  famille. En tant que tante, c’est elle qui assistait  notre mère à la maternité lors de tout accouchement. 

A ce titre, Elle était chargée d’organiser, avec les autres femmes proches de la famille et qui assistait notre mère de l’enfouissement du placenta du nouveau né. L'endroit choisi était un espace libre dans la cour.  Elle y choisissait un emplacement approprié cet effet.  Cette activité était exclusivement réservée aux femmes. Aucun homme n’y prenait part. Je n'ai Jamais su quel etait le sens qu'on donnait a ce enfouissement dans la cour familiale. 

Ma tante jouait un rôle important lors de la cérémonie de donation du nom! En général c'est au 7ème apres la naissance que cette cérémonie à lieu. Selon encore la tradition,  C’est  la tante qui  tient l'enfant dans ses bras pendant qu’on le rase. Dans certaines familles, c'est la tante elle-même qui rase le nouveau né. Les  cheveux recueillis du  bébé,  était soigneusement gardé dans un endroit peu fréquenté de la maison.

Pendant que les tantes et autres s'affairaient au toilettage du bébé les hommes étaient réunis autour de l'imam dans la cour. Parmi les imams présents étaient choisi celui qui allait officier la cérémonie.   Dans notre famille, c'est le maître “ Karamoko” l'ami de mon père, dirigeant de lecole coranique qui etait chargé de diriger la prière. 

Il le faisait avec une forte solennité, qui obligeait tout le monde à l'écouter religieusement. Au cours de cette prière que le prénom du bébé était dévoilé. Un fois que l'imam a donné le nom, immédiatement plusieurs personnes le répétait et suffisamment haut et fort pour que les femmes qui étaient dans le salon familial l'entende. Et à chacun des présents de répéter le prénom. Immédiatement, le prénom est repris dans le voisinage.

Après que le prénom du bébé ait été dévoilé par l’iman pendant les prières  c'est elle qui était chargée de souffler le nom du bébé dans son oreille. Dans  la tradition musulmane et, le prénom du nouveau-né n’est révélé au public que lors la cérémonie du 7e jour. En effet, ce jour toute la famille, tous  les amis de la famille, tous les voisins sont présents autour de l'imam et de religieux du quartier pour faire  des invocations et des bénédictions à l’endroit du nouveau né et de sa famille.  C'est en ce moment aussi  que le prénom du nouveau né  est dévoilé par l’imam  et toute l'assistance  répète ce prénom. C’est après cette révélation que la tante se charge de souffler à l’oreille droite du bébé son prénom.

On procède ensuite à l'immolation d’un  bélier  lorsqu'il s'agit d'une fille et de deux béliers lorsqu'il s'agit d'un garçon. La viande servira à préparer un repas pour toutes les personnes personnes. Des morceaux seront envoyés aux voisins et parents qui n’ont pas pu venir à la cérémonie.

Ma tante avait une place particulière dans mes relatiobs. Elle m’aimait bien et l’a montré à chaque événement qui a jalonné ma vie. Elle a accompagné  ma femme  à Dimbokro, lorsqu’elle est venait me rejoindre après la naissance de Abdoul. Elle est restée avec nous pendant plusieurs jours pour l’aider à s’occuper du bébé.

Elle est décédée en……j'ai toujours pour elle une pensée pieuse. Repose en paix ma tante.

 La famille Djira.

Le Chef de famille, Lassina Guira,  était un érudit musulman, responsable fondateur d’ une école coranique de style traditionnel. Il logeait, lorsque j’ai commencé à fréquenter son école coranique, à Koko, sur la même avenue que notre domicile, mais du côté ouest et proche  du marigot Houet.

Pas très loin de son domicile se trouvait la famille Dembele dont certains des enfants ont fait la même classe que moi à l’école Bobo centre.

Il n’y avait pas que lui seul dans la cour ou il habitait. C’était une cour commune, avec plusieurs appartements construits le long des quatre clôtures, laissant ainsi un grand espace au milieu de la cour.

 

Évidemment j'ai dit des relations était très particulière. À tel point que mon père était un recours pour les femmes de Karamoko lorsqu’elle entrait en conflit avec leurs maris

C'est mon père qui était médiateur et arrivait à les réconcilier.

Je revois encore la  première femme, venir se refugier chez nous apès un conflit avec son mari.  Elle y a passé  plusieurs jours. JMais la médiation a fini par porter fruit et elle  a rejoint sa famille. Je suppose que le différent ont été réglés.


