samedi 20 octobre 2018

En Quête de Progrès Social

DISCOURS LORS DE LA
CÉRÉMONIE DE DÉDICACE
de mon livre "En quête de progrès social"
Jeudi 18 OCTOBRE 2018
Hôtel Pacific

Monsieur Albert OUEDRAOGO, parrain
Monsieur Germain  Bitiou Nama modérateur
Monsieur Fousseni Kindo  présentateur
Chers parents chers amis
Mesdames et monsieur

Je veux avant tout propos adresser, du fond du cœur,  mes remerciements  à tous ceux qui ont accepté de venir ce soir me soutenir en  assistant à cette cérémonie de dédicace.
Je veux plus particulièrement remercier

• Mon frère et voisin le ministre de l’Habitat, Dieudonné Bonane

• Le Professeur Albert OUÉDRAOGO parrain de la cérémonie. Nous sommes de la même génération et il était sur le campus en 1979. Il témoignera peut être ce soir. Le Pr est très connu pour son engagement dans les OSC et en particulier le Tocsin,  j’estime  donc que le Professeur  fait partie des gens qui œuvrent pour le progrès social dans ce pays. C’est d’ailleurs  pourquoi je lui ai  demandé de bien vouloir parrainer cette cérémonie. Merci professeur  
• Mon aîné  Germain Bitiou Nama, modérateur de la cérémonie. C’est aussi lui qui a fait la préface de mon livre. C’est un aîné que j’ai connu dans le mouvement étudiant et dont J’apprécie l’ouverture d’esprit,  C’est pourquoi je lui ai demandé de faire la préface qui résonne comme une sorte de caution morale qu’il apporte à mon écrit. Merci camarade
• Monsieur Fousseni Kindo, journaliste et qui a accepté présenter ce livre cet après midi. Merci aussi de m’avoir donné la parole dans votre émission phare «  c’est écrit « 
• Monsieur Sedogo Jean Baptiste, mon éditeur. C’est un camarade qui tout comme moi a milité activement dans l’AEVO. C’est un  ancien militant syndical de la  CGTB,  et aujourd’hui chef de plusieurs entreprises privées et   membre comme moi de l’UNEEPL. On ne pouvait que s’entendre lorsque je lui ai demandé d’éditer mon livre. La plupart des livres édités au Burkina sont faits à compte d’auteurs. Mais il a bien voulu éditer mon livre à son propre compte. Je pense qu’il a mis beaucoup d’argent dedans c’est dire que si personne n’achète mon livre, il risque de faire faillite. Merci Jean Baptiste.
Mesdames et messieurs
Comme vous le savez, je suis un professeur de mathématiques et de sciences physiques. Donc à priori, je ne suis pas porté vers les écritures.
Plusieurs considérations m’ont amené à m’y mettre.
D’abord,  j’ai fait le constat qu’il n’y a pas beaucoup d’écrits sur les événements que j’ai  vécu avec des camarades et dont  quelques fois dont nous avons été  des acteurs importants. Or à mon avis ces actes posés  ont eu des incidences sur la vie politique et sociale, de notre pays et  de nos concitoyens de l’époque. Il ne semblait pas normal  que les acteurs s’en aillent un à un sans laisser à la postérité leur narration et leur appréciation de ces événements.
Ensuite,  J’entends quelques fois des plus jeunes ou même des hommes politiques prétendre que les anciens n’ont rien fait ou rien fait de bons, ce qui justifient les situations difficiles que les populations vivent.
Non,  ce n’est pas vrai.  Chaque génération a forcément posé sa pierre, peut être pas suffisamment, mais a quand même posé sa pierre dans la construction de la maison commune.
Je crois aussi  que si ces thèses sont véhiculées et acceptées,  c’est parce que les anciens n’ont pas laissé suffisamment de traces écrites de leur contribution. Ils n’ont donc pas laissé beaucoup de matières à la réflexion des jeunes.
A la lumière de tout cela, je déduis  qu’il faut qu’on écrive davantage. J’ai donc voulu de m’insérer dans la lignée de ceux qui sont partis sans jamais partir, ceux qui  ont laissé leurs idées et leurs réflexions  à travers leurs écrits destinées aux générations futures

