dimanche 27 juillet 2025

Au service de l'Enseignement privé laïc au Burkina Faso


1- Mon adhésion au SYNEPEL: 
Après l'ouverture de Marie curie en 1994, j'ai reçu à plusieurs reprises la visite de Norbert Ouedraogo qui passait pour percevoir les frais annuelles de cotisation au SYNEPEL( syndicat national des employeurs de l'enseignement privé libre)
Question en 1997,  il était question du Financement de l'enseignement privé par la banque mondiale, le SYNEPEL a réuni ses membres afin de nous accorder sur nos attentes et éventuellement faire des propositions pour un financement adéquat. Aunde la réunion qui a eu lieu chez Norbert Ouedraogo, j'ai,été très participatif si bien qu'à l'issue de la réunion  il m'a été demande de faire parvenir mes observations et proposition par écrit, ce que je fais dans les délais convenus. Je pense que le bureau a du faire une synthèse de toutes les propositions et les faire parvenir au gouvernement. Mais aucune suite n'a été donne dans l'immédiat ce n'est que quelques années plus tard, que cette question de financement est revenu à travers le projet PEPP finance par la banque mondiale.
1998 année du 8eme congrès.
J'ai recu au moins a deux reprises la Visite de Anatole Yameogo,
J'ai compris que ce n'était anodin et j'en déduisis que les anciens me sondait pour éventuellement me faire entrer dans le bureau.
En juillet 1998 s'est effectivement tenu le congrès a centre d'éducation ouvrière, je n'ai pas bien compris pourquoi des fondateurs soient obligés leur congrès dans un lieu destine aux activités des ouvriers. Peut être que  le bureau n'avait pas les moyens de louer une autre salle plus adaptée
C'est au cours des travaux que Norbert m'a souffle que j'allais être propose pour entrer au bureau national. J'ai remarque qu'il ne demandait pas mon avis. Il m'informait tout simplement. Les règles démocratique ne sont pas encore une réalité dans bien d'associations, la règle est le cooptage règlé par quelques gourous du système ou par le président du bureau sortant. Comme moi aussi j'avais envié d'être très actif dans le SYNEPEL, je n'ai rien dit.
Lorsqu'il.s'est agit de mettre en place le bureau, Norbert nous a informé que lui et quelques autres anciens ont décidé de se retirer du,bureau, ils estiment qu'ils ont suffisamment dure et qu'il est temps maintenant de passer la main a de plus jeunes. Le vieux Norbert ajouta que pour une passation harmonieuse, ils "  les anciens" allaient nous proposer un bureau bien entendu si tout le monde est d'accord. Personne n'ayant contesté sa proposition, il égrena les noms et postes de personnes qu'ils avaient coopté. C'est ainsi que j'apprenais en même temps que tous les congressistes que j'étais préposé au poste de vice président du SYNEPEL. A,la fin de sa lecture, il y eu un tonnerre d'applaudissement pour valider la liste du bureau propose par Norbert et les autres.
Le bureau qui venait ainsi d'être mis en place était le suivant:
Président: Béatrice Laurent Ghillat drabo
Vice président : Harouna TOGUYENi
Secrétaire général: DONDASSE Jean
Trésorière: Marie Louise ZOMODO
Secrétaire à l'organisation: christine Tapsoba
Autres membres: cheik KINDE, Joseph SABA, Pierre BORO, etc...
Les anciens cédèrent la place au nouveau bureau, Béatrice va livrer un premier discours ou elle  remerciait les anciens et les congressistes pour la confiance placée en nous. Elle prend ensuite l'engagement de ne pas décevoir les attentes placés en nous.
2- le mandat de présidente de Drabo Béatrice
Les défaillances rapides de quelques membres du bureau dont Ouedraogo Michel fondateur et de Ziba
Les anciens ne nous transmis aucune archive.
Les réunions du bureau non régulières et la non tenue d'un congrès dans les délais.selon les statuts le congrès devrait se réunir tous les deux ans.  les anciens ont respecté cette disposition, le 7 eme congres s'etant tenu en 1998, le 8eme devrait se tenir en 2010, mais Jusqu'à son départ Mme Drabo n'a pas pu organiser un congrès.
Pour moi la non tenue de cette instance statutaire était une faute que je ne pouvais pas cautionner. J'ai donc decide de lui écrire une lettre au mois de mai 2004.
La lettre que j'ai écrite à la présidente du SYNEPEL.
Dans cette lettre, je relevais que la non tenue régulière des instances de l'organisation avait une mauvaise répercussion sur le SYNEPEL et se manifestait par:
- la baisse de la motivation des membres du bureau
- notre incapacité a résoudre les problèmes des fondateurs qui conduisait a des tentatives ou a des créations d'autres organisations similaires au préscolaire et au supérieur
Pour finir je l'avertissait qu'au cas ou elle n'organisait pas un congrès pendant les grandes vacAnces de 2004, je démissionnerai du bureau actuel.

La bataille contre la fermeture de l'école le petit monde

L'école le petit monde dont la fondatrice est Mme Pâle Aissa est situé dans une cité non loin de l'aéroport mais surtout est en face du domicile du puissant ministre des infrastructures de l'époque Joseph KABORE. Ce dernier estime que les va et viens des véhicules qui viennent déposer les enfants et aussi le vacarme des élèves  l'indisposait. Il va entreprendre de faire déménager l'école. Dans un premier il entre en contact avec la fondatrice et lui propose d'aller construire son établissement sur un autre terrain qu'il va lui faire attribuer. La fondatrice veut bien mais ils ne s'entendent pas sur les délais de deguerpissement. Je crois lui donnait un délai qui n'excédait pas un an, ce qui était impossible à réaliser pou la fondatrice.
Pour la contraindre a quitter Jo Kab comme on l'appelait va utiliser deux stratégies: il va demander a son collègues de l'enseignement de base de retirer l'autorisation d'ouverture a l'école au prétexte qu'elle ne remplit pas les conditions du cahier de charges sur l'inadéquation de la superficie des salles de classes et les effectifs des élèves dans chaque classe. Ensuite il va demander au service des domaines d'ordonner la fermeture de l'école au motif que la destination initiale du terrain étant l'habitation, la transformation en école est illégale.
Informe par la fondatrice de ce projet funeste, le SYNEPEL va s'opposer a ce projet de fermeture. Pour cela le bureau exprimera cette position lors d'une audience au ministère de l'enseignement de base et alertera l'opinion publique par un écrit publie dans les journaux. la présidente a été reçu par un responsable travaillant a la présidence pour avoir de plus amples informations. Suite a ces actions, l'école n'a pas été ferme dans l'immédiat mais Jo Kab n'a pas renoncé a son projet de fermeture. Il fera intenter un procès a l'encontre de la fondatrice pour détournement de destination d'un terrain.

La suspension de. L'imposition des enseignants vacataire a l'IUTS.
Après avoir expérimenté plusieurs formules d'imposition des professeurs vacataires, la DGI va en arriver a l'imposition de ces professeurs a l'IUTS. Le 1er qui attirera l'attention du bureau sur l'illégalité d'une telle imposition est Kini Isidore. Lors d'un contrôle la DGI ayant constaté qu'il ne versait pas ce impôt a décidé de l'imposer. Il protestera en faisant savoir que les professeurs vacataires ne sont pas des salariés de l'établissement, ce sont plutôt des prestataires de service a ce titre ils ne doivent pas être soumis a l'IUTS mais plutôt soumis a l'impôt sur le BNC comme tous les autres de cette catégorie. Les arguments avancés par Kini était solide, le Bureau va s'en saisir et faire de la suppression de l'IUTS des professeurs vacataire son combat. Le problème a été pose au ministre des enseignements secondaire, ce dernier a instruit le secrétaire permanent de la commission nationale de l'enseignement secondaire prive, Koeta Fla de suivre le dossier afin de trouver une solution. Avec Koeta, nous avons eu des séances de travail avec le service des impôts. En fin de compte il a été décide de surseoir a la perception de cet impôt en attendant l'élaboration d'un autre texte qui va définir la nature de l'impôt a payer par les professeurs vacataires.

Les cahiers de charge du secondaire et du supérieur .

Jusqu'en 2002, il n'y avait pas de cahiers de charges qui règlementait l'ouverture et le fonctionnement d'un établissement privé d'enseignement secondaire ou supérieur. Il y avait quand même quelques textes qui règlementait ces questions mais ne couvraient pas tous les aspects. Le MESSRS va commander a un consultant la rédaction de ces cahiers et convoquera les différents acteurs a un atelier de validation a NONGANA un village situe non loin de Loumbila.
Afin de bien préparer cet atelier, le bureau convoquera quelques fondateurs a se joindre au bureau national a une étude du document afin de dégager les amendements éventuels que nous aurons a faire lors de l'atelier.
La réunion a eu lieu au lycée Universalis chez Mme Nignan. Le document qu'on nous proposait contenait beaucoup de dispositions défavorables aux fondateurs. Le sentiment qu'on avait après avoir lu le document est le fondateur était considère comme un acteur peu fiable qu'il fallait absolument encadrer afin qu'il ne dilapide pas les frais de scolarité. Pire le document reprenait des mesures telles que les comités de gestion mises en œuvre pendant la révolution. Le comite de gestion etait compse de la facin suivante: president, le fondateur vice président le président de l'APE, membres: les delegues des professeurs, des eleves, de l'administration, etc...
A part le fondateur aucun autre membre de ce comite n'a contribue avec le moindre sous au financement de la construction de l'établissement. Mais tel que que conçu c'est le comite de gestion qui avait la réalité de la gestion, c'est elle qui votait le budget et en contrôlait son exécution.
Comment peut on vouloir donner la gestion d'une affaire a des gens qui ne perdait Rien en cas de faillite. C'était le comble de l'aberration.
L'instauration de ces comités de gestion dans les établissements prives  a été une catastrophe. Les fondateurs ont réduit au rang de simple spectateur dans la gestion de leur établissement. A la fin de la révolution, lorsque les établissements ont été remis aux propriétaires, on a pu évaluer tout le désastre de ce type de gestion: les locaux étaient délabrés, des factures sont restés impayés, et surtout les IUTS et les cotisations a la CNSS n'avaient versées.
L'Etat a été obligé  de reconnaître sa responsabilité dans cette mauvaise gestion des comités révolutionnaire et a donc éponger la dette des établissements prives vis a vis de la CNSS.
Bien entendu le SYNEPEL a décidé de défendre bec et ongle le droit du promoteur de gérer son établissement dans le cadre des lois et règlement qui régissent le fonctionnement de tout établissement prive.
D' autre dispositions telles que le taux de professeurs permanents, l'ouverture de deux comptes distincts, etc devraient être revus.
En tout cas l'atelier tenu au lycée Universalis a été un franc succès
L'atelier National de NONGANA.
Pour bien nous faire comprendre et gagner quelques personnes par nos arguments, nous avons décidé de faire une déclaration liminaire avant le début des travaux et après le cérémonial d'ouverture. En l'absence de Mme Drabo, je conduisais la délégation de l'UNEEPL.
Dans la salle, il y avait des délégués qui étaient contre l'enseignement privé et les fondateurs, je peux citer la représentation de l'APE conduite par son président Drissa Traore, il y avait aussi les délégués qui idéologiquement sont d'office contre le prive. Ces gens soutenaient fermement toutes les dispositions qui allaient embrigader l'enseignement privé en particulier l'instauration du comite de gestion dans nos établissements. Je ne me suis pas laisser démonter et   je n'ai fait aucune concession sur tous les points essentiels. Il n'etait pas question d'accepter la mise des comites de gestion dans nos etablissements. J'ai été quelques fois soutenu par les enseignements catholiques et protestants et surtout par le fondateur Irano-burkinabe qui savait argumenter ses points de vue.
Les échanges ont été quelques fois rudes. Mais rien ne nous fit reculer.
Les travaux étaient bloqués sur ces points essentiels
Afin de permettre a l'atelier de continuer, le présidium a propose de mettre de côté les points non consensuels et d'en réfèrera  au ministre a qui appartient le dernier mot.
Sur d'autres questions tels que le taux de professeurs permanents, Mohebi et moi soutenons que l'exigence d'avoir un taux donne de professeur permanent par a l'ensemble des professeurs n'avait pas grande signification. Nous proposons d'exiger plutôt un volume maximum d'heures de vacation par rapport a l'ensemble des volumes de cours dispensés par semaine. Avec notre formule il est possible des le départ connaissant le nombre de classes de déterminer le volume d'heures a affecter aux professeurs vacataires.
 l'atelier a demande que le secrétaire permanent se concerte avec nous pour trouver une meilleure formulation.
Les deux jours impartis n'ayant pas permis d'achever l'examen des cahiers de charge, l'atelier a été suspendu pour reprendre des que possible.
Je pense que je me suis bien battu, car aucune des dispositions qui me paraissaient défavorables a l'enseignement prive n'a ete définitivement retenu par l'atelier. pour y arriver il a fallu que je montre une certaine ténacité et meme quelque fois de l'impertinence. Vers la fin il m'a semblé stratégique de faire appel à leurs bons sentiments après les rudes échanges.  c'est pourquoi je leur ai dit que je les suppliais de nous écouter car il y allait de la survie de l'enseignement privé.  Je n'ai pas été sur ces propos compris par tous mes camarades. quelques uns ont trouvé que j'ai un peu baissé la garde.
3- Démission de Mme Drabo et la période intérimaire
En juin 2004, la présidente sera impliquée dans une histoire de fraude au BEPC. Inculpée par la justice, et pour  ne pas entraver les activites du SYNEPEL, elle prendra une décision salutaire en démissionnant de son poste de présidente en juillet 2004.   Elle a fait preuve d'honnêteté et loyaute vis a vis du SYNEPEL. Moi qui avait menacé de démissionner de mon  poste vice président si elle ne convoquait pas un congrès pendant les vacances, je me retrouve bombardé président par intérim.
Que faire?
Il me fallait d'abord faire une analyse de l'Etat du SYNEPEL afin de dégager des objectifs durant cet intérim.
Mme Drabo nous avait transmis les documents qu'elle avait en sa possession. C'est vrai qu'il n'y en avait pas beaucoup puisque les anciens ne nous avait légué aucune archive, mais rapport a l'ancienne équipe c'était une évolution.
Pour ce qui est de la trésorerie, qu'elle nous léguait, elle n'était pas fameuse, dans le compte SGBB du SYNEPEL, il y avait en gros une centaine de mille francs CFA. Les caisses sans être vide n'était pas luisante.