● l’école primaire publique

Je suis allée à l'école. Un peu tout. Et pourquoi ? Dans 

● le groupe de camarades d’enfance .

● les vacances scolaires

2-    Mon séjour à  Fada N’gourma.

Après mon échec au  concours d'entrée en 6ème mon père a été vraiment peiné, je crois qu’il avait confiance en moi, il était convaincu que j’allais réussir. Mais  il ne m’a fait aucun reproche; il a du estimé que ce n'était pas de ma faute.  

Il a essayé de m'inscrire dans une école privée notamment le Collège  Catholique de Tounouma qui à l'époque était le seul collège privé de la ville de Bobo-Dioulasso.  Il avait peu de relations avec les dirigeants  de l’établissement mais on lui a dit  de s’adresser au directeur de l'école.

 Avec détermination il est allé lui demander une place pour moi en classe de 6ème. De retour, il a cru devoir appuyer sa demande en offrant comme cadeau “un  plateau d’oeufs de poules de races” au directeur. Naturellement ce dernier a refusé de prendre le cadeau et peut-être lui a-t-il  promis de me prendre si il y avait de la place. 

Mais toujours est-il que je n’ai pas eu mon inscription au collège de Tounouma.  Par contre, j'avais un camarade qui n’était  pas plus brillant que moi,  qui lui a pu obtenir la place au collège de tout le monde.  Peut-être que sa famille connaissait  les dirigeants de cette école.  

Après cet échec de la  tentative d'inscription au collège de TOUNOUMA, mon père s’est résolu à me trouver une autre école. Il avait perdu confiance au maitre de l’école  et ne voulait plus me laisser retourner à l’ecole BObo Centre.

 L'idée lui est alors venue de m’envoyer dans son  village natal  Fada N’Gourma.  Son neveu Souleymane TOGUYENI y  était déjà comme enseignant. il comptait sur la solidarité failiale.  Il lui a donc écrit une lettre pour  lui  demander de me trouver une place au CM2 et s’y possible de m’héberger.  je crois que Souleymane n’a pas hésiter et a accepté de me prendre chez lui et de m'inscrire dans une école à fada N’gourma.

Je n’ai pas eu d’angoisse particulière à l’idée de quitter ma famille pour me retrouver à des centaines de km dans une autre contexte que je ne je connaissais pas. Nous sommes ressortissants de la ville de Fada N’gourma, je ne devais pas avoir d’inquiétude particulière

A la mi-septembre je pris donc la route de fada. La distance de Bobo Dioulasso à Fada N’gourma  était d'environ 600 km.  Ce n'était pas une route facile, et le trajet devait  se faire forcément en plusieurs étapes. 

la première étape était le transport par train de Bobo-Dioulasso  jusqu'à Ouagadougou  et la deuxième étape OUAGA-FADA N’GOURMA  se faisait  par car appartenant à  la société Transafricaine. Pour le trajet  Bobo-Ouaga et surtout pour m’aider à faire le transfert de la gare de train à la gare de bus assurant le transport de Ouagadougou à Fada N’Gourma,  mon père m'a confié à KOUANDIDJA Thiombiano,  un cheminot qui faisait le trajet régulier entre Bobo et Ouaga.

Mon père  a  pris un ticket de train  3e classe qui bien sûr était moins confortable que les 2 autres classes. Les sièges étaient en bois sans mousse.  Il fallait être à la gare de train le matin très tôt avant 6h00 heure de départ du  train, pour acheter le ticket et être parmi les premiers à monter dans le train et avoir une place assise. Très souvent le train était bondé et particulièrement au moment du retour au pays des travailleurs saisonniers partis travailler dans les plantations de café et Cacao en Côte Ivoire.

Nous étions parmi les premiers arrivés, mais très rapidement la salle d’attente s’est rempli de monde. Un rang s’est constitué devant le guichet de vente des tickets de transport. Mais ce jour il n’y a pas eu de bousculades et mon père a très rapidement eu le ticket.

Arrêtés sur les quais, le train n’a pas tardé à quitter le dépôt et se positionner. Avec une petite fébrilité, mon père et moi avons pu monter parmi les premiers et nous positionner sur une des places que mon père affectionnait lors de ses voyages en trains.

Kouandidja nous a rejoint peu après, pour s’assurer que nous étions bien installés et surtout localiser ma place. Avant de rejoindre la cabine de pilotage, il m’a assuré qu’il viendrait régulièrement s’enquérir de mes nouvelles.

