DISCOURS LORS DE LA
CÉRÉMONIE DE DÉDICACE
de mon livre "En quête de progrès social"
Jeudi 18 OCTOBRE 2018
Hôtel Pacific
Monsieur Albert OUEDRAOGO, parrain
Monsieur Germain Bitiou Nama modérateur
Monsieur Fousseni Kindo présentateur
Chers parents chers amis
Mesdames et monsieur
Je veux avant tout propos adresser, du fond du cœur, mes remerciements à tous ceux qui ont accepté de venir ce soir me soutenir en assistant à cette cérémonie de dédicace.
Je veux plus particulièrement remercier
• Mon frère et voisin le ministre de l’Habitat, Dieudonné Bonane
• Le Professeur Albert OUÉDRAOGO parrain de la cérémonie. Nous sommes de la même génération et il était sur le campus en 1979. Il témoignera peut être ce soir. Le Pr est très connu pour son engagement dans les OSC et en particulier le Tocsin, j’estime donc que le Professeur fait partie des gens qui œuvrent pour le progrès social dans ce pays. C’est d’ailleurs pourquoi je lui ai demandé de bien vouloir parrainer cette cérémonie. Merci professeur
• Mon aîné Germain Bitiou Nama, modérateur de la cérémonie. C’est aussi lui qui a fait la préface de mon livre. C’est un aîné que j’ai connu dans le mouvement étudiant et dont J’apprécie l’ouverture d’esprit, C’est pourquoi je lui ai demandé de faire la préface qui résonne comme une sorte de caution morale qu’il apporte à mon écrit. Merci camarade
• Monsieur Fousseni Kindo, journaliste et qui a accepté présenter ce livre cet après midi. Merci aussi de m’avoir donné la parole dans votre émission phare « c’est écrit «
• Monsieur Sedogo Jean Baptiste, mon éditeur. C’est un camarade qui tout comme moi a milité activement dans l’AEVO. C’est un ancien militant syndical de la CGTB, et aujourd’hui chef de plusieurs entreprises privées et membre comme moi de l’UNEEPL. On ne pouvait que s’entendre lorsque je lui ai demandé d’éditer mon livre. La plupart des livres édités au Burkina sont faits à compte d’auteurs. Mais il a bien voulu éditer mon livre à son propre compte. Je pense qu’il a mis beaucoup d’argent dedans c’est dire que si personne n’achète mon livre, il risque de faire faillite. Merci Jean Baptiste.
Mesdames et messieurs
Comme vous le savez, je suis un professeur de mathématiques et de sciences physiques. Donc à priori, je ne suis pas porté vers les écritures.
Plusieurs considérations m’ont amené à m’y mettre.
D’abord, j’ai fait le constat qu’il n’y a pas beaucoup d’écrits sur les événements que j’ai vécu avec des camarades et dont quelques fois dont nous avons été des acteurs importants. Or à mon avis ces actes posés ont eu des incidences sur la vie politique et sociale, de notre pays et de nos concitoyens de l’époque. Il ne semblait pas normal que les acteurs s’en aillent un à un sans laisser à la postérité leur narration et leur appréciation de ces événements.
Ensuite, J’entends quelques fois des plus jeunes ou même des hommes politiques prétendre que les anciens n’ont rien fait ou rien fait de bons, ce qui justifient les situations difficiles que les populations vivent.
Non, ce n’est pas vrai. Chaque génération a forcément posé sa pierre, peut être pas suffisamment, mais a quand même posé sa pierre dans la construction de la maison commune.
Je crois aussi que si ces thèses sont véhiculées et acceptées, c’est parce que les anciens n’ont pas laissé suffisamment de traces écrites de leur contribution. Ils n’ont donc pas laissé beaucoup de matières à la réflexion des jeunes.
A la lumière de tout cela, je déduis qu’il faut qu’on écrive davantage. J’ai donc voulu de m’insérer dans la lignée de ceux qui sont partis sans jamais partir, ceux qui ont laissé leurs idées et leurs réflexions à travers leurs écrits destinées aux générations futures
Mesdames et messieurs
J’ai écrit ce livre, parce que j’avais envie de parler, de m’adresser pas seulement aux plus jeunes mais aussi à mes camarades et de leur révélé des choses que j’avais jusque-là, gardé, par pudeur, par devers moi.
En écrivant J’ai voulu appeler mes camarades à une rétrospective constructive pour permettre aux jeunes, de capitaliser nos expériences et les éviter ainsi de commettre les erreurs que nous avons pu commettre dans nos actions pour construire une société plus juste.
J’espère faire œuvre utile, par exemple, en ouvrant un débat sur cette grève de 1979. En le faisant, Nous allons soulager bien de camarades de cette époque qui en ont souffert pendant des années. Jusque-là, ils n’ont eu aucun réconfort venant des leaders que nous étions à l’époque. J’en veux pour preuve cet écrit d’Une camarade de l’époque après qui après avoir lu mon livre, m’a envoyé ce message «Merci pour ce beau témoignage et surtout le courage de briser l’omerta. J’ai perdu deux ans à cause de la grève de 1979 ».
Qu’en est-il du fait que je dise bien volontiers que j’ai été un militant du PCRV.
Dans ce livre, je ne révèle rien sur le PCRV qui ne soit du domaine public.
Même mon ancienne appartenance est du domaine public.
En effet, cette appartenance, a été actée par la justice, qui en 1980, malgré mes dénégations m’a condamnée pour avoir distribué des tracts du PCRV, et d’avoir par voie de tracts publié de fausses susceptibles de troubler l’ordre public.
Je ne leur apprends donc rien de nouveau. Pour les plus jeunes peut être, une sorte de black-out avait instaurée et personne ne parlait plus de cette affaire.