Pour ce qui est de l'analyse de l situation, au moment je prenais la direction, je trouve que la  lettre que j'avais écrite à la présidente restait d'actualités.
- la non tenue régulière des instances de notre organisation et le non renouvellement de la direction avait conduit à une démotivation très marquée de nos membres. Le bureau national était réduit a une portion congrue. Sur le 15 membres élus en 1998, seuls 6 participaient aux activités du bureau. Il s'agit de Tapsoba christine, KINDE Chieck, SABA Joseph et DONDASSE Jean, moi même et la présidente.
- on constatait des velléités de création d'autres structures similaires, ce qui signifiait que certains ne trouvaient pas leur compte dans le SYNEPEL. On peut citer l'association des établissements d'enseignement  supérieur prive dont la présidente était Mme Yameogo Sabine, et l'association des jardins d'enfants.
- les établissements prives éprouvaient de grandes difficultés de fonctionnement, les ressources générées par les frais se scolarité s'avèrent insuffisantes. En France l'Etat, finance en grande partie le fonctionnement des établissements prives sous contrat.
- la convention collective de l'enseignement privé laïc était devenu obsolète, elle ne répondait plus totalement aux attentes des fondateurs et des travailleurs. Il y avait une nécessité de la relire.
- le bureau a peu de rapport avec les établissements des régions. Bien que dans notre statut, il soit prévu la création de section dans toute ville ou il y avait au moins trois établissements, dans la réalité peu de section avaient crées. Même la section de Bobo Dioulasso vivotait, nous avons un correspondant la bas mais ce dernier n'avait jamais tenu une AG durant tout notre mandat.
Voilà autant de défis qu'il fallait relever. Mais je n'avais pas la légitimité nécessaire et un bureau solide pour entreprendre des actions afin de les résoudre.
La première chose que je devais faire est de convoquer le plus rapidement possible un congrès qui dotera notre organisation de structures adéquats et d'un bureau dote d'un mandat clair lui permettant de relever ces défis.
Le bureau arrêta les dates du 4 et 5 décembre 2004 pour la tenue du 9ème congrès du SYNEPEL autour du thème " renforçons notre organisation ....."
Pour la réussite plusieurs actions devraient être menées:
1- informer largement les fondateurs de Ouagadougou et toutes les régions du Burkina. Des missions ont été programmées pour se rendre à Bobo Dioulasso et a Koudougou.
2- informer et obtenir l'appui des MESSRS et MEBA a la tenue de notre congrès
3- mettre en place un comite d'organisation du congrès
La 1ère mission, je me suis proposer de l'effectuer en compagnie de KINDE , ce fut celle de Bobo Dioulasso. N'ayant pas le contact du correspondant SYNEPEL de Bobo Dioulasso, Nous avons décidé de convoquer directement une AG de tous les fondateurs de la ville de Bobo Dioulasso. les convocations ont été rédigées et remis a Anatole Yameogo pour  être ventilées aux fondateurs.
C'est par car que nous nous sommes rendus a Bobo et avons elu domicile aux Travaux Publics ou mon copain Emile Kientega nous avait réservés des chambres.
Les fondateurs ont répondu assez nombreux a cette AG qui se tenait à l'école nouvelle que Anatole avait bien voulu mettre a notre disposition. Tous les participants nous ont félicite et remercie pour cette initiative. Ils nous ont assure de leur participation massive au congrès. Avant de se séparer un bureau provisoire a été mis en place car depuis fort longtemps, Bobo n'avait plus de bureau local SYNEPEL. Ouedraogo Christophe de Bethanie fut élu président avec comme adjoint Serge Traore de Tougouait.
Nous sommes répartis de Bobo Dioulasso très satisfaits de la large mobilisation et de l'adhésion des fondateurs a la tenue du prochain congrès.
Le 2ème mission est celle de Koudougou, elle fut menée par Mme Tapsoba Christine. La aussi Anatole Yameogo nous a facilité la tâche en ventilant les convocations que nous avons rédigés et en mettant a notre disposition un local dans son établissement. La mission fut un succès, les fondateurs sortis nombreux ont adhéré a notre programme et ont promis de se rendre massivement au congrès des 4 et 5 décembre 2005.

L'AG de Ouagadougou a connu une assez bonne participation mais pas a la hauteur que nous attendions. Les présents ont adhéré a notre programme de convocation du congrès. Les commissions a créer ont été identifiées et les fondateurs ont été tous invités a s'inscrire dans une commission de leur choix.

Les fondateurs de Ouagadougou, de Bobo Dioulasso, de Koudougou ayant largement adhéré a la tenue du congrès des 4 et 5 décembre il nous fallait informer maintenant les autorités et obtenir les autorisations nécessaires.  Des audiences furent demandées et obtenues avec les ministres en charges de l'Education Laya Sawadogo et Mathieu Ouedraogo. Ils nous ont tous les deux assures de leur disponibilité et même promis d'être la à la cérémonie d'ouverture.
Pour ce qui est du lieu du congrès, je souhaitais qu'elle se tienne dans une salle digne des fondateurs. J'avais garde un mauvais souvenir du centre d'éducation ouvrière ou les anciens avaient tenu le dernier congrès. C'est sûr qu'il y aurait une grande différence de coût , la location en une journée et demi nous a été facturée a 120 000 FCFA, mais l'opération de paiement des cotisations entreprises par KINDE était assez prometteuse. Les sommes déjà récoltés nous permettrait de faire face à toutes les charges du congrès a condition d'être rigoureux dans les dépenses.
Il me fallait maintenant définir  ma vision du SYNEPEL, en précisant son organisation  ses  orientations, et les objectifs que je me fixais, de les proposer au bureau d'abord puis ensuite au congrès pour adoption.
Ma vision était une organisation bien structure, fédératrice de toutes les sensibilités et capable de résoudre les préoccupations des fondateurs en privilégiant dans son approche avec ses interlocuteurs, la bonne communication, le dialogue, et le réalisme.

Sur le plan organisationnel: je voulais qu'on change de nom. Je voulais qu'on remplace " Syndicat" par " Union" . Bien que le terme soit aussi bien employé par les travailleurs que par les employeurs, il me semblait que la tendance est que mot est plus employe par les organisations syndicales des travailleurs. En général une organisation qui se dit syndical est percue comme d'une organisation adoptant la confrontation, la grève, le rejet du consensus comme méthode de résolution des problèmes. Or une organisation d'employeurs n'est pas dans cette logique. Je me disais que le mot syndicat dans notre nom pouvait nous aliéner des le départ quelques interlocuteurs. Et même freiner l'adhésion de fondateurs qui peur de tout ce qui s'assimile a une option de confrontation. Le mot " Union" me semblait plus consensuelle et plus rassembleurs.
Je voulais aussi supprimer le mot " employeur" dans SYNEPEL pour ne garder que établissement. Je souhaitais que qu'on perçoive a travers notre nom l'union des établissements. Bien entendu il reste entendu que les membres de notre union sont les fondateurs.
J'ai mis du temps avant de me fixer sur UNEEPL, " Union Nationale des Établissements Prives Laïc " ce qui m'a fait hésiter est que je le trouvais difficile à prononcer.
Concernant la mobilisation des membres, Je voulais que nos démembrements dans les régions et dans les villes soient vraiment actifs et qu'ils soit soudés au bureau National. Pour cela je proposais de créer des coordinations régionales dans touts les régions ou existaient des établissements prives. Pour qu'elles soient actives, et rendent compte de leurs activités, il fallait que régulièrement au moins une fois par trimestre autour du bureau situe a Ouagadougou. C'est pourquoi j'ai propose la création d'un bureau national composée des coordinations régionales et et de la structure exécutive que j'ai appelé secrétariat exécutif national. Pour ne retarder la mise en place de ces coordinations, j'ai propose queces coordinations soient directement mis en place. Le secrétariat devrait recevoir de veiller a la mise en place qui ne le serait pas au congrès de décembre.

Dans le bureaux précédents, il y avait un seul poste de vice président, mais sentant les velléités d'indépendance de certains ordres d'enseignement, j'ai pense que la création d'un poste de vice président par ordre d'enseignement allait montrer l'importance que notre organisation attache a tous les ordres et qu'il n'y avait aucune considération particulière attachée à un ordre. J'espérais que les vice présidents qui seraient élus au congrès veilleraient a tisser des liens forts entre tous les ordres d'enseignement.