Le premier sifflet n’a pas tardé à retentir pour prévenir de l’imminence du départ et inviter les accompagnants à quitter les wagons.

Mon père me tendit  la main pour pour me dire  aurevoir et un peu pesamment, il descendit du train . Le deuxième coup de sifflet retentit et le train commença à rouler. J’ai ressentis un pincement à la poitrine  et l’émotion me prit. Voilà je quittais pour la première fois ma famille. Après quelques minutes d’affaissement je me ressaisis et intérieurement j’ai cherché à me motiver.

 C’est ainsi que je débutai un long trajet de plus de  7h. Nous avons quitté à 7h pour arriver aux environs de 14h Ouaga. A l’arrivée j’ai fait descendre mes bagages et suis resté à côté pour attendre mon accompagnateur

Kondidja, après avoir fait sa passation de service est venu me chercher pour  me conduire chez un logeur provisoire ou j'allais passer la nuit, puisque c’est  le lendemain que nous devrions continuer à fada. 

Nous avions quitté la gare de train , et au parking il a récupéré une moto. Il m’a conduit  au quartier Tiendpalégo, dans une famille gourmantché. Après les présentations et les salutations d’usage, on m’a indiqué une chambre où j’ai déposé mes bagages et  y  ai passé la nuit.  l

Le lendemain très tôt,  Kondidja est venu me chercher pour m'amener à la gare de la “Transafricaine”.  A l'époque c'était l'unique société régionale qui faisait la liaison entre toutes  les grandes villes du Burkina et de la sous-région.  Leur gare routière était située presqu’en face de la gare du train de la régie des chemins de fer Abidjan-Niger. Il  a acheté  pour moi un ticket Ouagdougou-Fada N’Gourma. Après m’avoir fait quelques recommandations, il a pris congé de moi et est reparti sans doute aux dépôts de la RAN pour préparer son voyage retour à Bobo-Dioulasso. Je suis maintenant tout seul, et c’est à moi de décider pour toute situation nouvelle. Je n’avais pas peur et n'étais aucunement inquiet.

On nous a été dit que le car allant de Ouaga à Niamey devrait quitter  à 7h. Mais à cette information et d’ailleurs point de car à la gare. Un agent finit par se présenter et nous informa qu’au lieu de 7h, le car partira à 8h. Après plus d’une heure d’attente, aucun car ne s’est présenté et le même employé se présente enfin et fixe l'heure de départ à 9h.  Et   de report à report pour je ne sais pour quelle raison, le car a quitté la gare autour de 11h.  

C'était merveilleux pour moi! Quand j’étais bébé j’ai forcément pris le car puisque ma mère allait tous les deux ans à Fada pour présenter à sa famille son nouveau né.  pour  c’est la première fois que je prends le car en étant adolescent sur  une sur longue distance.

j'étais maintenant tout seul,  personne n'était là pour me surveiller ou me donner des instructions. j’étais un peu exalté mais relativement sur le qui vive. 

A certain moment, a des endroits bien déterminés,  le car s'arrêtait pour permettre aux  passagers qui le voulaient de se soulager ou  prendre un petit remontant (eau ou nourriture).  Ayant  aperçu au pied des caicedra des vendeurs de brochettes,  je me suis approché pour en acheter et franchement c'était délicieux.  j'étais bien content d’avoir pu me restaurer, et je n’étais pas le seul. On le sentait à travers les bavardages à hautes voix des passagers  Après quelques minutes de halte  nous avons pris la route pour  Koupéla. Et voilà la pluie!!, des trombes d’eau tombaient sur la route pouvant la rendre impraticable. Et voila une barrière de pluie devant nous. C'est normal, nous ne pouvions pas continuer au risque de dégrader la route. Peut-être que nous allons y passer un certain temps et si nous n’avions pas de chance nous y passerons la nuit. le temps que la pluie s’arrête et que la chaussée sèche un peu. Nous avions la chance nous avons eu de la chance, nous n’avons fait  fait qu’une heure à la barrière. Nous sommes arrivés à Fada,  après 21h.

Après avoir recupérer mes bagages, je me suis mis a la recherche de Seydou. c’est un grand frère  sur le plan familial mais en réalité il a des enfants plus âgés que moi.

Mon père m’avait recommandé de demander la localisation de son kiosque aux vendeurs installés autour de la gare.  ce que je fis en demandant aux aimables personnes de m'indiquer son kiosque. Je l’ai retrouvé assez facilement et je me suis présenté. 

