Lors des débats à télé, les intervenants doivent éviter de tenir des propos qui peuvent démoraliser nos soldats face aux terroristes
Blog personnel de Harouna Henhenri TOGUYENI; Les articles qui sont sur ce blog, sont des transcriptions des évènements ou des analyses que je fais sur évènements marquants. Donc il y a un peu du tout dans ce blog. Il est possible que je me sois trompé en retranscrivant des évènements, c'est pourquoi je veux de prime abord m'excuser auprès de tous ceux de mes lecteurs qui vont y trouver des inexactitudes. Si possible je les prie de bien vouloir me le signaler. Merci
lundi 6 mars 2017
dimanche 17 janvier 2016
Attaque terroriste de AQMI à OUAGADOUGOU.
Le vendredi 15 janvier jour sombre pour le Burkina Faso. L'organisation AQMI lance une une attaque armée contre notre pays en tirant à bout portant des rafales d'armes automatiques sur des clients d'un hôtel et d'un café situé sur l'avenue Kwame . Bilan, au moins 28 morts dont 2 français 6 canadiens 2 suisses et des Burkinabe. C'est un bilan lourd et horrible. Les Burkinabé entrent dans dans la confrontation directe avec les islamistes.
Quelques enseignements à tirer.
0- c'est la première fois qu'une attaque d'une telle envergure se déroule sur le sol Burkinabé. Blaise Compaoré pas ses accointances avec les groupes touareg de la région avait détourné les terroristes du Burkina. Mais après le départ le pacte entre Blaise et ces groupes est devenu caduc. Dès lors le Burkina pouvait à tout moment être attaqué. C'est donc dire qu'on s'y attendait plus ou moins. Mais ce qu'on ne perçoit pas très bien ce sont les dispositifs que les nouvelles autorités, conscients des risques, ont pris pour déjouer les probables attentats. Si des dispositifs ont été mis en place, à l'évidence ils se sont avérés inefficaces.
1- Les forces de sécurité du Burkina n'ont pu neutraliser au bout de plusieurs heures les assaillants qu'avec l'aide des forces spéciales françaises et américaines stationnées dans notre pays. Manifestement nos forces d'intervention n'avaient pas tous les équipements nécessaires pour faire face à cette situation. Je pense notamment à des équipements d'écoute et de localisation des hors la loi retranchés dans un immeuble avec des otages.
2- Les terroristes ont pu pénétrer, se déplacer sur le territoire national sans être l'objet d'une surveillance étroite. Or Les éléments terroristes capables de commettre des tels actes ne doivent pas être légions. Il doit être alors possible d'identifier et de localiser ce genre d'individus qui pénètrent sur le sol national.
A supposer que ces tueurs soient déjà sur le sol national, nos services de surveillance du territoire devraient être capables de les identifier et au besoin les neutraliser avant qu'ils ne commettent leur forfait. Il faut forcément augmenter notre capacité de pénétrer ces milieux.
4- la surveillance du territoire coûte forcement cher. Le Burkina doit coûte que coûte se donner les moyens pour l'assurer et garantir ainsi la sécurité des citoyens.
5- Un seul pays à lui seul ne peut pas parvenir à neutraliser ces terroristes. Il faut une coopération internationale et une vraie à la place d'une coopération ou on reçoit sans rien donner.
6- il semble que les forces de sécurité ont mis au moins une heure avant d'arriver sur les lieux. C'est trop. Il y a lieu qu'elles revoit leur système d'alerte et de projection sur les lieux de trouble.
7- Tous les lieux fréquentés par des étrangers résidents ou en mission doivent faire l'objet d'une surveillance étroite et permanente. C'est pourquoi on ne comprend pas bien pourvoi l'avenue Kwame, les hôtels et les restaurants soient restés sans surveillance et que aucun point de stationnement des forces de sécurité ne soit établi dans les parages immédiats.
8- A moins de prouver le contraire il me semble que ces terroristes n'ont pas un ancrage national important. Il faut absolument travailler à ce que leurs appels ne trouvent un écho auprès de nationaux. Je pense qu'il faut à tout prix ne pas assimiler leur message aux valeurs de l'islam. Les politiques doivent travailler à souder les communautés musulmanes à l'ensemble de la communauté nationale. Les propos stigmatisant les musulmans doivent être bannis dans le langage des leaders de la société.
jeudi 10 septembre 2015
Prière du vendredi et journée continue
Tous les pays du monde n'ont pas consacré le même jour de la semaine au repos hebdomadaire.
Dans les pays de tradition judéo-chrétienne, c'est le dimanche qui a été retenu car c'est leur jour consacré à la prière. En Israël c'est le samedi. Dans les pays arabes musulmans c'est le vendredi.
Notre pays anciennement colonisé par la France, pays de tradition judéo-chrétienne, a gardé le dimanche comme jour de repos. Une sorte de consensus tacite s'est faite sur ce jour Si bien qu'aucune des communautés religieuses l'a remise en cause. En particulier les musulmans s'en sont bien accommodés d'autant plus que leur heures de prières du vendredi étaient respectées. Entre midi et quinze heures, ils pouvaient se rendre dans leurs mosquées pour la prière.
L'instauration de la journée continue, qui fait des heures de prières du vendredi, des heures de travail, remet en cause le consensus sur les heures de repos et de prières.
Manifestement les musulmans fonctionnaires sont lésés. Ils seront la communauté qui n'aura pas un moment consacré à leur prière dans la semaine.
Le gouvernement, qui est là pour tous ne doit pas poser des actes qui créent des frustrations. Il doit très vite revoir sa copie afin de maintenir la paix des coeurs dans toutes les communautés.
Une solution simple serait de reculer la reprise des services du vendredi d'une heure soit à 16h 30
Je ne pense qu'il puisse y avoir des oppositions à qu'on recule de quelques minutes la reprise du travail le vendredi pour permettre aux musulmans de prier.
dimanche 19 juillet 2015
La loi de mise en accusation de Blaise Compaoré peut il être invalidée?
Selon Newton Ahmed Bary , il y a des risques que la loi de mise en accusation de Blaise Compaoré soit invalidée car la majorité qualifiée pour adopter cette loi n'était pas atteint. Il semble qu'il faut au moins le vote positif de 4/5 des députés pour adopter une mise en accusation du président du Faso. Le CNT étant composé de 90 députés, il aurait fallu que au moins 72 députés votent la loi. Or ce jour il y avait 63 députés présents et 60 ont voté pour.
Les débats sont en cours entre juristes pour savoir si le CNT était dans le droit en votant cette loi.
Affaire donc à suivre
vendredi 17 juillet 2015
Blaise Compaore est mis en accusation
Le Conseil National de la Transition vient de voter la mise en accusation de Blaise Compaore pour haute trahison et d'attentat à la constitution.
Pour la 3eme fois de son histoire un ancien président sera traduit devant un tribunal de la République. La différence cette fois avec les autres est que le président Blaise Compaore est en fuite. Peut être qu'il sera jugé alors par contumace. A l'issue de leur procès Maurice Yameogo le 1er président a été condamné à une peine de prison, ses biens confisqués. Le 2ème président Lamizana a été acquitté par le tribunal populaire de la révolution présidé alors par Halidou Ouédraogo.