Il fallait que je trouve des vice présidents, qui pouvait avoir la confiance des fondateurs de son ordre d'enseignement et donc pouvait r'amener dans le giron de notre organisation tous ceux qui avaient des velléités d'indépendance.  pour l'enseignement  supérieur, j'ai vise KINI GASTON  que je connaissais depuis l'université. son établissement l'ISIG etaiit le plus ancien et le plus grand en termes d'effectifs et d'équipement. Il me semblait qu'il avait toutes les qualités pour être un vice président rassembleur de l'enseignement supérieur. Je suis donc allé et lui expliquer la vision que j'avais de notre organisation et des avantages qu'elle pouvait engranger pour tous les fondateurs.  Je lui affirme que tres sincèrement, je pense qu'il est capable de nous apporter beaucoup dans l'atteinte de nos objectifs. c'est pourquoi Je viens lui demander d'entrer dans le bureau qui allait etre constitue par le  congres de décembre. après m'avoir pour la confiance, il m'expliqua qu'il n'avait pas beaucoup de temps a lui mais qu'il connaissait un fondateur plus jeune qui pouvait répondre a nos attentes, il s'agissait de Compaore Issa. il me promet de lui en parler et de le convaincre puis ensuite de nous mettre en contact. quelques jours plus tard, Issa entra en contact avec moi, la première impression qu'il me fit est qu'il semblait très dynamique et ouvert. Il pouvait certainement apporter un plus dans l'association.

Comme dit précédemment, le préscolaire n'était pas solidement ancré au SYNEPEL. Il.fallait la aussi trouver un vice président charge du préscolaire a même de rassembler les fondateurs autour de l'association. J'ai pense à Lucie Soubeiga que je savais frondeuse. Elle l'avait manifesté lors d'une assemblée générale de la section de Ouaga. Elle avait ouvertement exprime son mécontentement sur le traitement d'un dossier par le bureau du SYNEPEL. S'elle acceptait d'intégrer mon bureau, c'était une opposante virtuelle de moins. Je suis donc allé la voir. Son mari Jean Marie Soubeiga est un camarade de classe, on se connaissait donc assez bien. Je lui explique ma vision et mon souhait de la voir intégrer le bureau. Je lui dit a peu pres ceci' je te fais cette position car très sincèrement je pense que tu en as l'étoffe". Elle me demanda de lui donner un délai de réflexion, mais au final c'est qu'elle acceptait intégrer le bureau.
Les postes de vice président charge du secondaire et charge du primaire ont été attribue a Tapsoba Christine et kinde Cheick. Le poste de trésorière et de secrétaire général attribues respectivement a Mme Kambou Aissa et Bambara Bruno.
Pour ce qui concerne le mode de scrutin: je souhaitais un scrutin de liste, on élisait d'un seul coup le président et son bureau. En réalité dans beaucoup d'associations le bureau était concocté par un petit groupe de gourous, et l'élection n'était qu'une formalité valide par acclamation. Je voulais de vrais élections ou les le candidat président et son bureau serait vote au scrutin secret. Le côté dérangeant de ce mode d'élection est qu'on ne pas vouloir d'un seul parmi la liste propose mais comme c'est la loi du tout ou rien, on était obligé de s'en accommoder. Il n'y a pas un mode de scrutin qui n'est ses bons et mauvais mais il faut bien en adopter .

En ce qui concerne la durée du mandat et son renouvellement, je n'avais pas des idées bien ancrée. Mais sur proposition de Kinde, j'ai adhere a l'ides de fixer la durée du mandat a été trois ans. D'après lui la plupart des associations affectent un mandat de trois ou quatre ans a leurs dirigeants.

Quelles orientations et quels objectifs, je voulais donner a notre organisation.
Contribuer  a instaurer  de bonnes conditions de fonctionnement des établissements prives qui passent  par une amélioration de leur situation financière.
Améliorer auprès de l'opinion publique  l'image ternie des fondateurs par la mise en place d'un code de déontologie.
Améliorer les relations de travail dans nos établissements par la formation des fondateurs et par une relecture de ma convention collective obsolète.

Le 1er grand objectif que je voulais me fixer est l'obtention d'une subvention accordée par l'Etat aux établissements prives. A mon sens c'est le rôle de l'Etat d'offrir une éducation de faire d'eux des citoyens dote d'une bonne moralité, ayant acquis des connaissances et capables de contribuer avec les autres au développement de la société et aux bien être  de ces concitoyens. L'Etat ne peut pas se dérober à son rôle. Mais au vu des moyens financiers actuels de l'Etat et vu l'immensité de la tâche, l'Etat doit accepté que des citoyens l'aident dans cette tâches en construisant et en faisant fonctionner des écoles. C'est l'Etat qui définit le type de citoyens qu'il veut, c'est donc tout. Fait normal qu'il réglemente le fonctionnement et veillant a ce que l'instruction qu'on y dispense est conforme à ses objectifs.
Le rôle de l'Etat ne peut pas se limiter seulement a un contrôle, il faut aussi qu'il aide financièrement ces établissements a bien fonctionner. Globalement la population étant pauvre, elle n'a pas les moyens de payer l'établissement privé demande pour bien fonctionner et offrir a ses enfants une instruction de qualité. C'est pourquoi l'Etat, autant qu'il le peut, doit subventionner les frais de scolarite de tous les enfants inscrits au prive de telle sorte qu'enfants du prive comme du public est le même niveau d'instruction.
Ce qui visitent les écoles privées dressent une longue liste d'insuffisances: manque d'équipement. Infrastructure inadéquat, salaires faibles du personnel, programme d'enseignement tronque, etc....
Dans la plupart des cas ces insuffisances sont le résultats de l.insuffisance des ressources financières des établissements dues a la faiblesse des frais d'inscription. En subventionnant les frais de scolarité, l'Etat ne rend pas des services aux fondateurs, mais joue son rôle de garant de la bonne éducation des néants burkinabé.
Ce plaidoyer que je me propose de faire en faveur de la subvention ne devrait pas être notre affaire mais plutôt celui des associations des parents d'élèves et de la société civile œuvrant dans le domaine de l'éducation. Si ces associations ne se sont pas encore saisi du problème,,peut être qu'elles n'ont pas une bonne compréhension de la place de l'enseignement prive dans notre système éducation et du rôle de l'Etat étendu de l'Etat dans l'éducation des enfants du Burkina Faso.
Je pense aussi que majoritairement les intellectuels burkinabé sont idéologiquement de gauche, si bien que le l'entreprise privée n'est pas bien perçue.

Une organisation de défense des employeurs ne peut pas utiliser les méthodes de syndicat des travailleurs. Le lockout out est une démarche extrême que les employeurs utilisent très peu.
La démarche privilégié des fondateurs est le lobbying en direction des décideurs en développant des relations très personnelles et amicales avec les responsables, en en communiquant beaucoup et en argumentant solidement.
Avec les syndicats des travailleurs, il fallait aussi communiquer, rester courtois mais très fermes sur les intérêts de nos membres.

Les problèmes restés en suspend et les de fis a relever.
4- le 9ème congrès tenu en décembre 2004 et la mutation de SYNEPEL en UNEEPL
Les commissions mises en place pour assez bien fonctionné. La commission accueil a pu organisée un ballet exécute par les élèves de la sorce de Mme Soubeiga.
La commission du thème dirigé par Bruno Bambara n'a pas pu rédiger un document a présenter au congrès. Bruno pour des raisons personnelles s'est souvent absente et donc n'a pas pu achever le travail.
Au niveau de la communication, la TNB n'était pas au RDV bien que nous ayons a l'avance règle leur service.
De la cérémonie d'accueil.
Comme dit plus haut, nous avions l'accord des ministres de tutelles pour présider la cérémonie d'ouverture. Mais a cause d'un changement de dernière minute dans leur emploi de temps, aucun d'eux n'a pu venir. Le ministre Mathieu Ouedraogo a délégué a sa place son secrétaire général, Ouedraogo Mahamoudou.
Le Conseil National du Patronat Burkinabe était représente par Mme Yameogo Secrétaire Général.
L'ouverture a été retarde quelques instants car nous espérions l'arrivée mais hélas il,fallait faire sans eux.
Trois allocutions ont ponctuées la cérémonie celle de Mme Tapsoba en tant que présidente du comité national d'organisation, l'intervention de la secrétaire générale du patronat, mon intervention et enfin celle du secrétaire général représentant le ministre de l'enseignement de Base.
Madame Tapsoba d'une voix émue a souhaité comme il sied la bienvenue  a tous nos invité et a tous les congressistes. Mme Yameogo quant a elle a souhaité une bonne session au SYNEPEL et souhaite qu'il sorte renforce. Avant que Le représentant du ministre ne prenne la parole pour procéder a l'ouverture officielle du congrès, la parole m'a été donnée.
J'ai axe essentiellement mon intervention sur les difficultés de l'enseignement due pour l'essentiel a la faiblesse des ressources générées par les frais de scolarité. Mais malgré cela, les établissements dans leur grande majorité fonctionnent et même donnent de bons résultats. En témoignent les taux de succès remarquables enregistres par le privé au CEP, BEPC, Baccalauréat.
J'ajoute que si malgré ses résultats, le prive fonctionnent et fait de bons résultats, c'est dû,  je le révèle, aux énormes sacrifices consentis par les acteurs du système prive: enseignants qui ont des salaires faibles, inférieurs de loin a ceux de leurs collègues du public et fondateurs qui bien ayants  investis des sommes colossales dans leurs établissements  tirent des bénéfices qui parviennent a peine à subvenir a leurs besoins.
Enfin je tire la sonnette d'alarme, l'État doit faire quelque chose doit apporter une aide financière au prive afin qu'il continue a le soutenir convenablement dans son rôle régaliens d'éducation et de formations des enfants burkinabé.
Mon appel n'a pas eu un grand retentissement a cause de l'absence des médias et surtout de la télé. Mais mon discours a été je crois bien accueilli par les fondateurs qui marque la fin par un tonnerre d'applaudissement.
La 1ère séance plénière:
Après le retrait des invités, le bureau exécutif  avant de livrer son bilan moral et financier fera un contrôle rapide des présences, la participation était bonne, les fondateurs de Ouaga étaient en nombre, les bobolais sont venus avec une forte délégation, de banfora, de fada, sont venus des fondateurs.
après ce contrôle le bureau procéda a la lecture du bilan moral et du bilan financier de ses 6 ans de mandats.
Les congressistes pouvaient bien comprendre que le bilan ne pouvait pas être exhaustif, les deux principaux acteurs n'étant pas la. La présidente ayant démissionnée pour des raisons personnelles et Notre trésorière Marie Louise ZOMODO étant décédée  au cours de ce mandat.

Les travaux en commission:
, le congrès continu par les travaux en commission: deux commissions sont mises en place, la commission statut et règlement intérieur dont j'ai confie la présidence a Ismael TOURE, et la commission du thème confie a Haidara Aboubacrine de Bobo Dioulasso.
La commission du thème n'avait pas un document de travail, comme dit plus haut, Bruno a qui j'avais confié la rédaction n'avait pas pu le faire. Les membres de la commission ont procédé à des échanges sur le thème  et consignées quelques notes de leurs débats.
La commission "statut et règlement intérieur " avait un document de bases que j'avis beaucoup contribue a rédiger. L'essentiel de mes souhaits et orientations s'y trouvait consigné.
La commission a procédé a quelques amendements légers mais l'essentiel de l'ossature est demeurée.
La séance plénière qui suivit la fin des travaux, a adopté sans trop de difficulté les résultats des travaux de commission et surtout les nouveaux statuts et règlements qui contenaient beaucoup d'innovations par rapport aux anciennes.
Ensuite il fallait maintenant passer a l'élection du président et de son bureau. Bien qu'ayant vote le nouveau statut et règlement qui fixe les règles d'élection, quelques réticences ont observées. Quelques uns voulaient qu'on élise les uns a la suite des autres tous les membres du bureau malgré les dispositions qu'ils venaient a peine de voter.
Je n'ai pas accepté. Et comme la plupart tenait a m'élire a la présidence ils étaient bien obliger de se ranger. Néanmoins je leur ai fait une concession, c'est le président élu qui propose les candidats aux différents postes et l'assemblée le vote ou le rejette.
Il faut souligner que quelques minutes avant le vote, je n'avais pas mon bureau au complet. C'est sur place, qu'aidé par Mme Tapsoba, j'ai pu contacte certains pour leur demander de bien vouloir faire partie du bureau. Mais malgré cette précipitation, j'ai fait de bonnes recrues. Sont de cela madame Bambara Carole, Akpode Pascal, Traore Seydou,
J'étais seul candidat, et j'ai été élu presque a l'unanimité par les congressistes.
Tous les autres membres du bureau que j'ai présente ont été également élus.
C'était une grande étape de franchie, il fallait maintenant passer a la mise en place des coordinations. Régionales. Il n'y avait que quatre régions représentées au congrès. Apres concertations les membres de ces coordinations présents ont propose au congres qui a valide la liste de leurs dirigeants. ainsi Ouedraogo Christophe qui assurait la transition depuis mon passage a Bobo a été désigné  coordonnateur des hauts bassins avec comme adjoint Traore Serge. SOU SIE sylvain est désigné coordonnateur des cascades avec pour adjoint Hématome Bassie, Sedogo Jean Baptiste élu coordonnateur du centre avec comme adjoint Kabore Valentin. Le congrès a donne mandat au bureau national entrant d'oeuvrer a la mise en place des coordinations dans les autres régions.
Avant de déclarer clos le 9ème congrès, le nouveau bureau a remercie les uns et les autres pour la confiance placée en eux et s'engage a mener a bien toutes les résolutions qui ont été adoptées par ce congrès. C'est par un tonnerre d'applaudissement que rendez vous a été pris pour le 10 eme congrès dans trois ans.