Je n’étais pas sûr qu'il me reconnaîtrait  parce qu'il y avait  déjà certain qu'il était rentré. je l’ai vu et je me suis présenté. il n y a pas eu d’effusion de joie. je lui ai expliqué que mon père lui demande de me conduire chez Souleymane TOGUYENI et que je devais y rester pour faire l'école. 

il a trouvé une personne pour m y  conduire . 

Lorsque nous sommes arrivés Souleymane; le portail était fermé. Ils étaient déjà couchés. Après qu’on ait tapé à la portail,  on est venu ouvrir le portail. par les épouses de cinéma. Immédiatement indiqué un endroit une pochette où je pourrais me reposer. Chalet bien entre mon nouvelle domicile. Je l'ai habité pendant un an, une année scolaire. Je connaissais déjà la famille de cela puisque Souleymane a enseigné à Bobo Dioulasso il y avait de cela deux ou trois ans.  Je me rappelle bien de ses enfants et de ses épouses

Souleymane habitait une grande  maison construite par lui-même. Il y avait près de six  chambres. j’étais dans la même chambre que  sidikou.   

Que dire de ces jours-là à l'école primaire catholique. 

Au début je n’arrivais pas à comprendre pourquoi  Souleymane ne m’avait pas inscrit dans l’école publique où ses enfants fréquentaient. Mais je n’en ai pas fait un drame, et je crois qu’il avait raison. 

L'école primaire catholique était située sur la grande route de Niamey. Elle  était constituée d’un unique bâtiment de 6 classes, avec au milieu les magasins et probablement le bureau du Directeur. Notre maitre Monsieur OUOBA était au bourreau du travail. très consciencieux, et ayant le souci de la réussite de ses enfants.  Tous les soirs après la descente de 17h,  nous avions droit à une petite récréation et puis il vous faisait rentrer en classe jusqu'à 19h30; nous faisions des exercices et des révisions vraiment intenses. C'était bien. 

Des répétitions régulières pour nous permettre de nous habituer. 

Quitter l'école vers 19h, pour rejoindre la maison n’était pas aisé pour moi.  j'étais un tout petit peu effrayé parce que je n'étais pas habitué à cette obscurité de la ville. et me retrouver seul à marcher dans les rues, étaient relativement angoissant. il n'y avait pas beaucoup de monde en circulation, donc ça faisait un peu peur. Mais il n’était pas question pour moi de flancher. je me devais de tenir. Une fois, j'ai même versé quelques larmes, mais je me suis dit qu'il fallait que j'aie du courage, beaucoup de courage. Je me devais de  réussir. je me suis donné à fond dans mes études, si bien qu'en fin d'année, lorsque les résultats du 6ème sont sortis, j'étais admis à l'entrée en 6ème et j’étais fier. 


samedi 14 février 2026

Nos Histoires d'Ecoles


                                                                   PREFACE 

                                Nos histoires d’écoles 


Fort de son expérience dans l’enseignement dans l'enseignement et animé par une profonde passion, pour la formation des jeunes, Toguyeni Harouna  s'est  résolu à produire ce livre qui raconte des faits réels survenus dans les écoles où il a exercé et dont il fut parfois un témoin ou un acteur. 

Les thèmes qu'il aborde  éveillent la réflexion sur la vie scolaire. les valeurs morales et la responsabilité citoyenne. 

Dans ce livre, "Nos histoires d'écoles" Harouna Toguyeni partage son regard sur l'éducation, Burkina Faso, ses expériences et ses observations, dans le but d'inspirer et d'éveiller la conscience des jeunes générations.

Ses récits à la fois réalistes et porteurs de leçons plongent le  lecteur dans l'univers de l'école pour en révéler les aspects humains -parfois drôles parfois graves-  mais toujours profondément formateurs. 

Les différentes histoires rassemblées sous le titre, “Nos histoires d’écoles”  racontent alors de manière cocasse, sarcastique, et quelques tragi-comiques, les mauvais comportements, les tares, les dérives, les favoritismes, les démissions de certains parents d’élèves. Elles dénoncent également les comportements inadéquats de certains acteurs du milieu scolaire (enseignants, élèves, administrateurs  ou extra-scolaires (parents d’élèves, responsables coutumiers, hommes politiques et autres) . C’est en cela que cette œuvre constitue au-delà des histoires croustillantes qu’elle raconte, une interpellation sur les dysfonctionnements et les mauvais comportements qui entachent la noble mission éducative.