dimanche 17 mai 2015

Faut il reporter la fin initiale de la transition

Les dates des 11 et 26 octobre 2015 arrêtées pour les élections législatives et présidentielles marquent en même temps la fin de la transition. Quelques voix s'élèvent ça et là pour demander le report de cette fin au plus tôt en février 2016,
Les raisons avancées par les uns et autres varient en fonction de leurs intérêts non réalisables d'ici fin octobre 2015.
Pour ma part je pense qu'on doit la reporter pour trois raisons majeures dont le fondement est que la transition doit faire le ménage politique, rechercher et châtier les coupables de crimes politiques et économiques, déblayer la voie pour que le gouvernement issu des élections puissent travailler dans un environnement plus serein et que les dérives de l'ère  Compaore ne se perpétuent pas.

1- la justice doit être rendue. Manifestement cela ne peut pas être réalisée avant le 30 octobre 2015. La haute cour de justice qui vient d'être installée n'a pas encore commencé ses travaux. Or elle aura beaucoup de dossiers à trancher. Une nouvelle législature implique une autre cour dd justice à installer dans un autre environnement politique avec une vision différente de celle de la transition. On ne peut être sûr que dans ce nouveau contexte justice sera rendu aux burkinabé.
Pour la paix dans le coeur des burkinabé il faut que cette haute  cour de justice qu'on vient d'installer achève le travail de justice avant de partir.
2- Les réformes politiques attendues par les Burkinabés n'ont pas encore été réalisées. La commission chargée de faire jd travail vient à peine d'être installée. A mon avis les propositions qu'elle va présentées  doit faire l'objet de larges débats afin qu'on soit sûr qu'elle recueille l'assentiment des burkinabé. Manifestement ce travail ne peut être achevé avant le début des campagnes politiques. Il faut donc reporter les élections.
3- La plupart des  partis politiques en dehors du MPP et de l UPC ne se sont pas encore lancés dans la campagne. Ils ne seront pas prêts pour octobre.
Il faut reporter et mettre tous les partis sur la même ligne de départ.