5-  mes deux mandats de 2004 a 2007 et 2007 a 2010
a- les défis a relever
b- les questions a résoudre
c- les avantages obtenus pour l'enseignement privé
- la convention d'éducation. Avec l'Etat et la subvention de 250million
Obtenir une subvention pour les établissements d'enseignement prives  laïc était un objectif fondamental. J'ai explique les raisons. La question lancinante que je me posais était comment faire pour amener les autorités  a la réaliser. Je me suis alors fixé quelques étapes
1- réaliser une étude qui fait un état objectif de la situation financière des établissements prives et ensuite dégager des pistes de solution dont l'une est leur subvention
2- pour que le document ne reste pas un document prive de UNEEPL, et qu'elle soit valide par le ministère, il fallait que j'arrive a organiser de concert avec tous les ministres en charge de l'éducation un atelier national de validation. A la sortie le document ne serait plus considère comme une document de UNEEPL mais un document national qui peut servir de référence avant toutes prisés de décision concernant l'enseignement prive laïc.
3- avec un tel document, je programmais de faire un véritable lobbying en direction de tous ceux qui comptent: présidence du Faso, Premier ministère, présidence de l'assemblée nationale, ministères, etc.
Le bureau national en session a approuvé cet objectif et ce programme de travail.
Les premières prospection faites auprès des consultants pour la réalisation de cette étude  a failli me décourager, les cachets qu'ils demandaient s'élevaient à près de 20 millions de francs CFA. Ou pouvons nous avoir une telle somme? C'était presque impossible.
J'ai alors eu l'idée de m'adresser a mon ami Kimseyinga Savadogo, professeur titulaire de Sciences Économique. Je savais qu'il encadrait de nombreux étudiants dans la rédaction de leur thèse, et j'étais convaincu qu'un de ces étudiants pouvait nous faire un travail remarquable. Kimseyinga m'a directement soutenu et il s'est propose de confier le travail a un étudiant nigérien LAOUALI ABDOU RAFA  qu'il disait brillant et qui pouvait nous faire le travail en quelques semaines.
il organisa un RDV, l'étudiant accepta de nous faire le travail. Il ne voulait pas entendre parler d'honoraire car il considérait que c'était un travail de son patron de thèse et il n'est pas question pour lui,  de demander une ré numération a son maître.
Pour commencer son travail, il nous a demande de lui fournir les comptes d'exploitation souhaitables  et réels (pratiqués)  d'un établissement prive  de chaque ordre d'enseignement. Issa Compaore a fait celui du superieur, Ismael Toure a fait celui de l'enseignement technique secondaire, moi j'ai fait celui du secondaire general, kinde celui du primaire et Lucie celui du préscolaire. Le garçon était effectivement brillant, en moins d'un mois, il  nous a produit une 1ère mouture que j'estimais être de bonne facture. Le bureau a organisé plusieurs séances de lecture et propose des amendements  a l'étude.
 En résumé l'étude a montre que pour qu'un établissement d'enseignement puisse bien fonctionné en respectant toutes les clauses des cahiers de charges, et en offrant des conditions adequates de tavail aux élèves et aux personnels, il fallait que la moyenne des frais de scolarité pratiques soit multiplié par trois ou quatre. Ces frais idéales sont hors de portée de la majorité des parents des élèves qui fréquentent nos établissements. La conclusion est que l'Etat devrait financé ces établissements. Plusieurs modes de subvention ont été ébauches: la subvention d'exploitation, la réduction ou l'annulation des impôts a payer, la construction et l'équipement des établissements prives, la réduction ou la subvention des charges sociales.
Maintenant que nous avons notre étude, la prochaine phase consistait comme je l'ai déjà a organiser un atelier national de validation. Cela n'allait pas être chose aisée. Comment s'y prendre?
Pendait qu'on y réfléchissait, au mois d'avril 2005, le patronat nous convie a une réunion de préparation d'une rencontre que le Président Blaise Compaore souhaitait avoir les opérateurs économiques. C'était dans le cadre de ses préparatifs  a l'élection présidentielle qui devrait avoir lieu en décembre 2005. Voilà une occasion inespérée de s'adresser directement au chef de l'Etat et de lui exposer les préoccupations de l'enseignement prive laïc. Il s'agissait de faire prendre en compte par le patronat dans son expose au président de cette nécessité de la subvention mais aussi de préparer ma propre intervention qui devrait être très convaincante.
Lors des préparatifs au siège du patronat, dans mon expose, en plus de mon argumentation traditionnelle  sur l'obligation  de l'état de subventionner, j'ai fait savoir que déjà l'Etat subventionnait l'enseignement catholique. Depuis quelques temps l'Etat accorde une subvention de 100 millions de francs CFA a l'enseignement prive catholique. C'était la première fois que je mentionnais cette subvention, je me suis gardé de le faire pour ne pas créer un malaise entre l'enseignement catholique et nous. Bationo Xavier un doyen du patronat m'a dit qu'il ne faut pas hésiter a le mentionner et il pense même que c'est l'argument qui peut faire basculer en notre faveur. J'étais libéré et j'avais maintenant deux arguments, l'obligation et la nécessité de la subvention mais aussi le traitement égalitaire que devrait avoir l'Etat dans ses rapports avec le prive confessionnel et le prive laïc.
La rencontre entre le président Blaise Compaore et les opérateurs économiques en mai 2005 dans la salle de conférence de Ouaga 2000.
Blaise et son gouvernement au grand complet était la. Le présidium était constitué de lui même, du 1er ministre Palamanga Yonli, de la secrétaire générale du gouvernement Odile Bonkoungou.
A la droite du présidium était installé tous les ministres et a la gauche les responsables de la présidence charge de prendre les notes et de faciliter les débats.
En face, les opérateurs économique, la salle était pleine, tous les groupements professionnels, toutes les régions étaient la.
Après le MC, Blaise prend la parole et expose un peu les motifs qui l'ont conduit à organiser cette rencontre. Son souci principal est d'être a l'écoute de toutes les franges de la société et en particulier les opérateurs économiques créateur de richesses et d'emploi. Il n'ignore pas qu'il y'a des problèmes mais il espère que de cette réunion sortira des amorces de solution ou d'entente. C'était bien dit.
Après cette introduction du président, la parole allait donne à ceux qui le veulent a tour de rôle . J'étais mal positionné, je n'étais pas assis au 1er rang. En général, je cherche toujours a être sur les premiers sièges pour pour être sur de prendre la parole parmi les premiers. Dans les forums de ce genre les premiers intervenants ont l chance d'être écouté mais ce n'est pas forcément des derniers. Au bout de quelques minutes les participants sont fatigués et écouté a peine les déclarations des une et des autres.
Je n'étais pas content de ma place, car je risquais même de ne pas pouvoir intervenir si il y avait beaucoup d'orateurs avant avant moi. J'ai tout pour me faire voir par celui qui inscrivait, si bien que même si je n'étais pas parmi les premiers inscrits, j'étais en bonne position. J'avais donc quelques chances de m'adresser au chef de l'Etat.
Les premiers a prendre la parole sont la chambre de commerce, le patronat, etc... L'exposé du patronat a bien  mentionné la nécessité de la subvention que l'Eat doit accorder a l'enseignement privé laïc. Mais comme ce vœux était cité parmi une multitude d'autre préoccupations. Il est peut être passé inaperçu.
Les personnes placées au 1 er rang demandaient tous la parole. Je commençais a m'inquiéter, si je n'arrive pas a prendre assez vite, je risquais de ne pas intervenir. J'étais persuadé que tout le monde ne pourrait pas prendre et qu'à un moment le présidium derait bien obligé d'arrêter les interventions afin de pouvoir répondre.
J'ai tout pour me faire voir par celui qui tenait le micro baladeur si bien que même meme n'étant aux premiers rangs j'ai pu récupérer le micro.
Enfin j'allais pouvoir m'adresser au chef de l'Etat.
Cette intervention, je l'avais bien prépare, je l'avais lu et relu. Chaque mot, chaque expression avait été pesé et soupesé pour déterminer son impact sur le président. Il fallait que je convainc le chef de l'Etat.
J'étais ému en prenant la parole. L'émotion faisait que ma voix tremblait légèrement.
Mon exposé était articulé sur trois points. Le premier avait trait à l'importance de l'enseignement prive, je fournis les statistiques qui indiquent que près 33% des eleves de l'enseignement secondaire general du Burkina Faso sont inscrit dans le prive, 45% des eleves de l'enseignement technique sont dans le prive et 13% des eleves du primaire sont inscrits dans le prive. De plus je lui dit que le prive fait de bons résultats aux examens scolaire et que la plupart des cadres du Burkina Faso ont leurs enfants inscrits dans le prive.
J'ai tenu à marteler ces chiffres car je n'étais pas sur qu'il le savait et c'est la première fois qu'il prenait conscience de cette importance de l'enseignement prive, c'était un pas de gagner.
Le 2ème de mon intervention concernait les difficultés de l'enseignement prive. C'est pourquoi il y a une nécessité compte tenu de son importance que l'Etat vienne en aide au prive. J'ajoute que l'Etat a bien compris cette nécessité en subventionnant l'enseignement catholique. Je demande alors au Chef de l'Etat d'examiner qui a aussi besoin de cette aide tout comme l'enseignement catholique.
Le 3ème axe avait maintenant trait aux flatteries. Je lui dit que nous savons que le président Blaise est sensible aux questions de l'éducation il l'a montre a plusieurs reprises. Nous sommes convaincus que cette préoccupation de l'enseignement sera pris en compte. Et nous le remercions pour son aimable attention.
Après mon intervention une petite conversation s'engage entré le Président et moi.
Pdt: c'est quel établissement ?
Moi: le cours prive Marie Curie au secteur 28
Pdt: c'est combien d'élèves ?
Moi: environ 1000
....''''..''''''''''''..un petit silence
Pdt: il n y a pas de grève la bas ?
Mou: très peu
.....''''''.''''''''... Un petit silence
Pdt: j' inscris l'enseignement prive laïc sur ma feuille de route.
A la fin de cet échange , j'ai failli crier " j'ai gagne ...." dans la salle. Quelle joie! Quelle réussite! J'avais su convaincre le chef de l'état.

