Blog personnel de Harouna Henhenri TOGUYENI; Les articles qui sont sur ce blog, sont des transcriptions des évènements ou des analyses que je fais sur évènements marquants. Donc il y a un peu du tout dans ce blog. Il est possible que je me sois trompé en retranscrivant des évènements, c'est pourquoi je veux de prime abord m'excuser auprès de tous ceux de mes lecteurs qui vont y trouver des inexactitudes. Si possible je les prie de bien vouloir me le signaler. Merci
mercredi 4 juin 2025
mercredi 17 février 2021
Faut il négocier avec les terroristes ,???
Sur quoi vont porter les négociations?
dimanche 26 janvier 2020
Jean Baptiste Ouedraogo et Thomas Sankara.
dimanche 10 septembre 2017
Classement 2017 des universités et instituts privés et du Burkina
Le ministère des enseignements supérieurs du Burkina vient de publier un classement des universités et instituts privés du Burkina en fonction de leur qualité. C'est dans la presse que nous avons pris connaissance des résultats de l'évaluation qui a été faite de nos prestations et de notre classement. Nous avons été surpris et interloqué par cette publication et par ce classement pour les raisons suivantes. 1- Nous n’avons pas jamais été informé qu’un processus d’évaluation était en cours. Nous avons bien reçu une équipe du ministère au mois de février 2017, dans le cadre d’un contrôle de routine nous a-t-elle dit. 2- Nous sommes à notre première année de fonctionnement, L’exécution des programmes et l’organisation des examens n’étaient pas encore achevées à leur passage. La question que l’on peut se poser est de savoir sur quoi à porter l’évaluation, car si ces deux éléments fondamentaux n’ont pas été évalués, peut on alors qualifier notre enseignement « d’assez bonne qualité ». 3- les résultats de cette évaluation ne nous ont pas été communiqués. Nous ne savons donc pas quelles sont les insuffisances que l’équipe d’évaluation a constatés dans notre établissement. Comment donc pouvons nous améliorer notre offre de formation si on ne nous communique pas les constats. Au delà du sensationnel de la publication dans les journaux, nous croyons que les objectifs du ministère devraient être l’amélioration de la qualité de l'enseignement dans les établissements supérieurs privés. 4- Il ne nous a pas été communiqué non plus, les critères d'évaluation et de notation. Je pense qu’il est exceptionnel et même archaïque de noter une personne ou une institution sans lui avoir auparavant communiqué au minimum les règles et critères de notation. La bonne gouvernance exige même que la note soit communiquée à l’intéressé ou à l'institution en lui donnant la possibilité de la contester ou d’introduire une demande d’annulation. La proclamation officielle des résultats ne peut se faire que si tous les voies de recours sont épuisées. A titre d’exemple lors d’un contrôle d’un service de l’Etat, par les inspecteurs, les résultats du contrôle sont portés à la connaissance des intéressés. Les résultats ne sont publiés ou transmis à l’autorité supérieure que lorsque le mis en cause a épuisé tous les voies de recours. L’équipe d’évaluation est composée d'hommes, il est clair qu'ils peuvent se tromper. Un recours donc permet de rectifier. Cela dit, je trouve normal, que le gouvernement évalue régulièrement les établissements et institutions d'enseignement privé et même public et informe objectivement les étudiants et les parents d'étudiants sur la qualité de l'enseignement dispensé afin de les guider dans leur choix de demande d’inscription. Ce que je remets en cause ce sont les procédures adoptées dans le cadre de cette évaluation. J’estime que la publication du résultat de ces évaluations et appréciations doit suivre une procédure acceptée par les acteurs. Il est impératif que Les critères d'évaluation et les notations fassent l’objet d’échanges entre ces établissements ou leurs représentants avec le ministère afin de recueillir leurs avis et suggestions. Il est prouvé qu’on obtient moins de contestation et on obtient plus facilement de bons résultats lorsque les acteurs ont parfaitement bien compris les objectifs et finalités d’une action. A défaut de respecter cette règle de transparence, on ne peut pas empêcher toute personne de mettre en doute la crédibilité des résultats de l'évaluation. Déjà certains pointent du doigt des établissements connus pour leur mauvaise qualité et qui paradoxalement se trouvent au premiers rangs. Les enjeux sont forts importants, des sommes importantes ont été engagées pour offrir des infrastructures convenables aux étudiants. Un nombre important de salariés vivent de cela et enfin les établissements privés sont aujourd’hui une opportunité forte pour le Burkina. Il ne faut pas se voiler la face, les résultats de ces évaluations peuvent ne pas être objectifs et peuvent avoir été biaisés par des personnes ayant des motivations inavouables. Les expériences que nous avons, montrent que les acteurs du système ne sont pas animés par les mêmes motivations. Il est donc du devoir des autorités de prendre toutes les précautions pour garantir la transparence et la sincérité de ces évaluations pour éviter que des influences malsaines n’entachent ces résultats. A défaut de cette transparence et cette rigueur, le ministère peut contribuer à la mise à mort des établissements d’enseignement de bonne qualité par la publication d'évaluation corrompues, en dissuadant les étudiants de s’y inscrire. D'autres remarques peuvent encore être faites Je pense qu'il faut dénoncer cette évaluation qui n'est pas juste et sincère. Le Bureau de l'UNEEPL doit s'y investir car c'est notre rôle fondamental de protéger les établissements privés
dimanche 17 janvier 2016
Attaque terroriste de AQMI à OUAGADOUGOU.