jeudi 19 février 2015

Violence en milieu scolaire_2 le

Violence en milieu scolaire


le jeudi 12 février 2015, pendant que la plupart des élèves suivent le défilé de la mode traditionnelle, deux jeunes à moto, profitant de l'inattention du portier font irruption dans la cour de l'école. Ils confisquent des portables d'élèves de petites classes et ne les leur restituent que moyennant le paiement d'une somme d'argent. Après avoir rackettés ainsi quelques élèves, ils démarrent en trombe leur moto pour quitter l'établissement. L'un d'eux percutent un élève sur son passage et tombe. Il se relève et commence à menacer l'élève. Une élève de Terminale qui a assisté a la scène s'interpose et  prend la défense du petit. Surpris par cette intervention d'une fille, les jeunes arrêtent leurs agressions et   lancent  des menaces et promettent de venir à la séance de cinéma qui va être  organiser par le bureau des élèves le samedi 14 février 2015 à la salle de ciné du CREDO et lui régler son compte.
ils vont tenir leurs promesses, en venant à la salle de ciné avec un groupe renforcé. leur tentative de perturber la séance va échouer suite à l'intervention du conseiller d'éducation accompagnant et du gérant de la salle de cinéma qui fit appel à la police. deux choses ont frappé nos élèves, ils étaient saouls ou peut être même drogués et avaient des complices au sein de l'école. En effet suite à leur appel téléphonique, Ouédraogo Rahim et Ouédraogo Thierry deux eleves de la seconde C, les ont rejoint un court instant avant de réintégrer la salle de ciné. Contraints de quitter les lieux, ils lancent des menaces et promettent de revenir le lundi au lycée.
Suite à ces menaces, nos élèves vont ameuter leurs groupes. le lundi 16 février 2015, un attroupement de plus d'une vingtaine de jeunes se fait aux abords de l'établissement. j'apprendrai par la suite qu'il était constitué de trois groupes mobilisé par trois de nos élèves. ils étaient venus pour en découdre avec le groupe agresseur de nos élèves.
Vers midi deux jeunes qui faisaient office d'éclaireur du  groupe agresseur arrivent devant l'établissement. ils étaient suivi de près par un sous groupe de trois éléments.
les éclaireurs sont immédiatement maitrisés par les trois groupes mobilisés par nos élèves. ils sont maltraités et mis à genoux. le sous groupe agresseur qui les suivait de près prirent la fuite et se réfugia dans une cour voisine ou ils avaient un complice.
les deux éclaireurs arrêtés et maltraités ont été sommés de conduire les trois groupes de nos élèves auprès de leur chef de groupe pour régler le problème et mettre fin à l'agression de nos établissements.
le même soir un "grand frère" d'un de nos élèves se rendit également dans le quatier général du groupe agresseur pour chercher à mettre fin à ce début de spirale de violence.
Depuis le lundi 16 janvier 2015, nous n'avons été agressés, je suppose donc que les actions entreprises par les groupes proches de nos élèves ont dissuadés le groupe agresseur et que par conséquent nous serons plus tranquille.
Rôle de la police.
lorsque le directeur de l'établissement a constaté l'important attroupement devant son établissement et qu'il a compris qu'il y avait un risque sérieux d'affrontement devant son établissement, il a immédiatement appelé la police au 1010. Malgré son insistance, la police n'est pas venue.
Il envoya son conseiller principal au commissariat de police de Ouaga 2000, la bas aussi aucune réaction. On lui conseilla de nous adresser ailleurs.
Il appela les CRS au 17 qui promettent de venir. mais on les attendit en vain.
j'ai moi même appelé la CRS au 17, après plusieurs minutes d'attentes, On me fit qu'ils ne peuvent pas intervenir et on me conseilla de m'adresser au commissariat de Ouaga 2000. j'ai essayé de leur faire savoir que c'est la bas  que nous nous sommes adressés en premier lieu, et que c'est sur le conseil du commissariat  que je les  appelle. mais rien n'y fit, l'agent continua d'insister pour que j'appelle le commissariat. j'ai fini par raccrocher.
j'ai néanmoins rappelé le  commissariat et ai demandé un rendez vous avec le commissaire pour le lendemain matin à 8h.  l'intervention n'était plus nécessaire car les jeunes s'étaient dispersés heureusement sans trop de casses. Nous avions eu peut être la chance. s'il y avait eu affrontement, il aurait été violent, avec des conséquences désastreuses.
Le mardi 16 février 2015, j'au eu l'entretien avec le commissaire, il a décidé de poster tout autour de l'établissement des policiers en civil pour lui permettre d'identifier les agresseurs et éventuellement  prendre les mesures conséquentes.

De toutes ces  tractations avec la police,  je tire la conclusion que la police n'est pas totalement opérationnelle ou ne veut pas intervenir dans les écoles pour mettre de l'ordre.  En cas de coup dur, il ne faut pas compter sur elle. C'est grave et inquiétant, car si la police discrimine ces interventions, c'est la mafia et les gangs et les bandes organisées qui vont imposer leurs lois dans la cité et adieu la tranquillité des honnêtes citoyens.
la loi et l'organisation des gangs dans les écoles.
Un premier constat, certains de nos élèves appartiennent à des groupes structurés dans leurs quartiers.  Ils n'hésitent pas à utiliser la violence pour défendre leurs intérêts ou leurs camarades. Ils sont consommateurs de d'alcool et même de drogues. Ceux qui sont venus devant notre établissement manifestement étaient sous l'emprise de la drogue. Les propos du genre " on va te brûler" et les actes posés allant dans ce sens peuvent indiqués qu'ils étaient effectivement drogués.
 Ils sont armés de couteaux, de machettes, etc.
Ils semblent être bien structurés et disposent d'endroits où ils se réunissent facilement et qu'ils appellent "quartier général". Ils ont des protecteurs beaucoup plus âgés. Le délégué général nous a dit qu'il a fait appel à un " grand frère" qui a pu conclure "un accord de paix" entre les groupes adverses.