Après moi la parole fut donnée a deux ou trois autres personnes, et on décida d'arrêter en demandant a ceux qui n'avait pas pu prendre de déposer leur intervention écrite auprès du secrétariat du forum.
Ouf j'ai eu la chance.
Cette décision d'arrêter les interventions n'a pas plu a un participant qui l'a manifesté bruyamment. Malgré cette attitude indisciplinée, Le chef de l'Etat l'a autorisé exceptionnellement a prendre la parole. Après s'être confondu en excuse, il expliqua qu'il était le porte parole des commerçant de Rood Woko, ferme depuis quelques pour travaux de remise après l'incendie qui avait cause d'énormes dégâts. Selon ses camarades fondaient d'espoir sur cette rencontre car c'était l'occasion inespérée d'expliquer au chef de l'Etat leurs préoccupations. S'il devrait repartir pour annoncer a ses camarades qu'il n'avait pas pas pu s'adresser, il risquait de passer un mauvais quart d'heure. C'est la raison de son impertinence et encore une fois il demande pardon. Il se lança ensuite dans un plaidoyer sur leur situation. Il s'exprimait en Moore, et il,était éloquent. Je crois qu'il a convaincu le chef de l'Etat.

La courte phrase prononce par Blaise Compaore était une grande victoire pour nous. Je savais que cette phrase ne signifiait pas que le président a donne l'ordre de débloquer une subvention pour nous, mais elle signifiait pour moi deux choses
- le président n.est pas défavorable à l'octroi d'une subvention a l'enseignement prive et si un ministre veut engager une discussion avec nous, il peut le faire sans risque de faire une erreur d'appréciation
- la balle était dans notre camp, c'était a nous de poursuivre le dossier afin que cette inscription sur sa feuille se transforme en réalité
Nous avions deux ministres, mathieu et Laya, la question pour moi était de savoir qui des deux était le plus favorable a l'octroi cette subvention et et allait faciliter les démarches a la.conclusion du dossier. Pour le savoir, il fallait que j'ai en entretien avec chacun d'eux. je me suis rendu en  leus domiciles pour un peu les sonder. Il m'est apparu que Laya était le plus favorable. Ma décision est prise,  c'est par lui que nous passerons pour obtenir cette subvention.
Il fallait aller vite, dans notre démarche, en déposant un dossier officiel de demande de subvention. Car tout accord verbal doit être sous tendu par un dossier qui restera dans les archives. Comme on le dit généralement, la parole s'en va mais l'écrit reste.
L'ossature de notre dossier de notre demande de subvention allait être constitué par une lettre de motivation et  par l'étude commande avec Louali, dont fort heureusement, nous avions achever la réalisation.
Nous avons, au niveau du bureau, décidé de constituer notre dossier de demande de subvention que nous allons adresser directement au chef de l'état, et une copie du dossier que nous enverrions au 1er ministre sous couvert du ministre de enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique.  Connaissant un peu la procédure administrative, nous savions que le dossier allait revenir au ministre Laya Sawadogo, avec des instructions sur le traitement a réserver au dossier.
Le dossier adresse au chef de l'Eat a été dépose au service courrier de la présidence qui a l'époque était abrite dans un petit local un peu banal situe  au sein de la Radio,Télévision Burkinabé. Après dépôt, j'ai informe Assimi Kouanda, directeur de cabinet du président et mon camarade d'enfance depuis la 6eme au Lycée Philippe Zinda Kabore.
La réponse a notre demande, ne s'est pas fait attendre, moins de deux semaines après le dépôt de nos dossiers, les services du ministre Laya, nous ont demandé de leur fournir les noms de 5 personnes afin de finaliser un projet d'arrêté de création de la commission nationale de réflexion sur la mise en place d'une subvention à accorder a l'enseignement prive laïc.
Les noms suivants furent donnés: Harouna TOGUYENi, Christine Tapsoba, Issa Compaore, Ismael Toure, Sedogo jean Baptiste.
Quelques des exemplaires de l'arrêté nous ont été envoyés. Selon les termes de l'arrêté la commission était constitue ainsi qu'il suit:
Président: Kangoye Larba, conseiller technique du ministre ESSRS
Vice président: Mathias Konkonba Directeur de l'enseignement de base prive.
Rapporteur: Kam Be Didier, directeur général des inspections, et Issa Compaore vice président UNEEPL
membres représentant l'Etat: les représentant des ministères de la fonction publique, des finances, de l'action sociale.
La commission disposait de trois semaines pour déposer ses conclusions auprès du ministre des ESSRS.
Il m'a semblé qu'il était très important que nous ce soit nous qui rédigeons le projet de convention a soumettre a la commission. Cela nous donnait l'avantage d'y inscrire tout ce que nous souhaitions, quitte a ce que les autres biffent ce qu'ils ne veulent pas. Me basant sur la convention existante de l'enseignement catholique, j'ai rédige un projet semblable mais qui contenait des spécifiées proposées à l'enseignement prive laïc. J'ai consulte bien de personnes ressources, dont les avis pouvaient











- l'impôt des professeurs vacataires
- l'impôt et les taxes payés par les établissements
- l'affectation des élèves admis au concours dans les établissements prives
- la construction d'un siège pour l'UNEEPL
- les cahiers de charges de l'enseignement privé
6- le 10eme congrès et la passation de charges a toure Ismael




Discours prononcés par le Vice-président du SYNEPEL :Monsieur Harouna TOGUYENILors de la cérémonie solennelle d’ouverture du 9ème congrès du SYNEPEL

Monsieur le Représentant de Ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique
Monsieur le Représentant de Ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation
Messieurs les Représentants des organisations sœurs :Union Nationale de l’Enseignement Scolaire Catholique, Enseignement Protestant et Enseignement franco-arabe
Messieurs les Représentants des organisations syndicales des travailleurs de
l’Educations.
Chers invités
Cher Collègues Fondateurs et Employeurs de l’Enseignement Privé
Le Bureau National du Syndicat National des Employeurs des Etablissements Privés d’enseignement libre vous remercient très sincèrement pour avoir bien voulu honorer de votre présence la présente cérémonie malgré vos emplois de temps que nous savons chargés.
Nous nous excusons à l’avance des possibles désagréments que vous auriez subi ou vous pourriez subir du fait d’une imperfection de l’organisation de la cérémonie.
Le tenue d’un congrès fait partie des évènements très forts dans la vie d’une organisation. Elle permet à l’organisation de s’arrêter un moment pour :
● faire le bilan des activités menées
● Confirmer ou Redéfinir ses objectifs et missions ● Dégager les actions futures.
- Choisir ses nouveaux dirigeants .
Le Congrès du SYNEPEL n’échappera pas à ce schéma.
Le présent Congrès du SYNEPEL se tient 6 ans après le précédent qui a eu lieu en Août 1998. Les statuts prévoit le tenue d’un Congrès tous les 2 ans. Le Bureau National n’a pas pu respecter cette disposition. Ce sont les contraintes matérielles et organisationnelles qui ne l’ont pas permis.
Le SYNEPEL est l’organisation professionnelle et syndicale des fondateurs d’établissements privés laïcs de tous les ordres d’enseignement : préscolaire, primaire, secondaire général et technique, supérieur, et formation professionnelle.
Le SYNEPEL est une organisation syndicale parce qu’il défend les intérêts matériels et moraux de ses membres partout où ils sont menacés.
Mais le SYNEPEL n’est pas uniquement une organisation syndicale, il peut entreprendre des initiatives ou engager des actions en direction de toute structure de l’Etat, toute institution internationale, toute organisation non gouvernementale et tendant la promotion de l’enseignement privé.
Au cours des 6 années écoulées, le BN a travaillé activement dans le sens des résolutions et motions adoptées lors du 8ème de notre organisation. D’importants acquis ont été obtenu :
● les cahiers de charges des enseignements privé primaire, secondaire, et supérieur ont été revu ou élaborés là ils n’existaient pas.
● La dette des établissements privés vis à vis de la CNSS , qui avait été générée pendant la période allant de 1983 à 1993 ont été annulée.
● La question de l’IUTS des professeurs vacataire est en voie de résolution
● Les recrutements d’enseignants en cours d’année scolaire et qui causait de graves préjudices à l’enseignement sont amoindris.
● Les impôts payés par les établissements privés ont été clarifiés pat la direction générale des impôts.
● Les chefs d’établissements de l’enseignement privés ont reçu des formations appropriés au cours d’un séminaire.
● Le BN a été convié à assister aux CASEM et autres structures de concertation des ministères.
● La tentative de fermeture d’une école au prétexte que les cris des enfants dérangeaient un dignitaire voisin de l’école a été contrée.
Au cours de cette période, le gouvernement du Burkina Faso a initié des actions en faveur de l’enseignement privé. Ainsi dans le cadre du PEPP des écoles et classes ont été construites et mis à la disposition du privé en location-vente, gestion déléguée, et classes complémentaires.
Le PDEB prévoit aussi la construction des écoles en faveur du privé.
Mais toutes les actions entreprises par le BN n’ont pas été soldées par des succès :
● Nous n’avons pas pu obtenir la réhabilitation et l’indemnisation des fondateurs ayant subi des pertes et dommages pendant la période d’exception ou leurs établissements leur avait été confisqués.
● Nous n’avons pas pu aussi acquérir un siège pour notre organisation.
Le BN souligne qu’au cours de ces 6 années, les autorités ministérielles en charge de l’éducation ont toujours prêté une oreille attentive à nos divers sollicitations.
Nous profitons de cette occasion pour remercier les ministres des enseignements secondaire et de la recherche scientifique, le Ministre de l’enseignement de base et de l’alphabétisation pour tous les actes posés en faveur de l’éducation privée ;
Mesdames Messieurs,
Le congrès du SYNEPEL se tient à un moment ou on assiste a une explosion de l’enseignement privé. De nombreuses écoles maternelles, primaires, secondaires et supérieurs sont construites, équipées et ouvertes partout dans les villes et villages du Burkina Faso. Des centaines de classes ont été construites.
Un tableau succinct de l’enseignement privé se présente ainsi qu’il suit :
Sur tout le territoire national on compte plus de 1000 établissements d’enseignements privés tous ordres et toutes catégories confondus.
Des milliers d’enfants du Burkina Faso sont scolarisés dans des établissement d’enseignement privés.
A la maternelle : plus de 90% des enfants scolarisés sont inscrits dans préscolaires privés.
Au primaire : c’est approximativement 15% des enfants du Burkina Faso qui sont inscrits dans des écoles privées.
A secondaire : près de 50% des collèges et lycées du Burkina Faso sont des établissements privés et au moins 1 élève sur 3 suit des cours dans un établissement d’enseignement privé
Au supérieur : l’enseignement privé fait ses premiers pas, mais d’année en année le nombre d’étudiants inscrits ne fait que croître. L’enseignement supérieur privé offre aux étudiants des filières de formation qu’on ne trouve pas dans l’enseignement public.
Plus de 6000 classes ont été construites par le privé, ce qui fait un cumul en investissement immobilier de plus de 12 milliards de FCFA
Du point de vue de l’Emploi, c’est plus de 4 milliards de FCFA que l’enseignement privé verse en salaire à leurs travailleurs.
IL faut donc le reconnaître, Le privé aide l’état à réaliser une ses missions fondamentales qu’est la formation des élèves d’aujourd’hui, citoyens et acteurs futurs de la vie nationale.
Une nation ne peut se développer de manière importante et durable que si elle assure une solide formation à ses enfants.
L’enseignement privé réussi dans sa mission et fait le bonheur de beaucoup d’élèves et de parents d’élèves.
En effet c’est dans le privé, et pas seulement le privé confessionnel que les écoles réalisent les taux de succès les plus élevés aux divers examens scolaires.
Au CEP : Ne pas réaliser un taux de succès de 100% est considéré comme un échec pour beaucoup d’établissements
Au BEPC : La moyenne nationale ne dépasse guère les 40%, mais combien d’établissements privés sont au dessus de ce score ? A vrai dire ils sont nombreux.
C’est dans les écoles privés qu’on trouve la meilleure organisation
● le taux d’encadrement est élevé. Dans la plupart des écoles, les classes ne sont pas surchargées, et c’est dans nos rangs qu’on trouve les écoles qui respecte la réglementations de limitation des effectifs dans les classes.
● Le suivi des élèves est réel
● Les programmes d’enseignement sont respectés.
Malgré tout cela, quelque préjugés anciens demeurent. On trouve toujours des personnes qui soutiennent que :
● La plupart des fondateurs d’établissement sont des gens cupides qui ne sont intéressés que par le profit. Ils ne paient pas leurs enseignants et quand ils le font ce sont des salaires de misère qu’ils leur versent.
● L’indiscipline est la caractéristique des établissements privés. On ne trouve dans le privé, qu’un ramassis d’élèves, exclus des écoles publiques, pour indiscipline ou incapacité de suivre les cours.
Pour l’essentiel, ces propos sont faux ou pour le moins exagérés . C’est vrai on trouve en notre sain quelques brebis galeuses, peu respectueuse de l’éthique et de la déontologie propre à l’enseignants, mais ils sont loin de constituer la majorité. L’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Le thème du présent congrès est "Renforcement du SYNEPEL pour un véritable partenariat avec l’Etat".
Les membres du SYNEPEL se rendent bien compte de l’importance de l’enseignement privé. Ils se rendent compte aussi que les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Il reste beaucoup de choses à faire dans le cadre de partenariat entre l’Etat et les structures organisées de l’enseignement privé.
La faiblesse des rapports entre l’Etat et notre Structure sont dans une certaine mesure due à notre insuffisance organisationnelle.
● Quelque fondateurs bien qu’adhérant du SYNEPEL restent en marge des activités qu’il mène. Ils reprochent quelques fois aux dirigeants l’insuffisance des résultats dans la défense et la promotion de l’enseignement privé.
● Notre organisation n’a pas une grande visibilité et n’a pas donc la considération qu’elle mérite au regard du nombre de ses membres et à la noblesse des activités qu’ils mènent.
C’est pourquoi nous avons décidé de réfléchir sue les bases organisationnelles de notre mouvement qui doivent conduire à une plus grande adhésion des fondateurs et renforcer les liens entre eux et le SYNEPEL.
Il s’agit pour nous de définir clairement nos ambitions et nos objectifs, de dégager des plans d’action.
Nous pourrons alors engager des négociations avec l’Etat pour asseoir des conventions qui puissent conduire à un épanouissement de l’enseignement privé. Une autorité l’a dit, L’Etat ne peut négocier des conventions sérieuses qu’avec des structures bien organisées. la balle est donc dans notre camp.
Les promoteurs d’enseignement privés laïcs rencontrent beaucoup de difficultés pour faire fonctionner un établissement scolaire.
Pour la plupart d’entre nous les ressources dont nous disposons sont maigres.
Elles proviennent pour l’essentiel des frais de scolarité que versent les élèves. Notre pays étant pauvres les moyens des populations sont forts limités et dans la fixation des frais se scolarité les fondateurs sont obligés de s’aligner sur le niveau de vie réel des riverains de leur école. Les ressources engrangées n’arrivent pas dans beaucoup de cas à faire fonctionner l’établissement à un niveau acceptable et une des conséquences est que les enseignants n’ont pas un salaire comparable à leur
homologue de la fonction publique
Nous avons réalisé une étude dans le cas d’un établissement secondaire, ouvert depuis 10 ans et plafonnant ses effectifs à 60 élèves par classe.
L’Etude a montré que le coût réel de formation est d’un élève varie de 175 000FCFA à 200 000FCFa par an. Or actuellement la moyenne des frais de scolarité sur le territoire national se situe autour de 50.000F CFA. Il y a là une énorme différence entre le réel et le pratiqué.
L’étude réalisée dans les cas d’établissements primaire et supérieure conduirait au même résultat.
La questions qui se pose alors est : qui paie la différence puisque les établissements privés continuent de fonctionner bien ?.
La réponse est claire: ce sont le fondateur, le personnel administratif et le personnel enseignant qui paient la différence. Ils acceptent une amputation de leur revenu légitime et continuent à assurer leurs cours et faire fonctionner l’établissement.
Les sacrifices ainsi consentis par tout ce personnel doit être reconnu. Et on doit leur rendre justice.
Pour notre part, nous félicitons les fondateurs, les personnels administratif et enseignant de l’enseignement privé laïcs pour tous les sacrifices consentis pour que des milliers d’enfants du Burkina Faso puisse accéder à l’instruction au savoir et soient de futurs acteurs du développement de notre pays.
Reconnaître notre sacrifice est un pas important, mais il ne faut pas s’arrêter là et continuer de nous demander de nous sacrifier. Il faut y remédier.
L’Etat doit nous soutenir en subventionnant ou en finançant l’enseignement privé.
On ne doit pas prendre prétexte des dividendes que retireraient les fondateurs, de cette activité pour refuser ou retarder cette intervention.
Les travailleurs aussi en tireront profit car cela permettrait de revaloriser la fonction du personnel de l’enseignement privé et les rétablir dans leur dignité.
Mesdames Messieurs
En réalité le soutien qu’apportera l’Etat à l’enseignement privé laïcs profitera en dernier lieu aux enfants du Burkina Faso. La qualité de l’enseignement s’améliorera et les futurs dirigeants qui sortiront de ces écoles privées seront mieux formés, donc d’affronter efficacement les défis du moderne. L’avenir radieux n’a pas de prix.
Je vous remercie

