dimanche 27 juillet 2025

Discours prononcés par le Vice-président du SYNEPEL :Monsieur Harouna TOGUYENILors de la cérémonie solennelle d’ouverture du 9ème congrès du SYNEPEL

Monsieur le Représentant de Ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique
Monsieur le Représentant de Ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation
Messieurs les Représentants des organisations sœurs :Union Nationale de l’Enseignement Scolaire Catholique, Enseignement Protestant et Enseignement franco-arabe
Messieurs les Représentants des organisations syndicales des travailleurs de
l’Educations.
Chers invités
Cher Collègues Fondateurs et Employeurs de l’Enseignement Privé
Le Bureau National du Syndicat National des Employeurs des Etablissements Privés d’enseignement libre vous remercient très sincèrement pour avoir bien voulu honorer de votre présence la présente cérémonie malgré vos emplois de temps que nous savons chargés.
Nous nous excusons à l’avance des possibles désagréments que vous auriez subi ou vous pourriez subir du fait d’une imperfection de l’organisation de la cérémonie.
Le tenue d’un congrès fait partie des évènements très forts dans la vie d’une organisation. Elle permet à l’organisation de s’arrêter un moment pour :
● faire le bilan des activités menées
● Confirmer ou Redéfinir ses objectifs et missions ● Dégager les actions futures.
- Choisir ses nouveaux dirigeants .
Le Congrès du SYNEPEL n’échappera pas à ce schéma.
Le présent Congrès du SYNEPEL se tient 6 ans après le précédent qui a eu lieu en Août 1998. Les statuts prévoit le tenue d’un Congrès tous les 2 ans. Le Bureau National n’a pas pu respecter cette disposition. Ce sont les contraintes matérielles et organisationnelles qui ne l’ont pas permis.
Le SYNEPEL est l’organisation professionnelle et syndicale des fondateurs d’établissements privés laïcs de tous les ordres d’enseignement : préscolaire, primaire, secondaire général et technique, supérieur, et formation professionnelle.
Le SYNEPEL est une organisation syndicale parce qu’il défend les intérêts matériels et moraux de ses membres partout où ils sont menacés.
Mais le SYNEPEL n’est pas uniquement une organisation syndicale, il peut entreprendre des initiatives ou engager des actions en direction de toute structure de l’Etat, toute institution internationale, toute organisation non gouvernementale et tendant la promotion de l’enseignement privé.
Au cours des 6 années écoulées, le BN a travaillé activement dans le sens des résolutions et motions adoptées lors du 8ème de notre organisation. D’importants acquis ont été obtenu :
● les cahiers de charges des enseignements privé primaire, secondaire, et supérieur ont été revu ou élaborés là ils n’existaient pas.
● La dette des établissements privés vis à vis de la CNSS , qui avait été générée pendant la période allant de 1983 à 1993 ont été annulée.
● La question de l’IUTS des professeurs vacataire est en voie de résolution
● Les recrutements d’enseignants en cours d’année scolaire et qui causait de graves préjudices à l’enseignement sont amoindris.
● Les impôts payés par les établissements privés ont été clarifiés pat la direction générale des impôts.
● Les chefs d’établissements de l’enseignement privés ont reçu des formations appropriés au cours d’un séminaire.
● Le BN a été convié à assister aux CASEM et autres structures de concertation des ministères.
● La tentative de fermeture d’une école au prétexte que les cris des enfants dérangeaient un dignitaire voisin de l’école a été contrée.
Au cours de cette période, le gouvernement du Burkina Faso a initié des actions en faveur de l’enseignement privé. Ainsi dans le cadre du PEPP des écoles et classes ont été construites et mis à la disposition du privé en location-vente, gestion déléguée, et classes complémentaires.
Le PDEB prévoit aussi la construction des écoles en faveur du privé.
Mais toutes les actions entreprises par le BN n’ont pas été soldées par des succès :
● Nous n’avons pas pu obtenir la réhabilitation et l’indemnisation des fondateurs ayant subi des pertes et dommages pendant la période d’exception ou leurs établissements leur avait été confisqués.
● Nous n’avons pas pu aussi acquérir un siège pour notre organisation.