La responsabilité de la police et des parents dans la structuration de ces groupes.
Si nos élèves  ont fait appel à leurs groupes respectifs pour venir les défendre, c'est parce qu'ils n'ont pas confiance en la capacité de la police de rétablir l'ordre.
Ils  sont conscient que l'appel aux groupes pour régler des différends peut être grave, mais prétendent qu'ils n'avaient pas le choix et qu'ils ne pouvaient plus supporter ces agressions.
C'est vrai la faible réactivité de la police devant les cas d'attaques ou d'agressions et le faible quadrillage des quartiers peut conduire des citoyens à s'organiser pour se défendre. Le risque est que ces groupes s'érigent en justicier ou se transforment en gangs  criminels.
La multiplication de ces groupes ou gangs est la preuve de la faiblesse de l'Etat protecteur. Alors on doit avoir peur de l'avenir. Un conflit local ayant pour origine des différences religieuses ou ethnique va déboucher sur des massacres.
Alors faisons attention et que les autorités prennent leurs responsabilités.




dimanche 8 février 2015

Le premier ministre Isaac Zida est affaibli.

Pour la nième fois, suite à des contestations, le président kafando a été obligé d'annuler  des décisions de nominations qu'il avait  prises sur propositions du premier ministre Zida. La dernière contestation faite par le RSP pouvait mettre à mal toute la transition. Si la forme de la contestation est condamnable, il n'en demeure pas moins que les mobiles sont justifiées. En effet, il n'est pas normal de mettre à la tête de cette troupe  un commandant  qui va donner des ordres à des colonels. On ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Zida a pris une telle décision. Surtout quand on sait qu'il doit sa place actuelle à l'accord de ses anciens camarades. Mal lui en pris, s'il n'avait pas trouvé refuge auprès du Mogho Naba, il risquait sa vie et mettait en danger la transition.
Si ces décisions de nominations ou d'affectation rentrait dans le cadre d'une stratégie de démantèlement du RSP, il faut alors convenir qu'il n'est pas un bon stratège, car cette réaction de la troupe était prévisible. Toutes ces contestations nous font douter de la qualité de bon leader de Zida. Nous avons besoin d'un chef qui va nous conduire notre transition à bon port. Les engagements qu'il a pris consistent non seulement à organiser dans les délais mais à toiletter nos textes afin de refonder notre système de gouvernance pour que des prédateurs de tout poils soient neutralisés et ne nous ramène pas à l'ère Compaore.
Mais le doute commence à s'installer dans nos têtes. En dehors des élections, nous ne sommes plus sûr que la transition réussira ses autres missions.
Zida est sorti affaibli de son bras de fer avec le RSP. Il n'est plus adossé à une structure majeure. Donc il va lui être difficile de réunir une majorité autour de ses projets.

samedi 7 février 2015

Le peuple dit non l'intrusion du RSP dans la conduite de la transition

Le Régiment de sécurité présidentielle RSP a empêché la tenue du conseil des ministres du mercredi 4 février 2015 et a exigé la démission du 1er ministre, l'annulation des dernières nominations dans leurs corps, etc...
Le premier ministre a été alors obligé de fuir et de se réfugier au palais du Mogho Naba le chef des mossés de Ouagadougou.
Immédiatement des voix fortes se sont élevées  au sein de la société civile, des partis politiques, et des citoyens ordinaires pour dénoncer cette intrusion des militaires dans la conduite de la transition. Le premier ministre bien que provenant de leur corps n'est pas là, par leur volonté mais est le fruit d'un consensus de tous les acteurs de la vie politique nationale. Il ne peut être alors question que le RSP puisse imposer sa volonté dans son maintien à son poste.
Le peuple du Burkina Faso depuis l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, a clairement indiqué son refus des dictats de toutes sortes et des tentatives pour museler son droit à déterminer son choix de société. Il ne peut donc accepter qu'un groupe militaire même puissamment armé comme le RSP vienne lui dicter la conduite de la transition.
Laisser faire et accepter d'obtempérer aux injonctions du RSP, c'est indiquer à tous les apprentis dictateurs qu'ils peuvent s'ils le veulent imposer leur volonté au peuple et que l'insurrection populaire n'a rien changé dans l'élévation de la conscience politique des burkinabé.
Il est donc impératif que le peuple sorte pour barrer la route a cette tentative de confiscation de notre insurrection.
Le pouvoir appartient au peuple et il le confie à qui il veut par la voix des urnes.
Sortir manifester est un impératif, car il faut qu'on dépasse la peur que nous pouvons avoir des armes détenues par un groupe.
Il faut sortir pour le dire une fois pour toutes, que plus jamais le pouvoir ne pourra se conquérir au Burkina Faso par les armes et la répression.
Ce jour 7 février 2015 le peuple est sorti, la mobilisation a été remarquable. Notre peuple a montré toute sa maturité et sa volonté de préserver coûte que coûte ses droits.
Sans aucun doute le premier ministre Zida Isaac gère mal en partie la transition par ses nominations de personnes dont la moralité et les actes antérieurs ne sont pas toujours conformes aux idéaux de la charte de la transition.
Ses mauvais choix l'ont clairement affaibli et vont sans doute impacter négativement le bilan que fera la transition. Mais il n'est plus possible de revenir en arrière au risque de ne pas tenir les délais et l'agenda de la transition.
Zida a créé le doute sur ses capacités d'être un bon chef. Un chef qui commet plusieurs fautes de gestion et de management n'inspire plus confiance et toutes ces décisions sont examinées à la loupe.
Mais il faut faire avec tout en restant vigilant.
Le peuple doit avoir toujours le dernier mot.k