lundi 14 juillet 2025

Mon Oncle ODANO




  • L’oncle ODANO
    Oncle ODANO TALARDIA
    Le Prénom qui lui a été  donné à sa naissance est Talardia, prénom donné à un garçon né un mardi. Il doit être né vers 1934 ou 1935, car ma mère étant né vers 1932,  je pense qu’il devrait y avoir entre eux une différence d’âge de deux à trois ans. Son village natal, Potiamanga est situé à une dizaine de km de Fada N’Gourma.
    Avant de mourir,  le père de ma mère, Odano qui était chef de village a demandé à son fils ainé de prendre après sa mort, pour épouse  une de ses femmes qui se trouve être la mère de ma mère. Il prédit que de cette union naitra un enfant qui sera un jour chef du village. C’est de cette union qu’est né mon oncle Talardia. Il est donc en même temps un petit frère  et un neveu de ma mère. Ma mère et lui sont de même mère mais pas de même père. Le père de l’oncle Odano, qui se nommait Mano, est un frère ainé de ma mère.
    Cette situation à l’époque était fréquente. Il s’agissait pour la communauté de ne pas disperser la famille. Et puis en ces temps, ou un seul homme pouvait épouser plusieurs femmes, il ne pouvait être question de laisser partir dans un autre foyer la femme éplorée d’un de leurs frères. La veuve était automatiquement remariée à  un jeune frère ou un fils du défunt. Mais il était  strictement interdit  aux frères ainés ou oncles de reprendre une épouse du défunt.
    Les relations de ma mère avec son frère.
    Ma mère était très liée à sa famille et particulièrement à son jeune frère, l’oncle Talardia. Bien qu’habitant à Bobo, ville  située à plus de 500 km de son village natal Potiamanga, ma mère s’y rendait régulièrement pour leur rendre visite. Je crois qu’elle y allait presque tous les deux ans. Cette périodicité correspondait dans les premiers moments de son mariage avec la naissance d’un bébé. Elle allait présenter son bébé à sa famille, l’avant dernier était toujours du voyage.  Elle emportait toujours avec elle,  des colis volumineux de cadeaux qu’elle préparait pour sa famille. J’ai appris par la suite que tout le village ne parlait que de ces  cadeaux et chacun recevait sa part.
    Trois filles de mon oncle ont vécu avec nous à Bobo. Dans l’ordre de leur arrivée dans notre famille Folpoa, Mariam et Djénèbou. Ma mère choyait beaucoup ses nièces. J’ai même eu l’impression qu’elle les aimait plus que nous qui étions ses propres. En effet lorsqu’ une querelle survenait entre une de ses nièces et un de mes frères, j’avais le sentiment qu’elle prenait le parti de sa nièce.  Ce sont des impressions d’enfant qui peut être n’avait aucune réalité.  Quelqu’un  m’a dit que cela pouvait être vraisemblable. Dans la conception ancienne, les enfants des frères d’une femme comptait plus que ses propres enfants. Ses neveux étaient de sa famille et ce sont eux qui constituaient son dernier soutien lorsqu’elle était obligée de quitter la famille de son mari. En général, en partant elle laissait ses propres enfants derrière elle et n’avait aucun droit sur eux.
    Pendant la maladie de ma mère qui d’ailleurs va l’emporter, mon oncle est venu rester à côté pendant quelques jours. Il logeait chez moi, et chaque matin, très tôt il prenait la route de l’hôpital et y restait toute la journée à côté d’elle. Ma mère n’est pas décédée en présence, quelques jours avant son décès, il est rentré au village pour voir sa famille.
    Il n’est pas venu immédiatement lorsqu’on lui a appris le décès de sa sœur. Il semble que les devins qu’il avait consultés lui avaient déconseillé de prendre la route. Et puis ensuite, il y a eu les funérailles d’une de ses femmes, auxquelles il devait obligatoirement prendre part.
    Certains de mes frères ne lui ont pas pardonné de n’être pas venu immédiatement lorsqu’il a appris le décès de sa sœur. Moi je ne lui en ai pas voulu. Je crois qu’il a des croyances et des conceptions que nous ne comprenons  pas toujours. Je suis sûr que son attitude ne signifiait pas de, l’ indifférence mais était plutôt dicté par des considérations mystiques. Il a montré, à certains occasions que  lui aussi aimait sa sœur et qu’il avait beaucoup de considérations pour nous tous ses neveux. Il faut savoir être tolérant. C’est là une attitude qui permet aux uns et aux autres de vivre ensemble sans heurts.
    Il néanmoins signaler une zone d’ombre dans les relations entre ma mère et son frère. Après le décès de mon père, ma mère est rentrée au village. Je crois qu’elle avait l’intention d’y séjourner suffisamment longtemps. Mais quelques semaines après son arrivée, et notre grande surprise, mon oncle a fait téléphoner pour  nous demander de venir chercher notre mère pour la ramener chez elle. Il ne nous a pas donné d’explications, mais j’ai cru comprendre qu’il n’arrivait pas à supporter les crises récurrentes de nerfs que ma mère faisait. Ma mère a été effondrée par le décès de mon père  et avait perdu ses repères. Je crois qu’elle avait besoin de beaucoup de compréhensions de la part de ses proches. Mais malheureusement,  mon oncle a été défaillant dans le soutien qu’on était en droit d’attendre  à l’endroit de sa sœur.
     Mes relations avec mon oncle.
    C’est lors de mon séjour à Fada, en 1967-1968, que se sont établis mes liens avec mon oncle. Quelques temps après mon arrivée chez Souleymane, à qui j’avais été confié par mon père,  il est venu me rendre visite et m’a ensuite  conduit chez lui à Potiamanga.
    La  vie dans un village reculé du Burkina était rude. Le repas en  était très rustique ;  la sauce de tô qu’on préparait  était sans sel et sans viande. On ne mangeait la viande qu’à de rares occasions, par exemple  lors des sacrifices que l’on faisait pour demander la clémence ou le soutien de Dieu ou lors des fêtes.
    Pour un jeune citadin comme moi, habitué à manger une sauce salée et contenant de la viande, il n’y avait pas grand plaisir à manger le repas de village. Mais mon oncle qui le savait, bien, et qui cherchait à me mettre à l’aise,  faisait préparer  spécialement pour moi un poulet braisé,  et achetait pour l’occasion du sel au marché de fada pour assaisonner ma sauce. Le  tô n’était pas aussi doux que celui de la ville. La farine de tô  de la ville est  moulue  à la machine contrairement à celle du village  écrasée  au mortier.
    Pendant mes séjours, en saison pluvieuse, Je l’accompagnais quelques fois dans son champ situé à quelques kilomètres du village. C’était un grand champ que j’évalue, à peu près à 5ha de superficie. Il le cultivait avec ses femmes et ses enfants.  Chaque matin avant le lever du soleil, il prenait la direction du champ, accompagné  de ses garçons âgés de  plus de 7 ans. Pendant ce temps, les femmes restaient à la maison et commençaient la préparation du repas.
    C’est aux environs de 10h, après avoir fini de préparer le repas que les femmes et les tout-petits enfants les rejoignaient au champ. Leur arrivée sonnait la pause déjeunée.  La  famille se scindait en deux groupes, qui prenaient séparément le repas.  Il y avait les hommes d’un côté, les femmes et les petits enfants de l’autre côté.  Après le repas, tout le monde, hommes  et femmes, et enfants, se mettait au travail.  Le travail se faisait avec un  instrument rudimentaire, la daba.  La manipulation de cet instrument vous obligeait à rester dans une position courbée pendant des heures. Pour un non habitué, le travail à la daba était est vraiment pénible, la position courbée vous essoufflait très rapidement. 
    A ma connaissance, mon oncle n’a pas utilisé pour ses travaux champêtres, une charrue attelée à un âne ou à un bœuf.  Il n’y a jamais songé je crois. Par contre, lorsque, les charrettes tractées par un âne ont commencé à être vulgarisé, il a cherché à en  acquérir. Lors d’un de ses voyages à Ouagadougou, en 1980, pour me voir, il m’a demandé de lui en acheter. Je venais de commencer à travailler, le salaire et les économies que j’avais ne permettaient pas d’accéder immédiatement à sa demande.  Ayant appris que l’ORD avait mise en place un système permettant d’accorder des crédits d’équipement aux paysans qui le voulaient, Je lui alors  suggéré  de s’approcher de ce service pour obtenir un prêt qui lui permettrait d’acheter sa charrette. Il a catégoriquement refusé en disant que n’étant pas salarié,  il ne voulait pas se lancer dans cette aventure. Il trouvait que le crédit allait totalement le rendre dépendant des structures qui l’octroyaient. Il voulait garder sa liberté. Je n’étais pas sûr qu’il avait raison, je pensais plutôt que ceux qui acceptait prendre ces crédits allaient s’équiper et se développer plus rapidement. 
