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dimanche 10 septembre 2017

Classement 2017 des universités et instituts privés et du Burkina

Le ministère des enseignements supérieurs du Burkina vient de publier un classement des universités et instituts privés du Burkina en fonction de leur qualité. C'est dans la presse que nous avons pris connaissance des résultats de l'évaluation qui a été faite de nos prestations et de notre classement. Nous avons été surpris et interloqué  par cette publication et par ce classement pour les raisons suivantes. 1- Nous n’avons pas jamais été informé qu’un processus d’évaluation était en cours. Nous avons bien reçu une équipe du ministère au mois de février 2017, dans le cadre d’un contrôle de routine nous a-t-elle dit. 2- Nous sommes à notre première année de fonctionnement, L’exécution des programmes et l’organisation des examens n’étaient pas encore achevées à leur passage. La question que l’on peut se poser est de savoir sur quoi à porter l’évaluation, car si ces deux éléments fondamentaux n’ont pas été évalués, peut on alors qualifier notre enseignement « d’assez bonne qualité ». 3- les résultats de cette évaluation ne nous ont pas été communiqués. Nous ne savons donc pas quelles sont les insuffisances que l’équipe d’évaluation a constatés dans notre établissement. Comment donc pouvons nous améliorer notre offre de formation si on ne nous communique pas les constats. Au delà du sensationnel de la publication dans les journaux, nous croyons que les objectifs du ministère devraient être l’amélioration de la qualité de l'enseignement dans les établissements supérieurs privés. 4- Il ne nous a pas été communiqué non plus, les critères d'évaluation et de notation. Je pense qu’il est exceptionnel et même archaïque de noter une personne ou une institution sans lui avoir auparavant communiqué au minimum les règles et critères de notation. La bonne gouvernance exige même que la note soit communiquée à l’intéressé ou à l'institution en lui donnant la possibilité de la contester ou d’introduire une demande d’annulation. La proclamation officielle des résultats ne peut se faire que si tous les voies de recours sont épuisées. A titre d’exemple lors d’un contrôle d’un service de l’Etat, par les inspecteurs, les résultats du contrôle sont portés à la connaissance des intéressés. Les résultats ne sont publiés ou transmis à l’autorité supérieure que lorsque le mis en cause a épuisé tous les voies de recours. L’équipe d’évaluation est composée d'hommes, il est clair qu'ils peuvent se tromper. Un recours donc permet de rectifier. Cela dit, je trouve normal, que le gouvernement évalue régulièrement les établissements et institutions d'enseignement privé et même public et informe objectivement les étudiants et les parents d'étudiants sur la qualité de l'enseignement dispensé afin de les guider dans leur choix de demande d’inscription. Ce que je remets en cause ce sont les procédures adoptées dans le cadre de cette évaluation. J’estime que la publication du résultat de ces évaluations et appréciations doit suivre une procédure acceptée par les acteurs. Il est impératif que Les critères d'évaluation et les notations fassent l’objet d’échanges entre ces établissements ou leurs représentants avec le ministère afin de recueillir leurs avis et suggestions. Il est prouvé qu’on obtient moins de contestation et on obtient plus facilement de bons résultats lorsque les acteurs ont parfaitement bien compris les objectifs et finalités d’une action. A défaut de respecter cette règle de transparence, on ne peut pas empêcher toute personne de mettre en doute la crédibilité des résultats de l'évaluation. Déjà certains pointent du doigt des établissements connus pour leur mauvaise qualité et qui paradoxalement se trouvent au premiers rangs.  Les enjeux sont forts importants, des sommes importantes ont été engagées pour offrir des infrastructures convenables aux étudiants. Un nombre important de salariés vivent de cela et enfin les établissements privés sont aujourd’hui une opportunité forte pour le Burkina. Il ne faut pas se voiler la face, les résultats de ces évaluations peuvent ne pas être objectifs et peuvent avoir été biaisés par des personnes ayant des motivations inavouables. Les expériences que nous avons, montrent que les acteurs du système ne sont pas animés par les mêmes motivations. Il est donc du devoir des autorités de prendre toutes les précautions pour garantir la transparence et la sincérité de ces évaluations pour éviter que des influences malsaines n’entachent ces résultats. A défaut de cette transparence et cette rigueur, le ministère peut contribuer à la mise à mort des établissements d’enseignement de bonne qualité par la publication d'évaluation corrompues, en dissuadant les étudiants de s’y inscrire. D'autres remarques peuvent encore être faites Je pense qu'il faut dénoncer cette évaluation qui n'est pas juste et sincère. Le Bureau de l'UNEEPL doit s'y investir car c'est notre rôle fondamental de protéger les établissements privés