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dimanche 17 mai 2026

La longue migration des TOGUYENI à travers l'Afrique


La longue migration des TOGUYENI à travers l’Afrique et le monde 

Beaucoup d’entre nous, sont convaincus que nous sommes venus de plus loin que Diapangou. 
Ils ont raison : des preuves corroborant leur vusion existent.
Des TOGUYENI ont fait le test ADN qui leur ont permis d’identifier leurs gènes. (Les tests génétiques permettent de déterminer les liens familiaux qui existent entre des personnes données).
Des individus qui ont de gros pourcentage de gênes identiques sont forcément parents.  
Ainsi un test génétique réalisé par un d'entre a montré que nous les TOGUYENI avons de gros pourcentage de liens génétiques en commun avec les Nigerians et les kenyans. 
Tableau de la répartition génétique d’un TOGUYENI. 
Pourcentages de ses gènes par zones ou ces gênes sont prédominants : 
Nigeria : 63,7%
Kenya : 11,0%
Afrique de l’ouest : 24,324
Péninsule Ibérique : 1%
Sur la base scientifique de ce test, on dira que nous les TOGUYENI avons du sang commun avec les Nigerians, et les Kenyans dans une forte proportions et donc nous sommes parentés à aux Nigerians et aux Kenyan. C’est extraordinaire compte tenu de la grande ldistance sépare ces pays du Burkina Faso de ces pays. Oui, les TOGUYENI du Burkina Faso. viennent donc de très loin. Pour arriver à Diapangou, il a leur certainement fallu quitter le Kenyan, parcourir des milliers de km pour arriver sur leur site actuel. Combien de temps cela leur a pris, des centaines sinon des milliers. Il ont du faire halte, pendant des années, dans des endroits inhospitalière, notamment autour du lac Tchad avant d'atteindre le Nigeria. Combien de temps y ont ils séjourné? On ne le sait pas mais suffisamment de temps pour se marier avec des nigeriannes et et modifier leur composition génétique par l'insertion de gênes nigerians dans leur sang. 
Poussés par une volonte tenace de chercher des zones plus hospitalières, ils ont quitté le Nigeria, traversé les montagnes de l Atakora et se retrouver sur un autre territoire l'actuel Burkina Faso. Ils ont séjourné pendant un temps relativement court dans la région de IRINI dans le Gobnangou et ensuite dans la région de Matiacoali. 
La legende a Matiacoali dit que c'est nous qui avons creusé un puits que jusqu'à présent on appelle puits des TOGUYENI. 
Les chefs de Irini ont une legende sur les TOGYENI qui ont séjourné pendant un certain dans leur region. Mais quand? personne ne peut le determiner 
Après un séjour dans ces régions Les TOGUYENI ont continué leur periple pour atteindre la region de Diapangou. Mais quand sont ils arrivés? On ne le sait pas, on sait qu'ils sont parmi les premiers habitants à sy installer, peut être avant l’installation du chef Yemdabri à Fada N'Gourma. . Idani Salif dans sa thèse de Doctorat estime que nous sommes probablement les premiers habitants a nous installer dans la région de Diapangou et autres contrées relevant de Fada Ngourma.
Il faut le dire cette longue migration ne s’est pas faite en un temps mais s'est étalé sur des années sinon des siecles. 
Une énigme a résoudre, c'est la présence de gênes Ibérique dans notre sang. 
Le virus migratoire qui a fait que les TOGUYENI ont quitté la région du Kenya pour s’installer dans la région de Fada est toujours dans nos gênes. En témoigne l’installation des TOGUYENI dans divers partie du monde 
Allons seulement !!! 

mercredi 4 juin 2025

Le Burkina Faso en 1975


 

En 1975, au moment où je m’apprêtais à intégrer l’université, la Haute Volta était dirigée par une junte militaire ayant à sa tête le général Aboubacar Sangoulé LAMIZANA. Ce pouvoir militaire est issu d’un coup d’Etat perpétré le 8 février 1974 contre le gouvernement démocratiquement élu de la 2ème république en place depuis 1971. La constitution de la 2ème république a été suspendue, le gouvernement et le parlement ont été  dissous. L’armée met en place un gouvernement dénommé gouvernement de renouveau national GRN dominé par les chefs militaires. Mais cette position du tout militaire étant intenable, le  pouvoir militaire  va chercher à mettre un vernis de démocratie sur  sa gestion, et  mettra pour cela un organe à vocation consultative ; le Conseil Consultatif pour le Renouveau National (CCRN) rassemblant les représentants des forces vives de la nation.

Une partie de l’opinion publique va dénoncer cet organe en le taxant de caisse de résonance du pouvoir militaire.