    L’oncle Odano est resté animiste jusqu’à sa mort. A cause de sa sœur, ma mère, qui est devenue musulmane, Il a donné des noms musulmans à certains de ses enfants (Issa, Mariam, Djènebou…). Mais je ne crois qu’il ait un jour songé à se convertir. Il consultait régulièrement son sable et faisait des sacrifices. Il me recommandait de m’y adonner. Je n’ai pas voulu le suivre. Et pour me convaincre, il m’affirmait que tout n’est pas rationnel, pour lui, il y avait des phénomènes que nous ne percevons pas, mais qui sont là et qui influençaient notre vie. Ils me disaient que beaucoup de cadres à Ouaga y croyaient et venaient régulièrement vers eux, pour leur demander de les  aider à surmonter des difficultés et à réussir dans leurs entreprises ou projets.
    Moi, je n’ai jamais cru à cela, mais je ne voulais pas le lui dire crument. Pour justifier mon refus, je lui expliquais qu’étant  musulman je préférais rester dans la pratique des rites musulmanes. Il me rétorquait que parmi ceux qui venaient le voir, il y avait des musulmans et des chrétiens. Moi je ne voulais surtout pas être dépendant des féticheurs et autres et aussi notre père ne nous a pas éduquer dans ce sens. Je serai certainement sur la route de Fada, pour essayer  de connaitre quelle est la justification mystique des désagréments ou difficultés que j’aurai dans ma vie de tous les jours. Les croyances du village, attribuent une cause à tout évènement.
    J’ai aidé l’oncle à se construire une maison dont le toit était en tôle ondulée. Possédée une telle maison dans son village vous distinguait obligatoirement des autres. L’oncle en était fier et ne ratait pas une occasion pour dire à ses visiteurs que sa maison lui a été construite par son neveu qui est à Ouagadougou.
    Il a effectué plusieurs séjours chez moi à Ouagadougou. Et moi aussi, à chacun de mes voyages à Fada, j’allais lui rendre visite.
        Voyage au Ghana
    Au début des années 1960, avec un de ses amis peuls, il forma le projet d’aller vendre des bœufs au Ghana. A cette époque, le Ghana était un marché très attractif, car son impulsion et son premier président Kwamé  N’Krumah, un essor économique et social était amorcé. Le Ghana était une destination privilégiée pour les populations des pays voisins dont la Haute Volta. Une bonne colonie de burkinabè y réside actuellement. Beaucoup de jeunes qui y sont nés ne connaissent plus leur village ou région d’origine. Ils sont intégrés.
    Beaucoup de produits manufacturés étaient importés et très demandés du Burkina Faso. En contre partie, nos éleveurs réalisaient de bonnes affaires en allant y vendre leurs animaux. C’est donc cet attrait du Ghana qui a du amener l’oncle à envisager cette aventure. Avec son ami, ils ont rassemblé une dizaine de bœuf qu’ils ont conduit à pied jusqu’à Koumassi, la grande ville des Ashanti. L e voyage a duré plus d’un mois. Cinquante ans après cette traversée, lorsqu’il raconte les péripéties de leur voyage, on se rend qu’il a été vraiment  marqué par cette traversée. Koumassi leur destination finale, était une ville très développée comparée à Fada N’Gourma, avec ses grandes voies et ses innombrables véhicules. Le mode de vie des Ghanéens était très différent. Le voyage a été fructueux, car ils ont tiré un bon bénéfice de la vente de leurs animaux. Le voyage retour n’a plus été fait à pied mais en empruntant es transports communs.
    Le séjour de l’oncle à Bondokoui et à Bobo-Dioulasso
    Mes parents se sont mariés je crois en 1947. L’oncle a du leur rendre visite quelques temps après l’arrivée de ma mère. Mon père n’avait pas encore fini de construire notre cour familiale à Bobo. Ils étaient en location dans une cour commune située un peu plus au centre ville. L’oncle explique qu’il a participé à la confection des briques qui servaient à la construction de la cour, avec des manœuvres engagés par mon père. Lors de  ce séjour, il s’est rendu à Bondokoui, lieu ou mon père avait ouvert un restaurant ou il s’adonnait au commerce des produits destinés à l’exportation : coton, sésame, karité.
    Il a gardé un bon souvenir de ce premier contact avec une grande ville. Il se rappelle des soirées de goumbé et de balafon.  Longtemps Il pouvait toujours  fredonner quelques chansons qu’il a entendu lors de ces  soirées culturelles animées par les balafons. L’une d’elles avait ce refrain :
    Batoma, ton enfant pleure
    Batoma vient le consoler
    Batoma rétorquait : moi je m’en fou, je suis en train de danser
    Batoma était à l’époque, une fille célèbre à Bobo par sa qualité de bonne danseuse.

    L’oncle et ses enfants
    Aucun des enfants de l’oncle ne travaille dans l’administration publique ou privée. L’oncle a très tôt compris, l’importance de l’école dans la promotion sociale. Un fils fonctionnaire  a incontestablement  un ascendant sur les autres enfants du village. Par ses relations, il put obtenir la réalisation de certaines infrastructures pour le village. Dans les débats concernant l’avenir du village, la voix du fils fonctionnaire est prépondérante.  Cette considération pour le fils rejaillit sur le père dont les avis seront  mieux écoutés
    Le village n’ayant pas d’école à l’époque, Il fallait aller jusqu’à Fada pour trouver une école primaire. Bien sûr la question du logeur se posait et dissuadait. L’évêché de Fada venait en aide aux enfants des villages éloignés,  en les accueillant dans  un interna. Quelque uns de ses enfants males (il n’a pas songe a scolariser les filles)  ont bien fréquenté  l’école, mais ne sont pas allés très loin dans les études. Je pense que l’éloignement de l’école et le manque de support en ville a été un  facteur défavorisant.
    Cette absence de fonctionnaire dans sa famille, a mon avis, constituait pour lui un désavantage. il a peut être été déçu de voir qu’aucun de ses enfants n’a réussi à l’école.

    Sa fille Folpoa était l’épouse préférée du chef de Fada Yoabili. La petite histoire est que Folpoa qui était élevée chez nous a Bobo était repartie au village avec notre mère a la requête de son père pour des sacrifices ; la veille de leur départ programmée pour Bobo, Folpoa disparait au grand désespoir de sa tante.  Le fait était que son père l’avait donnée en mariage au futur roi, mais sans sans avoir en informer sa grande sœur ce qui provoqua un froid qui dura probablement près de 2 ans entre les 2 car ma mere avait de grands espoirs et probablement d,autres plans pour pour sa nièce a Bobo. Je crois que Folpoa était agé probablement entre 15 et 16 ans? Bien sûr, cette position de sa fille lui procurait une certaine considération. Mais il n’aimait pas montré qu’il tirait quelques avantages de cette situation de sa fille.

    Avec la percée des nouvelles religions (christianisme, islam) certains de ses enfants ont abandonné la religion des ancêtres,  pour embrasser les nouvelles.  En voyant la progession du christianisme dans le village, matérialisée par la construction de diverses églises, je crois qu’à  terme, il n’est pas exclu que la religion traditionnelle disparaisse. .Un de fils de l’oncle , Balké, est même très engagé dans le protestantisme. Peut être même qu’un jour, il sera pasteur car il est un érudit  de la bible, propagandiste de la nouvelle réligion. Balké et son père, ne pouvaient pas discuter calmement longtemps. Ils finissaient par se disputer et s’en prenaient à la religion de l’autre. La dernière dispute à laquelle j’ai assisté, a eu lieu quelques jours avant qu’il ne rentre à l’hôpital pour son opération. Je n’ai d’ailleurs pas bien compris les raisons qui l’ont provoquée.
    Son fils Kiamo a fait une dépression nerveuse pendant longtemps. Certains pensent que la cause de cette folie est à rechercher dans les affrontements mystiques entre son père et ses concurrents. Ne pouvant pas atteindre l’oncle, les coups qui lui étaient destinés ont été détournés sur son fils moins protégé.

    Ses activités politiques
    Dans les années 1970, l’oncle a pris la carte d’un part politique le Mouvement de Libération Nationale : MLN.
    Il n’était pas encore chef de village. Je parie que les responsables MLN de Fada N’Gourma, notamment Ali Lankoandé,  l’ont repéré comme personne influent du village. Ils se sont certainement  basés   sur sa qualité de petit fils du précédent chef. On lui a offert un vélo, pour battre la campagne. Aux élections législatives de  1971, le MLN a fait une véritable percée sur la scène nationale en obtenant, je crois,  sept députés. Ali Lankoandé  venant de la circonscription électorale  de Fada a été élu député.
    Après son intronisation comme chef de village, Il a pris ses distances avec les partis politiques. En tant que chef, il était constamment courtisé par tous les partis politiques qui cherchaient  des voix dans le village. Bien que n’étant pas officiellement membre du CDP, c’est lui qui désignait les candidats du CDP aux différentes élections. C’est ainsi que lors des élections communales dernières, il a désigné sa femme et un dignitaire peul pour être candidat au conseil municipal. Evidemment ils ont été élus conseillé municipal.