Mesdames et messieurs
J’ai écrit ce livre,  parce que j’avais envie de parler, de m’adresser pas seulement aux plus jeunes mais aussi à mes camarades et de leur révélé  des choses que j’avais jusque-là, gardé,  par pudeur,  par devers moi.
En écrivant J’ai  voulu appeler mes camarades à une rétrospective constructive pour permettre aux jeunes, de capitaliser nos expériences et les éviter ainsi  de  commettre les erreurs que nous avons pu commettre dans nos actions  pour construire une société plus juste. 
J’espère faire œuvre  utile, par exemple,  en ouvrant un débat sur cette grève de 1979. En le faisant, Nous allons  soulager bien de camarades de cette époque qui en ont souffert pendant des années.  Jusque-là, ils n’ont eu aucun  réconfort venant  des leaders que nous  étions à  l’époque.  J’en veux pour preuve cet écrit d’Une camarade de l’époque après qui après avoir lu mon livre, m’a envoyé ce  message «Merci pour ce beau témoignage et surtout le courage de briser l’omerta. J’ai perdu deux ans à cause de la grève de 1979 ».

Qu’en est-il du fait que je dise bien volontiers que j’ai été un militant du PCRV.
Dans ce livre, je ne révèle rien sur le PCRV qui ne soit du domaine public.
Même mon ancienne appartenance est du domaine public.
En effet,  cette appartenance,  a été actée par la justice,  qui en 1980,  malgré mes dénégations m’a condamnée pour avoir distribué des tracts du PCRV, et d’avoir par voie de tracts publié de fausses susceptibles de troubler l’ordre public.
Je ne leur apprends donc rien de nouveau. Pour les plus jeunes peut être, une sorte de black-out avait instaurée et personne ne parlait plus de cette affaire.

Oui, J’ai été un militant du PCRV mais  depuis belle lurette, nos chemins ont divergé. Je ne crois plus aux valeurs politiques et sociales que ce parti  défend.
Je ne crois plus  à la lutte des classes et je ne veux  plus de  la dictature du prolétariat.
Moi je crois à l’initiative privée et je crois à la compétition pacifique des partis pour se faire valoir et conquérir le pouvoir politique par la voie électorale.

Mais qu’on s’entende bien sur un autre point, en publiant ce livre,  mon objectif n’est aucunement de mener une lutte ou une croisade contre le PCRV.

L’essentiel du livre est une restitution de mes souvenirs. Certains des événements  remontent à plus de quarante ans. Ils sont restés graver dans ma mémoire car ils m’ont marqué très fort.
Restituer ces événements dans leur intégralité est certainement impossible. Je suis donc conscient que j’ai pu mal interpréter, mal restituer certains des faits. Il est possible que des personnes  dans la salle  ou des lecteurs contestent des faits ou se sentent blessés par des contrevérités.
Je voudrais m’excuser d’avance  auprès de tous ceux à qui j’ai attribué des actes ou des propos inexacts. Je leur demande de me les faire savoir, je les prendrai en compte et ferai insérer un erratum.
Bien entendu ne sont pas concernés mes interprétations des évènements que j’ai vécu. Il certain que pour un même événement, chacun d’entre nous fera une description ou une interprétation  particulières
Comme cas particulier, je voudrais présenter mes excuses au professeur Guissou Pierre. J’ai dit dans le livre qu’il faisait partie des étudiants expulsés du Togo par le régime du Général  Eyadama. Il m’a fait savoir qu’il n’en était rien. Mon erreur provient sans doute du fait qu’il constituait un tandem avec son ami le professeur Adama Lengani.
Dans la présentation de l’UGEV,  une erreur s’est glissée. J’ai dit qu’à l’époque, l’UGEV était constitué de 9 sections, des camarades m’ont fait observer qu’il y en avait plus que cela. Je voudrais pour cela m’excuser et assurer que cela fera l’objet d’un erratum.