Mais lorsqu’en mai 1975, le pouvoir militaire va tenter de créer un parti politique unique,  alors comme un seul homme, toutes les couches sociales, ayant à leur tête les syndicats des travailleurs et le mouvement étudiant vont s’y opposer. La grève de protestations des 17 et 18 décembre 1975, qui est lancée par ces organisations fut un succès total. Ouagadougou a été une ville morte, je suis bien placé pour le dire, car pendant ces deux jours, les jeunes étudiants que nous étions, avions eu de la peine à trouver à manger.

Le pouvoir militaire fut obligé de reculer. Le MNR fut un mort-né.

En 1978, une nouvelle constitution est votée. Nous entrions dans l’ère de la troisième république. Des élections présidentielles et législatives sont organisées. L’UDV-RDA  remporta les élections législatives et Sangoulé LAMIZANA, déclaré candidat du RDA remporta l’élection présidentielle après avoir été mis en ballotage par Macaire Ouédraogo candidat de l’UNDD.

La 3ème république ne fera pas long, il sera

En dehors de ces courts périodes de vie démocratique dans notre pays, les partis politiques n’avaient pas  d’existence légale. Toutes les juntes militaires dès leur prise de pouvoir décrétaient la dissolution des partis et organisations politiques. Ils n’avaient pas le droit de s’exprimer et de donner leurs opinions sur quelques aspects de la vie nationale. La liberté d’expression et de manifestations étaient bâillonnées. Toutes attitudes contraires pouvaient être sanctionnées. Mais leur courant de pensée continuait à exister et même à se manifester sous une autre forme.

Pendant les périodes d’Etat de droit, la liberté de s’exprimer et de s’organiser n’était pas entière. Il y eut même des moments où la loi avait  limités le nombre de partis politiques à trois. Tous les autres partis étaient dissous et interdits de manifestations.

Quel que soit le régime en place, les partis ou groupes communistes, qui prônent le renversement de l’ordre établi ne pouvaient pas se manifester ouvertement. Sinon ils seraient réprimés. Ils étaient tous de rester dans la clandestinité

Des partis ou organisations politiques, qui se proclamaient révolutionnaires ou communistes, même pendant les courts moments de démocratie, restaient dans la clandestinité.

Seuls les syndicats des travailleurs et les organisations avaient la possibilité de manifester en deçà d’une certaine limite sous peine d’être réprimé.

Bien des partis ou organisations politiques vont chercher à contrôler les organisations syndicales et les utiliser comme moyens d’expression de leurs oppositions au pouvoir en place. Les luttes de ces  groupes pour controler  les syndicats et mouvements d’étudiants étaient très âpres.

Au-delà de ces luttes sous terraines, le mouvement syndical des travailleurs et le mouvement étudiant ont toujours été aux avant-pointes dans les luttes pour la défense et la sauvegarde des libertés dans notre pays. Les luttes qu’ils menaient dépassaient très souvent le cadre des revendications purement corporatistes. Le mouvement étudiant en particulier, conscient de son rôle de conscientisation analysait sans faille la situation nationale et défendait de manière intransigeante la liberté et réclamait toujours plus démocratie.

Les meetings des syndicats drainaient un monde fou à la bourse du travail. Les leaders syndicats comme Soumane TOURE et Boniface KABORE, grands orateurs savaient trouvaient les formules justes pour fustiger le régime en place. Ils ont tous subis les foudres des régimes anti démocratiques en place

Sur le plan social et démographique, la Haute-Volta était peu peuplée, nous étions approximativement six millions d’habitants en 1975 .

La population scolaire était aussi très faible. En 1960, à l’orée de notre indépendance formelle, après plus de 60 ans de domination coloniale,  il n’y avait seulement que 51 candidats au baccalauréat pour une population approximative de 3 millions d’habitants. La colonisation n’a manifestement fait aucun effort pour former des cadres dans notre pays. L’objectif recherché était de nous maintenir dans l’obscurantisme et continuer tranquillement à exploiter nos richesses. Quinze après, cette indépendance, au moment où je passais mon baccalauréat, il n’y avait que 900 élèves inscrits dans les classes de terminales et 1500 candidats au baccalauréat. C’était un très faible effectif après quinze d’indépendance. C’était La question qu’on peut se poser est de savoir,  si nos dirigeants n’avaient pas des entraves qui les empêchaient de mener une politique forte de scolarisation. Les organisations progressistes affirmaient que nos dirigeants étaient toujours sous la coupe de l’impérialisme international qui les empêchait de  mener une véritable politique de croissance et de bienêtre qui passe forcément par une formation des cadres. 