Le BN souligne qu’au cours de ces 6 années, les autorités ministérielles en charge de l’éducation ont toujours prêté une oreille attentive à nos divers sollicitations.
Nous profitons de cette occasion pour remercier les ministres des enseignements secondaire et de la recherche scientifique, le Ministre de l’enseignement de base et de l’alphabétisation pour tous les actes posés en faveur de l’éducation privée ;
Mesdames Messieurs,
Le congrès du SYNEPEL se tient à un moment ou on assiste a une explosion de l’enseignement privé. De nombreuses écoles maternelles, primaires, secondaires et supérieurs sont construites, équipées et ouvertes partout dans les villes et villages du Burkina Faso. Des centaines de classes ont été construites.
Un tableau succinct de l’enseignement privé se présente ainsi qu’il suit :
Sur tout le territoire national on compte plus de 1000 établissements d’enseignements privés tous ordres et toutes catégories confondus.
Des milliers d’enfants du Burkina Faso sont scolarisés dans des établissement d’enseignement privés.
A la maternelle : plus de 90% des enfants scolarisés sont inscrits dans préscolaires privés.
Au primaire : c’est approximativement 15% des enfants du Burkina Faso qui sont inscrits dans des écoles privées.
A secondaire : près de 50% des collèges et lycées du Burkina Faso sont des établissements privés et au moins 1 élève sur 3 suit des cours dans un établissement d’enseignement privé
Au supérieur : l’enseignement privé fait ses premiers pas, mais d’année en année le nombre d’étudiants inscrits ne fait que croître. L’enseignement supérieur privé offre aux étudiants des filières de formation qu’on ne trouve pas dans l’enseignement public.
Plus de 6000 classes ont été construites par le privé, ce qui fait un cumul en investissement immobilier de plus de 12 milliards de FCFA
Du point de vue de l’Emploi, c’est plus de 4 milliards de FCFA que l’enseignement privé verse en salaire à leurs travailleurs.
IL faut donc le reconnaître, Le privé aide l’état à réaliser une ses missions fondamentales qu’est la formation des élèves d’aujourd’hui, citoyens et acteurs futurs de la vie nationale.
Une nation ne peut se développer de manière importante et durable que si elle assure une solide formation à ses enfants.
L’enseignement privé réussi dans sa mission et fait le bonheur de beaucoup d’élèves et de parents d’élèves.
En effet c’est dans le privé, et pas seulement le privé confessionnel que les écoles réalisent les taux de succès les plus élevés aux divers examens scolaires.
Au CEP : Ne pas réaliser un taux de succès de 100% est considéré comme un échec pour beaucoup d’établissements
Au BEPC : La moyenne nationale ne dépasse guère les 40%, mais combien d’établissements privés sont au dessus de ce score ? A vrai dire ils sont nombreux.
C’est dans les écoles privés qu’on trouve la meilleure organisation
● le taux d’encadrement est élevé. Dans la plupart des écoles, les classes ne sont pas surchargées, et c’est dans nos rangs qu’on trouve les écoles qui respecte la réglementations de limitation des effectifs dans les classes.
● Le suivi des élèves est réel
● Les programmes d’enseignement sont respectés.
Malgré tout cela, quelque préjugés anciens demeurent. On trouve toujours des personnes qui soutiennent que :
● La plupart des fondateurs d’établissement sont des gens cupides qui ne sont intéressés que par le profit. Ils ne paient pas leurs enseignants et quand ils le font ce sont des salaires de misère qu’ils leur versent.
● L’indiscipline est la caractéristique des établissements privés. On ne trouve dans le privé, qu’un ramassis d’élèves, exclus des écoles publiques, pour indiscipline ou incapacité de suivre les cours.
Pour l’essentiel, ces propos sont faux ou pour le moins exagérés . C’est vrai on trouve en notre sain quelques brebis galeuses, peu respectueuse de l’éthique et de la déontologie propre à l’enseignants, mais ils sont loin de constituer la majorité. L’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Le thème du présent congrès est "Renforcement du SYNEPEL pour un véritable partenariat avec l’Etat".
Les membres du SYNEPEL se rendent bien compte de l’importance de l’enseignement privé. Ils se rendent compte aussi que les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Il reste beaucoup de choses à faire dans le cadre de partenariat entre l’Etat et les structures organisées de l’enseignement privé.