Comme dit, je ne suis pas un littéraire, vous pouvez donc imaginer que cela n’a pas été facile pour moi.
Pour le style, j’ai opté dès le départ d’écrire au passé simple et au présent. Je voulais écrire dans un style de compte rendu. Le lecteur en lisant devrait vivre les événements comme s’il y était.
Je ne sais pas si j’ai réussi. J’attends donc vos réactions
J’ai pris quelques années pour écrire. Comme tenu de mes activités professionnelles, je n’avais pas beaucoup de temps et la concentration nécessaire  en cours d’année scolaire. Ce n’est que pendant les congés de fin de trimestre et les vacances annuelles de deux semaines que je me concentrais sur l’écriture. Avant la reprise, j’arrivais à écrire un bon paquet de chapitres.
A chaque fois que je relisais, des souvenirs me venaient et je me mettais à ajouter des paragraphes. Il y a un an, je me suis rendu compte qu’à ce rythme, je ne finirai jamais ce livre. j’ai décidé d’arrêter et de publier ce que j’avais déjà sous la main. C’est donc dire la version peut toujours s’améliorer.


Ce livre ne relate que des événements de quatre parties de ma  militante. Il y a bien d’autres vies,  telles  que ma vie professionnelle d’enseignants et de chef d’établissement, ma vie de chef d’entreprise, ma vie familiale, etc
il y a encore matière à moudre. J’espère un jour pouvoir partager mes expériences de ces vies avec les plus jeunes.
On verra donc si j’aurai encore la force d’écrire 



samedi 14 juillet 2018

En quête de progrès social


 Tel est le titre du livre que vient de publier Harouna TOGUYENI

Harouna TOGUYENI né le 22 Mars 1955 à Bobo-
Dioulasso, est marié et père de trois enfants. Il
fréquente le lycée Philippe Zinda Kaboré où il
obtient le Baccalauréat série C, en 1975. Il
s’inscrit d’abord à l’Université de Ouagadougou,
puis à l’université d’Abidjan où il obtient un
master en Sciences physiques. Professeur de
Sciences physiques, Il est fondateur de plusieurs
écoles privées dont le Cours Privé Marie Curie
et l’Ecole Supérieure Polytechnique Excelle à
Ouagadougou. Il est Président d’honneur de
l’association des fondateurs, porte-parole du patronat burkinabè et élu
consulaire à la chambre de commerce,


RESUME L’auteur, avec une sincérité touchante, retrace dans ce livre les
espoirs, les réussites mais aussi les épreuves difficiles, qu’il a traversées au
cours de sa vie militante, dans les organisations syndicales mais aussi dans
les partis politiques. Exclu définitivement de l’Université de
Ouagadougou, en sa qualité de leader du mouvement étudiant, qui a
participé activement à la grève-boycott de juin 1979, Il sera d’office
affecté au CEG de Dori. Dans la nuit du 30 avril 1980, il est accusé d’avoir
ventilé les tracts du Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque, PCRV. IL sera arrêté et transférer à OUAGADOUGOU. Après quelques jours passés au camp CRS, il sera embastillé à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. MACO