jeudi 29 janvier 2015

Le Cours Privé Marie Curie a 20 ans

Mon Discours 
lors de la cérémonie de commémoration officielle du 20ème anniversaire 
du Cours Privé Marie Curie 


Monsieur le Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur, président et parrain de la cérémonie
Monsieur le ministre de la recherche scientifique et de l'innovation
Madame la ministre déléguée  chargée du budget
Monsieur le secrétaire Général représentant le ministre de l’agriculture,
Chers invités en vos grades et titres respectifs, chers parents, chers amis.
Chers Enseignants, membres de l’administrations, personnel de soutien, du cours privé marie curie
Chers élèves actuels et anciens de Marie Curie.
Merci à tous d’être là avec nous ce soir.
Nos remerciements très chaleureux, et très sincères à Monsieur le ministre des enseignements secondaire et supérieur, pour avoir accepté de présider cette cérémonie qui nous tenait tant à coeur.
Merci infiniment à Madame Amina Bila, ministre chargée du budget, monsieur Salifou Dembélé ministre de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi, Poda Noel ministre de la recherche scientifique et de l’innovation.
Merci à vous mes chers parents et amis,
La présence de vous tous à cette cérémonie est la preuve manifeste de l’amitié et de la considération que vous avez pour nous et pour notre établissement le cours Marie Curie.
La cérémonie qui nous réunit à trait à la commémoration du 20eme anniversaire
Le 1 er octobre 1994, sur autorisation du ministre en charge de  l’enseignement secondaire, le cours privé Marie Curie ouvrait ses portes.
Cette ouverture a été l’aboutissement d’un long parcours extremement difficile et éprouvant pour moi.
Aucune œuvre humaine ne peut se réaliser sans rencontrer des difficultés plus ou moins importantes. L'essentiel est d'avoir la foi et la détermination nécessaire pour les surmonter.
La première difficulté  que j'ai eu à surmonter a été l'acquisition du terrain, À partir du moment où j'ai localisé le terrain  il ne  m'a pas fallu moins  deux  ans, pour obtenir un titre provisoire de propriété.  La procédure est relativement est longue et complexe et le parcours du dossier s’est heurté très souvent à des blocages qui ne se justifiaient pas souvent sur le plan strictement administratif. Il a fallu  longtemps parlementer et effectuer de  multiples démarches avant de les  débloquer.  J’ai eu quelques fois la tentation d’abandonner, mais j’ai tenu bon.
La deuxième difficulté a été la mobilisation des ressources financières.
Moi j'étais professeur. Tout le monde convient que ce n'est pas un métier qui permet d'accumuler des richesses. Et je ne faisais pas exception à la règle. Les  économies que j'ai réalisées au cours des années d’enseignement étaient loin d'être suffisantes.
Je savais qu'aucune banque n'allait me faire un prêt sans garantie immobilière. Et moi je n'étais propriétaire exclusif d'aucun immeuble Je me  suis tourné vers quelques parents et amis.  Malgré la modicité de leurs moyens  certains n'ont pas hésité à me venir en aide. Un m’a fait un prêt de 500 mille francs, un autre m’a offert des pots de chaux vive et de peinture, un autre m’a donné 70 mille francs, etc. certains d’entre eux sont ici, je ne veux pas les nommer mais j'en profite pour les remercier très sincèrement.
Je me dois de citer mon épouse qui non seulement  supportait plus de  charges domestiques mais a pris un pret bancaire pour contribuer à la construction de  l’établissement.
Je n’oublie mes enfants Ami,  Abdoul et Rachid qui ont été privés de bien de cadeaux à cause de la construction de l’établissement. Merci à vous tous.
Il en est de même de mes frères, soeurs ici présents qui tout au long de l’édification de l’établissement n’ont cesser de m’apporter un soutien constant.
Toutes ces sommes récoltés s’avérant insuffisant, J’ai cédé  ma parcelle que j’avais acquise en 1989.
La conduite de la construction a été jalonée de multiples petites difficultés que je suis arrivé à surmonter.
A terme je suis effectivement  parvenu à construire un bâtiment de trois salles fonctionnelles mais dont la finition laissait à désirer.  Toutes les salles n’avaient pas d’enduits. J’ai badigeonné les murs avec uniquement que de la chaux en espérant rendre les classes agréables.