Le vendredi 15 janvier jour sombre pour le Burkina Faso. L'organisation AQMI lance une une attaque armée contre notre pays en tirant à bout portant des rafales d'armes automatiques sur des clients d'un hôtel et d'un café situé sur l'avenue Kwame . Bilan, au moins 28 morts dont 2 français 6 canadiens 2 suisses et des Burkinabe. C'est un bilan lourd et horrible. Les Burkinabé entrent dans dans la confrontation directe avec les islamistes.
Quelques enseignements à tirer.
0- c'est la première fois qu'une attaque d'une telle envergure se déroule sur le sol Burkinabé. Blaise Compaoré pas ses accointances avec les groupes touareg de la région avait détourné les terroristes du Burkina. Mais après le départ le pacte entre Blaise et ces groupes est devenu caduc. Dès lors le Burkina pouvait à tout moment être attaqué. C'est donc dire qu'on s'y attendait plus ou moins. Mais ce qu'on ne perçoit pas très bien ce sont les dispositifs que les nouvelles autorités, conscients des risques, ont pris pour déjouer les probables attentats. Si des dispositifs ont été mis en place, à l'évidence ils se sont avérés inefficaces.
1- Les forces de sécurité du Burkina n'ont pu neutraliser au bout de plusieurs heures les assaillants qu'avec l'aide des forces spéciales françaises et américaines stationnées dans notre pays. Manifestement nos forces d'intervention n'avaient pas tous les équipements nécessaires pour faire face à cette situation. Je pense notamment à des équipements d'écoute et de localisation des hors la loi retranchés dans un immeuble avec des otages.
2- Les terroristes ont pu pénétrer, se déplacer sur le territoire national sans être l'objet d'une surveillance étroite. Or Les éléments terroristes capables de commettre des tels actes ne doivent pas être légions. Il doit être alors possible d'identifier et de localiser ce genre d'individus qui pénètrent sur le sol national.
A supposer que ces tueurs soient déjà sur le sol national, nos services de surveillance du territoire devraient être capables de les identifier et au besoin les neutraliser avant qu'ils ne commettent leur forfait. Il faut forcément augmenter notre capacité de pénétrer ces milieux.
4- la surveillance du territoire coûte forcement cher. Le Burkina doit coûte que coûte se donner les moyens pour l'assurer et garantir ainsi la sécurité des citoyens.
5- Un seul pays à lui seul ne peut pas parvenir à neutraliser ces terroristes. Il faut une coopération internationale et une vraie à la place d'une coopération ou on reçoit sans rien donner.
6- il semble que les forces de sécurité ont mis au moins une heure avant d'arriver sur les lieux. C'est trop. Il y a lieu qu'elles revoit leur système d'alerte et de projection sur les lieux de trouble.
7- Tous les lieux fréquentés par des étrangers résidents ou en mission doivent faire l'objet d'une surveillance étroite et permanente. C'est pourquoi on ne comprend pas bien pourvoi l'avenue Kwame, les hôtels et les restaurants soient restés sans surveillance et que aucun point de stationnement des forces de sécurité ne soit établi dans les parages immédiats.
8- A moins de prouver le contraire il me semble que ces terroristes n'ont pas un ancrage national important. Il faut absolument travailler à ce que leurs appels ne trouvent un écho auprès de nationaux. Je pense qu'il faut à tout prix ne pas assimiler leur message aux valeurs de l'islam. Les politiques doivent travailler à souder les communautés musulmanes à l'ensemble de la communauté nationale. Les propos stigmatisant les musulmans doivent être bannis dans le langage des leaders de la société.