    La chefferie de Potyamanga
    Comme je l’ai expliqué un peu plus haut, l’oncle était prédestiné à être chef de village.
    Après le décès de son grand père, le village est resté longtemps sans chef. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi. Elle peut s’expliquer en partie par cette loi édictée sous Maurice Yaméogo, qui interdisait la désignation d’un autre à la mort du chef en place. Maurice était entré en conflit avec le Mogho Naba, chef des mossés de Ouagadougou qui avait cherché à l’évincer du pouvoir et instaurer une monarchie. Pour le punir, il a décidé de provoquer l’extinction de la chefferie traditionnelle pour le non renouvellement des chefferies vacantes.
    Ce n’est que vers la fin des années 70, qu’une autre loi promulguée par le président Lamizana, a mis fin au processus d’extinction en autorisant la désignation de nouveau chef, au décès du titulaire. Les modalités de choix du chef ont été définies en y introduisant une dose de démocratie. Ce n’était plus un collège électoral traditionnel qui choisissait le chef, mais tous les villageois en âge de voter. Le jour du vote, les candidats s’arrêtaient sur une place publique du village. Les électeurs s’alignaient devant le candidat de leur choix. Etait déclaré chef élu celui qui obtenait le plus grand suffrage.
    A la faveur de cette donne, il a été décidé que le village devrait se choisir un chef.
    L’oncle naturellement était candidat, il avait pour concurrent, un de ses oncles, Foljoa Combary. La campagne électorale a sans doute été rude. Les techniques modernes de persuasions des électeurs ont été couplées aux voies mystiques. Les devins ont  été fortement sollicités. Les sacrifices ont été faits sur les autels de famille ou du village.
    Selon la tradition, c’est celui qui avait le plus de puissance mystique qui allait être choisi.
    Au bout de la compétition, c’est l’oncle qui a obtenu le plus grand nombre de suffrage et donc par conséquent a été déclaré élu chef du village de Potiamanga. Il decida de prendre le nom de Chef « Odano « le nom de chef que portait 6notre grand-père.
    Il ne restait plus qu’à l’introniser. C’est le chef de Fada N’Gourma, de qui relevait historiquement Potiamanga, qui devrait le faire. L’intronisation  consistait à lui remettre au cours d’une cérémonie un bonnet. Dans le Gourma,  l’attribut  de chefferie est un bonnet. Cette cérémonie était ponctuée de sacrifices et d’implorations à Dieu et aux ancêtres. Des animaux étaient immolés. Bien entendu, elle était clôturée par une grande fête populaire.

    L’intronisation n’a pas se faire immédiatement, le chef de Fada, Yentangou, pour une raison que j’ignore,  avait suspendu l’intronisation des chefs de village et de cantons. L’oncle et bien d’autres ont été  obligés d’attendre le bon vouloir du chef. Cette attente à durée au moins deux ans. Ce n’est qu’en 1983 ou 1984 qu’il a  levé la suspension  et procéder à l’intronisation des chefs. J’étais en ce moment en étude, et je n’ai pas pu assister à la cérémonie. Néanmoins, sur recommandation de ma mère, je lui ai envoyé un grand boubou de chef.

samedi 5 juillet 2025

Esupex en chantier

Régulièrement, Esupex est en train de s'agrandir.
De nouvelles filières et un nouveau statut en perspectives. 
Commencé le 15 novembre 2024, le chantier est en cours de finition. Les techniciens estiment qu'ils pourront nous livrer le bâtiment en fin juillet 2025.
Cette phase qui se limite au RDC comportera un amphithéâtre de 150 places,  deux autres classe de 100 places assises, une salle de réunion, des bureaux pour l'administration et les professeurs. 
Ces infrastructures permettront à Esupex d'augmenter de façon significative ses offres de formation. 
Ainsi donc il est prévu sa mutation d'école supérieure en Université. 
En plus du domaine de formation " Sciences et technologie" on aura deux ou trois autres domaines: Droit et Sciences juridiques, finances,  gestion  et comptabilité, etc...
C'est un gros challenge et le Fondateur est déterminé à le réussir. 

Fuite au BEPC 2007

ENCORE UNE FRAUDE AU BEPC

« Le pétrole a coulé au BEPC 2007 », ou en d’autres termes, il y a eu fuite des sujets : des candidats étaient en possession des épreuves bien avant le début des épreuves.

Il semble que la fuite est très importante ; près d’une quarantaine de candidats, principalement dans les villes de OUAGADOUGOU et de BOBO-DIOULASSO ont été appréhendés dans les salles d’examen en possession des corrigés des sujets qu’ils étaient en train de traiter. Il est sûr que ceux qui ont été pris ne sont pas les seuls tricheurs. Le nombre de candidats concernés est beaucoup plus important. Ceux qui ont été appréhendés sont les candidats les plus faibles ; incapables de mémoriser les réponses. Ils étaient obligés de garder sur eux les réponses.

Le gouvernement a décidé de reprendre les épreuves de mathématiques et de sciences physiques dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Cette limitation semble arbitraire, car on n’a pas attendu les résultats des enquêtes menées par la police pour situer l’ampleur de la fraude. Peut être des questions financières qui ont guidées les autorités dans la limitation de la reprise.

Mais cette reprise a elle aussi été entachée de fraudes, des témoignages dignes de foi ont indiquent que les sujets circulaient dans la ville, la veille de leur reprise.

Comment cela a-t-il été possible ? est ce à dire que l’organisation de nos examens est complètement pourri ?

C’est quand même trop. Il y a nécessité de situer très rapidement les responsabilités et prendre les sanctions adéquates et éviter la spirale de la dégradation continue.

Il ne doit pas être permis d’entacher la crédibilité de notre système éducatif.

C’est vrai que la fraude gangrène bien des secteurs de notre société, mais les conséquences d’une fraude généralisée dans notre système éducatif est lourde de conséquences. Si les diplômés qui sortent de nos écoles ne sont méritants, quelles actions valables peuvent ils mener pour le développement de notre pays.

Ce n’est pas la 1ère fois que « le pétrole coule » ainsi au Burkina Faso.

Quand je passais mon BEPC en 1972, un agent du service des examens et concours avait soustrait des épreuves, à l’insu de ses supérieurs pour les communiquer à ses amis et parents.

On se souvient qu’au BEPC de 1995, une fuite d’une très grande ampleur a été observée. Des explications données par les autorités ministérielles, il ressort que, tout serait parti d’un agent du service des examens qui a soutiré les sujets pour les donner à l’enfant d’un de ses amis candidat au BEPC. Ce dernier en a profité pour les vendre. De vente à vente, on est arrivé à cette situation qu’à la veille du BEPC, très peu de candidats n’avaient pas pris connaissance des épreuves.

L’agent fautif a été traduit en justice et licencié de la fonction publique. Les élèves fraudeurs ont été interdits d’examens pendant cinq ans.

Au BEPC 2000, c’est le fils d’un chef d’établissement qui après volé les clés du bureau de sa mère, et les clés de la cantine contenant les sujets, a ouvert les enveloppes, s’est emparé des sujets et les a distribuer à ses copains.

Au BEPC 2004, c’est un président de jury, qui a soustrait frauduleusement des épreuves et les a divulguées à ses amis, connaissances et élèves.

Et voilà qu’en 2007, un autre fuite est découverte. En attendant de connaître comment cela a pu survenir, toutes les personnes soucieuses de la crédibilité du système éducatif burkinabé sont choquées et se posent des questions.

Est-ce un fatalisme ? Ne peut on pas arrêter cette fuite récurrente des sujets ? Comment peut on expliquer l’existence des fuites et leur régularité ?

Les autorités ministérielles sont interpellées. Il y a d’autres examens qui se déroulent au Burkina Faso (BAC, CEP), mais on observe peu de fuites. Pourquoi sont ils peu concernés par les fuites ?

A mon avis l’existence des fuites peut s’expliquer principalement par les raisons suivantes : la faiblesse de l’organisation, le manque de rigueur des responsables dans le contrôle et le suivi des opérations de confection, de tirage, et de répartition des épreuves dans les jurys, la culture de la facilité et de la tricherie, le manque de conscience professionnelle et l’absence de morale de certains acteurs.

En analysant un peu l’organisation de cet examen, on se rend compte que une des failles du système qui a permis cette fraude est la question de la sécurité des sujets. En principe, les sujets doivent être dans un environnement sécurisé.

Dans tous les cas de fuite dont je viens de parler, au moins une règle de sécurité n’a pas été observée. Comment a-t-on pu permettre que le fils du chef d’établissement ait pu accéder aux enveloppes.

Pourquoi permet on à un président de jury d’accéder à tout moment aux enveloppes ? L’accès des sujets ne peut se faire qu’en présence de plusieurs personnes.

Ou était le responsable chargé du tirage lorsque l’agent chargé du tirage subtilisait des exemplaires des sujets ? peut on sortir comme on veut de la salle de tirage ?

Encore un fois les responsables sont pointés du doigt.

A-t-on défini de manière très précise, les attributions des agents de sécurité qui assurent la garde des sujets.

Les cantines ont-elles toujours placées sous la garde des agents de sécurité. ? En 2004, j’ai constaté personnellement que les cantines sont restées toutes une nuit sans surveillance.

Les directeurs auraient du montrer plus de rigueur, dans leur contrôle en s’assurant que sur toute la chaîne du BEPC, en allant de la conception à remise des épreuves aux élèves, les règles de sécurités sont observées.

Sinon comme une fatalité, il y aura toujours des fuites au BEPC.

Ne l’ayant pas fait, La responsabilité du ministère est engagée.

De plus en plus au Burkina Faso, les gens ne croit plus au mérite du à son travail personnel. Beaucoup de burkinabé croit que pour réussir il faut absolument être pistonné ou corrompre des agents.

J’en ai eu la preuve encore à l’occasion de cette fuite. Un jeune de mon quartier m’a dit à peu près ceci, « pourquoi n y aurait il pas fuite au BEPC ? La fraude est partout au Burkina , voyez la fraude lors des élections » j’ai tenté de lui faire comprendre que le système éducatif doit rester en dehors de ces fraudes. A son expression, j’ai compris qu’il en doutait.

Les gens vous disent que lorsque vous allez dans un service public, pour demander un service qui vous ait normalement du, il faut d’abord chercher à savoir si vous y avez des relations, sinon il faut soit corrompre soit s’attendre à un parcours de combattant pour obtenir le service.

Beaucoup de gens croient que pour réussir à un concours, il faut avoir soit acheter les sujets à l’avance, soit avoir une relation dans le jury qui inscrira votre nom au moment de la délibération.

Tout cela est il vrai ? Je pense qu’il y a un peu d’exagération, mais tout n’est pas faux.

Peu à peu s’installe au burkina faso, la culture de la tricherie et de la facilité.

Il ne faut donc pas s’étonner que des individus se trouvant dans le circuit du BEPC, soutirent frauduleusement des sujets pour les donner à des amis ou tout simplement les vendre.

Ces malfaiteurs ne sont même pas effrayés par la possibilité d’une sanction qui peut être aurait pu les dissuader.

Conscient d’avoir d’importantes relations dans le système politico administratif, ils sont sûrs d’échapper aux sanctions, ou au moins d’écoper de sanctions mineures.

C’est cette impunité dont bénéficie les malfrats qui alimente la fraude.

Moi ce qui me désole le plus est l’absence de morale de certains responsables. Tout quand même n’est pas permis.

Lorsqu’on a acquis une parcelle de pouvoir, la morale veut que vous fassiez tout pour préserver et promouvoir le système.

Quand alors on voit des responsables chargés de l’organisation du BEPC, être à la base de la fuite, on est sidéré. Le pays est il foutu ?

Non il faut un sursaut, les premiers responsables parce qu’ils sont justement responsables ne doivent pas laisser faire n’importe quoi. Comme ils le disent eux-mêmes c’est DIEU qui leur a donné le pouvoir, ils doivent donc avoir peur de DIEU et préserver l’intérêt supérieur de la nation.

Arrêtons à temps.