N’ayant pas construire une administration, j’ai transformé le magasin de 8 m2 en bureau pour moi même.
Les travaux de construction achevés, il fallait maintenant obtenir L'autorisation d'ouverture. Je savais la commission stricte sur les conditions à remplir pour délivrer cette autorisation. Je remplissais les conditions minimales mais si la commission voulait être sévère je n’obtiendrai sans doute pas leur aval.
Mais à l'issue de leur délibération l’autorisation d’ouverture m’a été accordée. Elle n'a pas tenu compte de toutes les petites imperfections dans la finition des infrastructures.  Ma qualité de professeur à du être pris en compte.
Mais quel soulagement et quelle fierté. Je venais de réaliser un challenge  important pour le reste de ma vie.
Messieurs et Messieur,  quel bilan pouvons nous faire au bout de ces 20 ans de fonctionnemnt?
Une particularité de l'enseignement est qu'il faut investir beaucoup dans l'immobilier. La croissance des effectifs doit être précédée par une plus grande disponibilité en salle de classes. Marie Curie n'a pas échappé à la règle et au cours des 20 ans il y a  eu un accroissement régulier  des infrastructures. Nous sommes passés de1 batiment de  3 salles de classes et 1 bureau à en 1994 à 8 batiments comprenant 28 salles de classes, 10 bureaux, 1 bibliothèque, 1 laboratoires, 2 magasins.
Sur le plan de la création d'emplois, le cours privé marie Curie a beaucoup contribué et a offert leur premier emploi  à bien de jeunes sortants de l’université. Je vois ici quelques uns d’entre eux qui sont maintenant professeur d’université.
En  cette rentrée 2014-2015, le cours marie curie emploie  45 travailleurs à contrat à durée déterminée ou indéterminée et 30 professeurs vacataires.
Sur le plan des inscriptions, les effectifs des élèves  ont subi une croissance régulière. Parti de 30 élèves, le cours mariecurie enregistre en cette année 2014-2015 plus  1500 élèves inscrits tout ordre d’enseignement confondu.
Au total sur les 20 ans, le cours marie Curie a  enregistré plus de  20 000 inscriptions ou réinscriptions d'élèves.
L'immense fierté du cours marie curie se trouve dans les excellents résultats scolaires engrangés  au cours des ans. Nos taux de succès sont de loin supéreiur à la moyenne nationale. L’année scolaire passée nous avons enregistré 98.04% de succès au baccalauréat, 86% au BEPC, et 100% au CEP.
Régulièrement nos  autorités nous décerne des certificats de d'excellence,  le directeur régional du MESS est la pour l'attester.
La disctinction émérite dont nous sommes fiers et nous ne nous gênons pas l’exhiber est l’obtention du grand prix du Faso, attribué au meilleur établissement du faso en 2008.
Et nous avons failli rééediter l’exploit en cette année 2014, car nous étions parmi les nominés c’est à dire parmi les établissements susceptible de le décrocher.
Pour nos  excellents résultats, le ministre des enseignements secondaires et supérieur nous a proposé à des disctictions dans les ordres nationaux. En 2008 nous avons été fait chevalier des palmes académiques.
Sur le plan de l’efficacité externe, les premiers élèves de marie curie sont pour la plupart dans la vie et sont soit des salariés soit ont créé leur propre entreprise. On les retrouve dans tous les secteurs d'activité. Il ya des médécins, des ingénieurs, des professeurs, etc certains de ces hauts cadres anciens éléèves de MarieCurie sont là avec nous ce soir pour célébrer le 20ème anniversaire. Bravo à eux.
Un élément du bilan est la confiance et la fidélité des parents. L'accroissement regulier de nos effectifs est une marque de cette confiance. Nous avons un nombre important de parents dont tous les enfants ont suivi toutes leurs scolarité a marie curie.
Un autre fait qui me marque est la confiance portée par les enseignants en notre établissement.  Presque tous les enseigants,  vacataires comme permanents qui donnent des cours ici y inscrivent leurs enfants. Ils ont la possibilité de les inscrire ailleurs mais ils ont choisi Marie Curie. Pour moi c'est un un indicateur que l'enseignement  que nous dispensons ici est de qualité. Qui dautres que les enseignants peuvent l'attester? Cette marque de confiance m'honore et me fait plaisir.