dimanche 10 septembre 2017

Classement 2017 des universités et instituts privés et du Burkina

Le ministère des enseignements supérieurs du Burkina vient de publier un classement des universités et instituts privés du Burkina en fonction de leur qualité. C'est dans la presse que nous avons pris connaissance des résultats de l'évaluation qui a été faite de nos prestations et de notre classement. Nous avons été surpris et interloqué  par cette publication et par ce classement pour les raisons suivantes. 1- Nous n’avons pas jamais été informé qu’un processus d’évaluation était en cours. Nous avons bien reçu une équipe du ministère au mois de février 2017, dans le cadre d’un contrôle de routine nous a-t-elle dit. 2- Nous sommes à notre première année de fonctionnement, L’exécution des programmes et l’organisation des examens n’étaient pas encore achevées à leur passage. La question que l’on peut se poser est de savoir sur quoi à porter l’évaluation, car si ces deux éléments fondamentaux n’ont pas été évalués, peut on alors qualifier notre enseignement « d’assez bonne qualité ». 3- les résultats de cette évaluation ne nous ont pas été communiqués. Nous ne savons donc pas quelles sont les insuffisances que l’équipe d’évaluation a constatés dans notre établissement. Comment donc pouvons nous améliorer notre offre de formation si on ne nous communique pas les constats. Au delà du sensationnel de la publication dans les journaux, nous croyons que les objectifs du ministère devraient être l’amélioration de la qualité de l'enseignement dans les établissements supérieurs privés. 4- Il ne nous a pas été communiqué non plus, les critères d'évaluation et de notation. Je pense qu’il est exceptionnel et même archaïque de noter une personne ou une institution sans lui avoir auparavant communiqué au minimum les règles et critères de notation. La bonne gouvernance exige même que la note soit communiquée à l’intéressé ou à l'institution en lui donnant la possibilité de la contester ou d’introduire une demande d’annulation. La proclamation officielle des résultats ne peut se faire que si tous les voies de recours sont épuisées. A titre d’exemple lors d’un contrôle d’un service de l’Etat, par les inspecteurs, les résultats du contrôle sont portés à la connaissance des intéressés. Les résultats ne sont publiés ou transmis à l’autorité supérieure que lorsque le mis en cause a épuisé tous les voies de recours. L’équipe d’évaluation est composée d'hommes, il est clair qu'ils peuvent se tromper. Un recours donc permet de rectifier. Cela dit, je trouve normal, que le gouvernement évalue régulièrement les établissements et institutions d'enseignement privé et même public et informe objectivement les étudiants et les parents d'étudiants sur la qualité de l'enseignement dispensé afin de les guider dans leur choix de demande d’inscription. Ce que je remets en cause ce sont les procédures adoptées dans le cadre de cette évaluation. J’estime que la publication du résultat de ces évaluations et appréciations doit suivre une procédure acceptée par les acteurs. Il est impératif que Les critères d'évaluation et les notations fassent l’objet d’échanges entre ces établissements ou leurs représentants avec le ministère afin de recueillir leurs avis et suggestions. Il est prouvé qu’on obtient moins de contestation et on obtient plus facilement de bons résultats lorsque les acteurs ont parfaitement bien compris les objectifs et finalités d’une action. A défaut de respecter cette règle de transparence, on ne peut pas empêcher toute personne de mettre en doute la crédibilité des résultats de l'évaluation. Déjà certains pointent du doigt des établissements connus pour leur mauvaise qualité et qui paradoxalement se trouvent au premiers rangs.  Les enjeux sont forts importants, des sommes importantes ont été engagées pour offrir des infrastructures convenables aux étudiants. Un nombre important de salariés vivent de cela et enfin les établissements privés sont aujourd’hui une opportunité forte pour le Burkina. Il ne faut pas se voiler la face, les résultats de ces évaluations peuvent ne pas être objectifs et peuvent avoir été biaisés par des personnes ayant des motivations inavouables. Les expériences que nous avons, montrent que les acteurs du système ne sont pas animés par les mêmes motivations. Il est donc du devoir des autorités de prendre toutes les précautions pour garantir la transparence et la sincérité de ces évaluations pour éviter que des influences malsaines n’entachent ces résultats. A défaut de cette transparence et cette rigueur, le ministère peut contribuer à la mise à mort des établissements d’enseignement de bonne qualité par la publication d'évaluation corrompues, en dissuadant les étudiants de s’y inscrire. D'autres remarques peuvent encore être faites Je pense qu'il faut dénoncer cette évaluation qui n'est pas juste et sincère. Le Bureau de l'UNEEPL doit s'y investir car c'est notre rôle fondamental de protéger les établissements privés