Oui, J’ai été un militant du PCRV mais depuis belle lurette, nos chemins ont divergé. Je ne crois plus aux valeurs politiques et sociales que ce parti défend.
Je ne crois plus à la lutte des classes et je ne veux plus de la dictature du prolétariat.
Moi je crois à l’initiative privée et je crois à la compétition pacifique des partis pour se faire valoir et conquérir le pouvoir politique par la voie électorale.
Mais qu’on s’entende bien sur un autre point, en publiant ce livre, mon objectif n’est aucunement de mener une lutte ou une croisade contre le PCRV.
L’essentiel du livre est une restitution de mes souvenirs. Certains des événements remontent à plus de quarante ans. Ils sont restés graver dans ma mémoire car ils m’ont marqué très fort.
Restituer ces événements dans leur intégralité est certainement impossible. Je suis donc conscient que j’ai pu mal interpréter, mal restituer certains des faits. Il est possible que des personnes dans la salle ou des lecteurs contestent des faits ou se sentent blessés par des contrevérités.
Je voudrais m’excuser d’avance auprès de tous ceux à qui j’ai attribué des actes ou des propos inexacts. Je leur demande de me les faire savoir, je les prendrai en compte et ferai insérer un erratum.
Bien entendu ne sont pas concernés mes interprétations des évènements que j’ai vécu. Il certain que pour un même événement, chacun d’entre nous fera une description ou une interprétation particulières
Comme cas particulier, je voudrais présenter mes excuses au professeur Guissou Pierre. J’ai dit dans le livre qu’il faisait partie des étudiants expulsés du Togo par le régime du Général Eyadama. Il m’a fait savoir qu’il n’en était rien. Mon erreur provient sans doute du fait qu’il constituait un tandem avec son ami le professeur Adama Lengani.
Dans la présentation de l’UGEV, une erreur s’est glissée. J’ai dit qu’à l’époque, l’UGEV était constitué de 9 sections, des camarades m’ont fait observer qu’il y en avait plus que cela. Je voudrais pour cela m’excuser et assurer que cela fera l’objet d’un erratum.
Comme dit, je ne suis pas un littéraire, vous pouvez donc imaginer que cela n’a pas été facile pour moi.
Pour le style, j’ai opté dès le départ d’écrire au passé simple et au présent. Je voulais écrire dans un style de compte rendu. Le lecteur en lisant devrait vivre les événements comme s’il y était.
Je ne sais pas si j’ai réussi. J’attends donc vos réactions
J’ai pris quelques années pour écrire. Comme tenu de mes activités professionnelles, je n’avais pas beaucoup de temps et la concentration nécessaire en cours d’année scolaire. Ce n’est que pendant les congés de fin de trimestre et les vacances annuelles de deux semaines que je me concentrais sur l’écriture. Avant la reprise, j’arrivais à écrire un bon paquet de chapitres.
A chaque fois que je relisais, des souvenirs me venaient et je me mettais à ajouter des paragraphes. Il y a un an, je me suis rendu compte qu’à ce rythme, je ne finirai jamais ce livre. j’ai décidé d’arrêter et de publier ce que j’avais déjà sous la main. C’est donc dire la version peut toujours s’améliorer.
Ce livre ne relate que des événements de quatre parties de ma militante. Il y a bien d’autres vies, telles que ma vie professionnelle d’enseignants et de chef d’établissement, ma vie de chef d’entreprise, ma vie familiale, etc
il y a encore matière à moudre. J’espère un jour pouvoir partager mes expériences de ces vies avec les plus jeunes.
On verra donc si j’aurai encore la force d’écrire
Blog personnel de Harouna Henhenri TOGUYENI; Les articles qui sont sur ce blog, sont des transcriptions des évènements ou des analyses que je fais sur évènements marquants. Donc il y a un peu du tout dans ce blog. Il est possible que je me sois trompé en retranscrivant des évènements, c'est pourquoi je veux de prime abord m'excuser auprès de tous ceux de mes lecteurs qui vont y trouver des inexactitudes. Si possible je les prie de bien vouloir me le signaler. Merci
Affichage des articles dont le libellé est UDS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UDS. Afficher tous les articles
samedi 20 octobre 2018
En Quête de Progrès Social
samedi 14 juillet 2018
En quête de progrès social
Harouna TOGUYENI né le 22 Mars 1955 à Bobo-
Dioulasso, est marié et père de trois enfants. Il
fréquente le lycée Philippe Zinda Kaboré où il
obtient le Baccalauréat série C, en 1975. Il
s’inscrit d’abord à l’Université de Ouagadougou,
puis à l’université d’Abidjan où il obtient un
master en Sciences physiques. Professeur de
Sciences physiques, Il est fondateur de plusieurs
écoles privées dont le Cours Privé Marie Curie
et l’Ecole Supérieure Polytechnique Excelle à
Ouagadougou. Il est Président d’honneur de
l’association des fondateurs, porte-parole du patronat burkinabè et élu
consulaire à la chambre de commerce,
RESUME L’auteur, avec une sincérité touchante, retrace dans ce livre les
espoirs, les réussites mais aussi les épreuves difficiles, qu’il a traversées au
cours de sa vie militante, dans les organisations syndicales mais aussi dans
les partis politiques. Exclu définitivement de l’Université de
Ouagadougou, en sa qualité de leader du mouvement étudiant, qui a
participé activement à la grève-boycott de juin 1979, Il sera d’office
affecté au CEG de Dori. Dans la nuit du 30 avril 1980, il est accusé d’avoir
ventilé les tracts du Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque, PCRV. IL sera arrêté et transférer à OUAGADOUGOU. Après quelques jours passés au camp CRS, il sera embastillé à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. MACO
Inscription à :
Articles (Atom)