Mesdames et messieurs on peut se demander: Quel est le secret de cette réussite?
Il n'y a pas de secret. Et la démarche pour y arriver est connue de tous. Nous avons tout simplement appliqué les bonnes règles de gestion administrative, financières et pédagogiques d'un établissement d'enseignement  et qui se décline en:
Recrutement d'enseignants qualifiés
Respect des conditions définies par le ministère en ce qui concerne le recrutement des élèves leur redoublement et leur passage.
Respect  des horaires et des  programmes d'enseignement
Instauration d'une bonne discipline  scolaire au sein de l’établissement.
Respect des cahiers de charges et des contrats debtravail
Respect des enseignants et du personnel.
Bref une bonne gouvernance de l'établissement.
Les règles fondamentales de gestion étant respectées, il s'en suit que les résultats scolaires sont forcément bons.
Que   cherchent aujourd'hui les parents et les élèves? C'est un établissement qui dispense un bon enseignement en d'autres termes un établissement qui leur assure une réussite aux examens scolaires.
Nos résultats étant régulièrement satisfaisant, notre  réputation d’établissements sérieux s’ancrait chaque davantage dans l’opinion publique.
La bonne conséquence est que les banques qui sont frileuses pour octroyer des prêts n’hésitaient plus avec nous. Les prêts nous étaient régulièrement sollicitées  afin de nous permettre d’édifier de nouveaux  locaux. Au fil des ans les infrastructures de Marie Curie se sont sont renforcées d’où la forte croissance du nombre des locaux.
Mesdames et messieurs
je ne peux pas faire ce discours sans faire une mention  à quelques collaborateurs  qui à un moment donné ont été à mes  côtés.
Je me dois tout d’abord de penser à ceux qui nous ont  quittés. Je pense à mon camarade et ami Zoungrana Sibiri Etienne qui pendant longtemps a tenu les classes de 3ème en mathématiques. Il avait un don inné pour faire comprendre et aimer les mathématiques par ses élèves.
Je pense au gardien de l’établissement, Ilboudo Emile assassiné ici dans la cour de l’école et dont les assassins courent toujours.
Je pense à tous nos élèves décédés au cours d’une année scolaire.
Que Dieu Tout Puissant leur accorde paix et salut et qu’il repose en paix.