La faiblesse des rapports entre l’Etat et notre Structure sont dans une certaine mesure due à notre insuffisance organisationnelle.
● Quelque fondateurs bien qu’adhérant du SYNEPEL restent en marge des activités qu’il mène. Ils reprochent quelques fois aux dirigeants l’insuffisance des résultats dans la défense et la promotion de l’enseignement privé.
● Notre organisation n’a pas une grande visibilité et n’a pas donc la considération qu’elle mérite au regard du nombre de ses membres et à la noblesse des activités qu’ils mènent.
C’est pourquoi nous avons décidé de réfléchir sue les bases organisationnelles de notre mouvement qui doivent conduire à une plus grande adhésion des fondateurs et renforcer les liens entre eux et le SYNEPEL.
Il s’agit pour nous de définir clairement nos ambitions et nos objectifs, de dégager des plans d’action.
Nous pourrons alors engager des négociations avec l’Etat pour asseoir des conventions qui puissent conduire à un épanouissement de l’enseignement privé. Une autorité l’a dit, L’Etat ne peut négocier des conventions sérieuses qu’avec des structures bien organisées. la balle est donc dans notre camp.
Les promoteurs d’enseignement privés laïcs rencontrent beaucoup de difficultés pour faire fonctionner un établissement scolaire.
Pour la plupart d’entre nous les ressources dont nous disposons sont maigres.
Elles proviennent pour l’essentiel des frais de scolarité que versent les élèves. Notre pays étant pauvres les moyens des populations sont forts limités et dans la fixation des frais se scolarité les fondateurs sont obligés de s’aligner sur le niveau de vie réel des riverains de leur école. Les ressources engrangées n’arrivent pas dans beaucoup de cas à faire fonctionner l’établissement à un niveau acceptable et une des conséquences est que les enseignants n’ont pas un salaire comparable à leur
homologue de la fonction publique
Nous avons réalisé une étude dans le cas d’un établissement secondaire, ouvert depuis 10 ans et plafonnant ses effectifs à 60 élèves par classe.
L’Etude a montré que le coût réel de formation est d’un élève varie de 175 000FCFA à 200 000FCFa par an. Or actuellement la moyenne des frais de scolarité sur le territoire national se situe autour de 50.000F CFA. Il y a là une énorme différence entre le réel et le pratiqué.
L’étude réalisée dans les cas d’établissements primaire et supérieure conduirait au même résultat.
La questions qui se pose alors est : qui paie la différence puisque les établissements privés continuent de fonctionner bien ?.
La réponse est claire: ce sont le fondateur, le personnel administratif et le personnel enseignant qui paient la différence. Ils acceptent une amputation de leur revenu légitime et continuent à assurer leurs cours et faire fonctionner l’établissement.
Les sacrifices ainsi consentis par tout ce personnel doit être reconnu. Et on doit leur rendre justice.
Pour notre part, nous félicitons les fondateurs, les personnels administratif et enseignant de l’enseignement privé laïcs pour tous les sacrifices consentis pour que des milliers d’enfants du Burkina Faso puisse accéder à l’instruction au savoir et soient de futurs acteurs du développement de notre pays.
Reconnaître notre sacrifice est un pas important, mais il ne faut pas s’arrêter là et continuer de nous demander de nous sacrifier. Il faut y remédier.
L’Etat doit nous soutenir en subventionnant ou en finançant l’enseignement privé.
On ne doit pas prendre prétexte des dividendes que retireraient les fondateurs, de cette activité pour refuser ou retarder cette intervention.
Les travailleurs aussi en tireront profit car cela permettrait de revaloriser la fonction du personnel de l’enseignement privé et les rétablir dans leur dignité.
Mesdames Messieurs
En réalité le soutien qu’apportera l’Etat à l’enseignement privé laïcs profitera en dernier lieu aux enfants du Burkina Faso. La qualité de l’enseignement s’améliorera et les futurs dirigeants qui sortiront de ces écoles privées seront mieux formés, donc d’affronter efficacement les défis du moderne. L’avenir radieux n’a pas de prix.
Je vous remercie

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