jeudi 10 septembre 2015

Prière du vendredi et journée continue

Le gouvernement du Burkina Faso doit revoir sa copie sur l'aménagement des heures de travail dans le cadre de la journée continue.
Tous les pays du monde n'ont pas consacré le même jour de la semaine au repos hebdomadaire.
Dans les pays de tradition judéo-chrétienne, c'est le dimanche qui a été retenu car c'est leur jour consacré à la prière. En Israël c'est le samedi. Dans les pays arabes musulmans c'est le vendredi.
Notre pays anciennement colonisé par la France, pays de tradition judéo-chrétienne, a gardé le dimanche comme jour de repos. Une sorte de consensus tacite s'est faite sur ce jour Si bien qu'aucune des communautés religieuses l'a remise en cause. En particulier les musulmans s'en sont bien accommodés d'autant plus que leur heures de prières du vendredi étaient respectées. Entre midi et quinze heures, ils pouvaient se rendre dans leurs mosquées pour la prière.
L'instauration de la journée continue, qui fait des heures de prières du vendredi,  des heures de travail,  remet en cause le consensus sur les heures de repos et de prières.
Manifestement les musulmans fonctionnaires sont lésés. Ils seront la communauté qui n'aura pas un moment consacré à leur prière dans la semaine.
Le gouvernement, qui est là pour tous ne doit pas poser des actes qui créent des frustrations. Il doit très vite revoir sa copie afin de maintenir la paix des coeurs dans toutes les communautés.
Une solution simple serait de reculer la reprise des services du vendredi d'une heure soit à 16h 30
Je ne pense qu'il puisse y avoir des oppositions à  qu'on recule de quelques minutes la reprise du travail le vendredi pour  permettre aux musulmans  de prier.

dimanche 19 juillet 2015

La loi de mise en accusation de Blaise Compaoré peut il être invalidée?

Selon Newton Ahmed Bary , il y a des risques que la loi de mise en accusation de Blaise Compaoré soit invalidée car la majorité qualifiée pour adopter cette loi n'était pas atteint. Il semble qu'il faut au moins  le vote positif de  4/5 des députés pour adopter une mise en accusation du président du Faso.  Le  CNT étant composé de 90 députés, il aurait fallu que au moins 72 députés votent la loi. Or ce jour il y avait 63 députés présents et 60 ont voté pour.
Les débats sont en cours entre juristes pour savoir si le CNT était dans le droit en votant cette loi.
Affaire donc à suivre

vendredi 17 juillet 2015

Blaise Compaore est mis en accusation

Le Conseil National de la Transition vient de voter la mise en accusation de Blaise Compaore pour haute trahison et d'attentat à la constitution.
Pour la 3eme fois de son histoire un ancien président sera traduit devant un tribunal de la République. La différence cette fois avec les autres est que le président Blaise Compaore est en fuite. Peut être qu'il sera jugé alors par contumace. A l'issue de leur procès Maurice Yameogo le 1er président a été condamné à une peine de prison, ses biens confisqués. Le 2ème président Lamizana a été acquitté par le tribunal populaire de la révolution présidé alors par Halidou Ouédraogo. 