Je veux faire une mention speciale a Mme Darga Evelyne directrice du cours secondaire pendant 16 ans apres y avoir enseigné pendant quatre ans. Elle a incontestablement imprimé sa marque sur l'établissement.  Bien que tres rigoureuse dans l'application  de la reglementation scolaire et pedagogique , elle etait respectée et aimée par les enseignants et les élèves car elle avait en outre des qualités humaines incontestables. Elle a ete loyale et honnête avec moi, nous avons constitué une équipe solide dont la gestion a produit les resultats que nous avons. Je la remercie.
Je me dois de ne pas oublier mes premiers collaborateurs directs, que sont les surveillants  Manli Michel, et Pare Karim qui ont su établir et maintenir une discipline scolaire correcte. Il était important que dès le début nous imprimions notre marque à savoir " le respect des la discipline" par nous mêmes de l'administration, par les élèves, et par tout le personnel.
Je pense à ma secrétaire-caissière Mme Tinguiri, qui est  d'une honnêteté et d'une loyauté sans faille.
Je pense à la directrice du cours primaire Me Compare Rakièta  qui a beaucoup contribué à asseoir une bonne tradition pédagogique au cours primaire.
Je pense aussi à Mme Mambone Maimouna, la comptable honnête et fidèle, Mme Guiro Arzoumbiga, la directrice de la maternelle depuis son ouverture dont le dynamisme est remarquable.
Je pense à tous ceux que je n’ai pas cité ici mais  qui ont contribué à asseoir la renommée de cours marie curie.

Je les félicite et à les remercie tous.
Mesdames et messieurs  quelles sont les perspectives pour Marie curie?
Il n’est plus question de continuer à grandir par la créations de nouvelles classes. Et d’ailleurs nous n’avons plus d’espace pour le faire. L’espace  qui reste est destiné aux activités sportives, et ne peut en aucun cas servir à d’autres fins.
Notre objectif principal est d’améliorer le fonctionnement de notre établissement sur deux axes.
Le 1er axe va consister à améliorer les conditions d’études des élèves et les conditions de travail de toutes les catégories de travailleurs de notre établissement.
Des élèves m’ont envoyé des messages sur la page facebook de l’établissement et m’ont demandé de mettre les ventilateurs dans les salles car pendant les grandes chaleurs il y fait très chaud et il leur est difficile de se concentrer sur les cours.
J’ai entendu leur appel, je veux m’atteler à cela pour qu’à la rentrée prochaine toutes les salles soient ventilées.
Le deuxième axe concernera l’amélioration  des conditions salariales des travailleurs et j’espère le faire à la rentrée prochaine.
Ces deux axes d’amélioration  demanderont  un financement  important et nécessiteront quelques sacrifices  de ma part et une  contribution de la part des  parents d’élèves.
En conjuguant nos efforts nous ne pourrons qu’avancer.
Mesdames et messieurs
L’organsition de ce 20ème anniversaire n’a pas seulement qu’un côté festif,
Dans le fond il a paru nécessaire à l’ensemble des acteurs de l’établissement de s’arrêter un moment pour évaluer le chemin parcouru,  détecter les points  de force et surtout les points de faiblesse et afin de corriger les failles notre  système administratif et pédagogique.
Cet  arrêt a été nécessaire pour reconnaitre les mérites de tous ceux qui ont œuvré (directeurs, enseignants, administratifs, agents de soutien) inlassablement à l’atteinte de ces résultats et de les en féliciter.
C’est aussi l’occasion pour nous de remercier les autorités chargés de l’éducation de notre pays, les parents, les amis personnels, les amis anonymes qui qui nous ont aidé et soutenir dans notre quête quotidienne de la réussite de nos élèves et de  l’excellence
C’est tout le sens de cette commémoration du 20ème anniversaire,
C’est une opportunité pour nous  de réunir en un seul lieu et en un seul moment, les acteurs éducatifs de Marie Curie avec  nos autorités politiques et administratives, nos parents, nos amis, et tous ceux qui nous aiment pour communier ensemble.
Et pour les croyants que nous sommes nous souhaitons recevoir vos bénédictions et vos prières adressées au Tout Puissant pour que notre établissement soit toujours à la hauteur de ses ambitions.
Avec vous tous, ici présents, nous voulons prendre des résolutions pour chercher toujours à faire mieux pour que dans 20 ans lorsque nous allons encore nous réunir, s’il plait à Dieu,  inch allah , on puisse dire «  Le Cours Marie Curie » a encore évolué.