L’enseignement supérieur était dans un état embryonnaire. Ce n’est qu’en 1974, que la Haute Volta va se doter de sa première université par mutation du centre d’enseignement supérieur CESUP. De ce fait la grande majorité des bacheliers étaient envoyés dans les universités de la sous-région et d’Europe. Tout élève bachelier âgé de 22 ans au plus, obtenait une bourse nationale qui lui donnait droit à la prise en charge de ses frais d’inscription et d’une allocation financière. Ceux qui avaient plus de de 22 ans pouvaient prétendre à une bourse d’études dans les pays communistes d’Europe de l’Est. Le pécule en 1975, était de 22 500 francs pour les étudiants de Ouagadougou, et lorsque je quittais en 1979, elle s’élevait à 35 000 francs CFA. Une grande majorité d’étudiants, militants des organisations d’étudiants, avaient une claire conscience des sacrifices consenties par le peuple voltaïque pour leur permettre de poursuivre des études. Ces étudiants percevaient leurs devoirs vis-à-vis de ces masses laborieuses. Ainsi beaucoup de nos étudiants de cette époque ont refusé des offres d’emploi dans les pays occidentaux où ils poursuivaient leurs études pour rentrer et servir le pays.

Sur le plan économique, la situation était loin d’être reluisante. L’activité commerciale, financière et industrielle était dominée par les grands groupes français et partiellement par l’Etat. Les parts de l’Etat, dans la plupart des sociétés, provenaient des   prêts consentis par la coopération internationale.

Au seuil de notre dépendance, et longtemps après, l’écho de la révolution bolchevique de 1917 en Russie résonnait toujours très fort dans les esprits. L’idéologie révolutionnaire communiste, dont le fondement était la libération de l’homme de toutes formes d’exploitations et le partage juste et équitable des richesses générés par les efforts des peuples  exerçaient un attrait très fort sur la jeunesse. En effet, la jeunesse, dans tous les pays du monde  est sensible, aux souffrances et à l’injustice, Les jeunes ont très soif de liberté et d’indépendance, de justice sociale. et par conséquent a envie de changer le monde pour le coller à leurs idéaux.

Les jeunes étudiants les plus dynamiques ou à qui on a pu expliquer les fondements de la révolution vont s’y engager avec enthousiaste et ardeur. Une  multitude d’organisations révolutionnaires ou communistes vont voir le jour et canaliser cette énergie dégagée par la jeunesse. 

Sur le plan international, beaucoup de pays à travers le monde, dont les pays africains Angola, Mozambique, Namibie, étaient toujours sous domination coloniale directe de pays occidentaux à régime capitaliste. Les patriotes organisés de ces pays avaient pris les armes menaient une lutte sans merci contre le colonisateur pour obtenir leur indépendance totale. Le peuple noir sud-africain était soumis à un apartheid fait d’humiliation et de privations de toutes sortes. Sous la conduite de leurs  leaders et de l’ANC, le peuple sud-africain portait des coups durs au régime raciste sud-africain qui  bénéficiaient du soutien des pays occidentaux capitalistes impérialistes

Ces peuples en lutte pour l’indépendance et à la liberté étaient soutenus par tous les patriotes africains progressistes, organisés principalement dans des partis d’obédience communiste et des organisations progressistes. Ces organisations en lutte bénéficiaient du soutien des pays communistes

Le monde était globalement divisé en deux camps antagoniques, le premier camp dominé par les Etats Unis, et le second camp dominé par les pays ayant choisi la voie du socialisme et du communisme. Ces deux camps se livraient à une guerre froide sans affrontement direct.

Les étudiants que nous étions, organisés au sein de l’AEVO et de l’UGEV soutenions fermement les luttes des peuples africains et de tous les peuples du monde sous dominations coloniales et impérialistes.

samedi 14 juillet 2018

En quête de progrès social


 Tel est le titre du livre que vient de publier Harouna TOGUYENI

Harouna TOGUYENI né le 22 Mars 1955 à Bobo-
Dioulasso, est marié et père de trois enfants. Il
fréquente le lycée Philippe Zinda Kaboré où il
obtient le Baccalauréat série C, en 1975. Il
s’inscrit d’abord à l’Université de Ouagadougou,
puis à l’université d’Abidjan où il obtient un
master en Sciences physiques. Professeur de
Sciences physiques, Il est fondateur de plusieurs
écoles privées dont le Cours Privé Marie Curie
et l’Ecole Supérieure Polytechnique Excelle à
Ouagadougou. Il est Président d’honneur de
l’association des fondateurs, porte-parole du patronat burkinabè et élu
consulaire à la chambre de commerce,


RESUME L’auteur, avec une sincérité touchante, retrace dans ce livre les
espoirs, les réussites mais aussi les épreuves difficiles, qu’il a traversées au
cours de sa vie militante, dans les organisations syndicales mais aussi dans
les partis politiques. Exclu définitivement de l’Université de
Ouagadougou, en sa qualité de leader du mouvement étudiant, qui a
participé activement à la grève-boycott de juin 1979, Il sera d’office
affecté au CEG de Dori. Dans la nuit du 30 avril 1980, il est accusé d’avoir
ventilé les tracts du Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque, PCRV. IL sera arrêté et transférer à OUAGADOUGOU. Après quelques jours passés au camp CRS, il sera embastillé à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. MACO