jeudi 16 juillet 2015

Quelle suite aprèsl'invalidation du code électoral par la CEDEAO

Les juges de la CEDEAO
Considérant que
1- l'exclusion définie dans la loi électorale burkinabé n'est ni légale ni nécessaire à la stabilisation de l'ordre démocratique
2- l'exclusion d'un certain nombre de citoyens de la future compétition électorale relève d'une discrimination difficilement justifiable en droit.
3- le caractère ambigu des critères de l'exclusion et l'application expéditive et massive qui en est faite
4- l'interdiction de candidature pour toute personne ayant été politiquement proche du régime de Blaise Compaore mais n'ayant commis aucune infraction particulière revient à instituer un délit d'opinion évidemment inacceptable
La cour de la CEDEAO en sa séance du 13 juillet 2015
- dit que le code électoral et Burkina Faso est une violation du droit de participation aux élections.
- ordonne à lÉtat du Burkina de lever tous les obstacles à une participation aux élections.
Quelques réflexions
1- L'état du Burkina vient donc de subir un camouflet. La faute incombe sans aucun doute aux politiques mais surtout à nos éminents juristes; experts et professeurs de droits. Avant ce jugement ils clamaient partout que l'article incriminé est une internalisations de dispositions juridiques africaines et par conséquent parfaitement conforme au droit international. Les juges de la CEDEAO en retoquant la loi électorale vient donc de les renvoyer à leurs études.
Mais il ne fallait pas être un expert en droit pour se rendre compte que l'article 135 était bancal. Tous ceux qui avait un minimum de lucidité ou de bons sens se rendaient bien compte que le texte était inapplicable. Nos  juges constitutionnels allaient  être confrontés au problème de la détermination de ceux qui ont soutenu le projet de modification de la constitution. En effet aucun procès n'a permis de les Identifier de manière claire. A défaut d'avoir des preuves certifiées  par un jugement de la culpabilité d'un candidat, il est évident que que le juge allait être dans l'incapacité de se prononcer. Le seul choix qui allait lui rester  est de faire l'impasse sur l'article 135.
Le professeur de droit, Soma Abdoulaye l'un de nos rares juristes a être resté lucide a clairement désapprouvé cet article. Pour lui nos prétendus juristes et les députés ont mis les charrues avant les bœufs. Selon lui il aurait fallu inscrire dans notre code pénal, que le fait de soutenir un projet de modification est un crime. Ainsi on aurait pu poursuivre tous ceux qui ont tenté de modifier la constitution, les juger et les condamnés à être inéligible aux élections pendant une certaine durée.
Nos juristes et hommes politiques ont donc échoué à faire appliquer dans un environnement démocratique des idéologies d'exclusion d'un autre temps. Qui ne se rappelle pas les lois  dans les pays dits  révolutionnaire qui tirent sa source de l'idéologie prônant la dictature des révolutionnaires vainqueurs sur toute la racaille réactionnaire. Cette dernière catégorie de la population était privée de tous leurs droits de citoyens et quelques envoyés dans des camps de rééducation pour leur laver leur cerveau. L'article 135 de notre code électoral est une adaptation de cette idéologie à notre contexte où les vaincus (CDP et autres )  doivent subir toutes les foudres des insurgés vainqueurs(.
L'intention clairement affichée  est de sanctionner des citoyens et dirigeants pour avoir exprimé leur opinion en soutenant que Blaise Compaore avait parfaitement le droit de modifier la constitution. C'est le délit d'opinion qui a été codifié.

Mais les juges de la CEDEAO vient de nous ramener aux réalités d'un monde démocratiques, juste et non exclusif. Le droit vient d'être dit par ces juges de la juridiction supra nationale en des termes très clairs. La plupart de nos concitoyens sont indignés par ce jugement. Certains même croient que les juges ont été corrompus par Blaise et ses soutiens. Ainsi nos concitoyens transposent sur le plan international leur opinion sur les juges acquis du système de Blaise. Cette indignation et ce rejet des décisions de la cour par les burkinabé s'expliquent par les contorsions juridiques de nos experts nationaux sur le jugement de la CEDEAO.  Au lieu de dire, pour une fois la vérité, il s'échine pour cacher leur carence, à prétendre  que ;
- les juges leur ont donné en partie raison en reconnaissant le droit du Burkina à exclure des citoyens de la compétition électorale et que la seule réserve formulée est  que l'exclusion doit s'appliquer aux seuls dirigeants du régime COMPAORE et non aux citoyens ordinaires.
ces juristes et leurs maîtres les politiciens attisent ainsi la colère et la révolte des Burkinabé. et lorsque le juge constitutionnel n'invalidera pas la candidature des supposés ennemis du ,peuple, ce sera la révolte et la chasse aux sorcières.
On n,'a pas le droit de jouer ainsi avec la vie des autres aux seuls de satisfaire son ego et ses ambitions.
j'espère seulement que le Président Kafando ne se laissera pas influencer et aura une bonne lecture du jugement du tribunal de la CEDEAO.
d'après les experts lucides non guidés par leur ambition, la bonne solution est que le conseil donne son interprétation de la loi éléectorale en faisant sienne le jugement du tribunal de la CEDEAO.
Tout le monde participera aux élections et le peuple tranchera. la souveraineté du peuple est non négociable.
Seuls l'urne permet d'exclure des individus de la gestion de la cité. les dictatures sur les autres idéologie d'une autre époque sont révolues.



vendredi 29 mai 2015

Les organes de presse entrent en désobéissance

Les organes de presse du Burkina Faso décident de ne pas respecter la décision du CSC d'interdiction des émissions interactives.
Ils justifient leurs actes par le fait que cette décision du CSC est liberticide et même illégale.
Pour ma part je ne cautionne pas  cette désobéissance à la loi et au règlement, surtout venant des organes de presse. Les journalistes sont des leaders d'opinion dont les prises de position façonnent fortement l'opinion publique.
L' incivisme est un fléau au Burkina combattu par toutes les personnes soucieuses de construire une société de paix.
L'acte de désobéissance posé par les journalistes va renforcer la conviction de beaucoup de Burkinabé qu'on peut désobéir si une loi ne vous convient pas.
Les journalistes sans peut être s'en  rendre compte ont poussé un peu plus  le Burkina Faso vers l'instabilité.
Leur sit in et autres formes de protestations étaient soutenus par une grande majorité de Burkinabé et semblaient même porté fruit. Le CSC ayant  décidé de lever l'interdiction le 30 mai 2015.
Ils auraient dû attendre cette levée officielle de l'interdiction.
Que Dieu nous sauve.